rétrospective Mapplethorpe et confrontation avec Rodin

 

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rétrospective Robert Mapplethorpe > au Grand Palais jusqu’au 13 juillet
et
confrontation avec Rodin > Musée Rodin jusqu’au 21 septembre 2014

 

une confrontation de deux géants : Robert Mapplethorpe et Auguste Rodin, en deux expositions sur l’esthétisme sans barrière ni fontière :

> le Grand Palais montre tous les aspects de la production de Robert Mapplethorpe, comme le rayonnement en couleurs de ses portraits de fleurs, compositions minimalistes sublimes, et ses curieuses évocations catholiques !

> le Musée Rodin s’est risqué à comparer les deux maîtres, par une volonté intelligente de faire progresser notre façon de regarder, car à priori rien ne dit que ces artistes soient concertants

 

 

belle scénographie au Musée Rodin montrant les
différents thèmes couverts par Mapplethorpe :
Grapes, 1985 / Jack Walls, 1983 / Ruth, 1981 / Poinsettias, 1978
 

 

la rétrospective du Grand Palais

Robert Mapplethorpe est obsédé par la quête esthétique de la perfection, dans la tradition des peintres et surtout des sculpteurs classiques : "Lisa Lyon (son modèle) me rappelle ceux de Michel-Ange qui a sculpté des femmes musclées" disait-il, emprunt de la culture de la Renaissance italienne. "Dans un autre temps j’aurais été sculpteur" et : "la photo est la meilleure manière de faire de la sculpture".
Techniquement aussi il s’en inspire : "la forme donne un rendu magnifique sur les corps noirs ; ils sont semblables à des bronzes" ; visuellement, ses modèles vivants semblent figés dans la pierre

   

> la photographie permet à Mapplethorpe d’aller plus loin dans l’expression, ainsi sa préférence pour le noir et blanc évoque le combat de la lumière et des ténèbres, du mal et de la tentation, ce qui ressort bien de ses oeuvres
> on admire sur certaines photographie le rendu et la couleur veloutée de la peau qui évoquent la douceur du marbre

 

Mapplethorpe se représentait volontiers en diable ou ange de la mort,
ce qui nécessite une bonne maîtrise de la lumière :
cet Autoportrait de 1988 fait l’affiche du Grand Palais

Avec tout de même deux nettes différences avec les sculptures grecques, où la tête et le sexe masculin sont proportionnellement à la réalité bien trop petits, par principe esthétique à l’époque, alors que chez Mapplethorpe le dernier est un élément... proéminent, qui intéressera certaines admiratrices(teurs) ; mais ne pas réduire son art à cela, il est surtout le seul l’avoir placé délibérément sur un plan artistique

   

> en réalité Mapplethorpe aura passé sa vie à faire des portraits, dans les trois domaines qu’il cite : "les natures mortes, le sexe et le portrait (de visages)" : "j’ai essayé de juxtaposer une fleur puis une bite, puis un portrait, pour qu’on puisse voir qu’il s’agit de la même chose : ce sont tous des portraits" expliquait-t-il

 

 

ce portrait de mains est typique de la composition
soignée et de la pureté de plusieurs de ses oeuvres ;
elle a aussi une portée un peu symbolique… :
les Mains de Jennifer Jakobson, 1981

 

Mapplethorpe contre Rodin

voici deux hommes que tout oppose : des techniques dissemblables, des époques et lieux différents ; tous deux appréhendent le corps humain et en font le sujet presque unique. Mais là s’arrête la comparaison, car Robert Mapplethorpe est à la recherche de la forme parfaite et figée et Auguste Rodin cherche à saisir le mouvement :

> "quand Robert prenait des photos, il ne vous voyait plus comme une personne mais comme un objet d’art" disait David Croland, ceci dans une minutieuse mise en scène qui ne laisse rien au hasard : sans aucune improvisation, Mapplethorpe pratique un art de la composition

 

une étude de drapé à comparer à celles de Rodin
qui enveloppait certaines sculptures de vrais
draps enduits de plâtre ; White gauze, 1984
 

 

> à l’opposé, Rodin demande à ses modèles de déambuler librement pour saisir au vol des attitudes qu’il esquisse sur le papier : ce sont leurs mouvements qu’il cherche à exprimer ; il semble même que certaines poses tournaient à... la performance !

 

la comparaison est aisée par ces oeuvres de composition hyper
classique et séparées par un siècle, mais tous les éléments
esthétiques et techniques sont là : Mapplethorpe, Michael Reed, 1987 ;
Rodin, Homme qui marche, vers 1899 ; affiche au Musée Rodin
 

 

La quête esthétique les réunit, mais aussi le sexe : si l’un est attiré par les hommes et l’autre par les femmes, tous deux en sont obsédés ; dans leurs oeuvres respectives sur ce sujet, les corps sans visage concentrent l’attention sur les sexes, soit par des plans (Mapplethorpe) soit par les positions du modèle (Rodin) :

> Mapplethorpe n’a cessé de photographier des sexes d’hommes (présents dans les deux expositions)
> Rodin n’a cessé de dessiner et sculpter des sexes de femme

 

une confrontation assez raide
mise en scène au Musée Rodin
Rodin, Nu en athlète, 1896, bronze
Mapplethorpe, Cock, 1982
 

La subtilité des épidermes et le jeu de drapés les intéressent tous deux, mais si Mapplethorpe est fasciné par la perfection, Rodin ne renie pas les imperfections qui animent le modelé du corps et de la peau, et aussi le désordre des draps.

 

 

 

plus d’infos :

> la rétrospective au Grand Palais
> la confrontation au Musée Rodin
> la Fondation Mapplethorpe
> un point de vue à l’opposé
> la vidéo sur newsarttoday.tv, la chaine de l’art contemporain
> le livre

 

 



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