tapez un ou deux mots :

où trouver les "jeunes artistes" ?

 

les pépinières d’artistes :

voici des lieux ouverts dans le Grand Paris où vous pouvez découvrir des "jeunes artistes" ;
une liste non exhaustive mais qui permet de répondre partiellement à cette question : où puis-je découvrir ces jeunes sans frapper aux portes fermées ou zigzaguer d’atelier en atelier ?
Dans cette page :
 
  • qu’est-ce qu’un(e) "jeune artiste" ?
  • où découvrir de "jeunes artistes" à Paris ?
    - Beaux-Arts de Paris
    - le Salon de Montrouge
    - le 6b à Saint-Denis
    - les Ateliers de Paris
    - le 100, à Paris
    - la Fondation Ricard
    - la Fondation Francès
    - le Palais de Tokyo

 

 

Pierre Aghaikian, Burn-the-Witch, 2019 (extrait)
(courtoisie Galerie Gounod) / clic=toute l’oeuvre 

notre dernier jeunes artistes coups de coeur :

> Isabelle Gounod découvre activement des jeunes artistes talentueux, qu’elle épaule ensuite
> sa dernière découverte est Pierre Aghaikian, juste sorti des Beaux-Arts, qui vous envoie en pleine figure d’immenses toiles très énergiques
> "ma peinture est pour moi un match de boxe au Cesar Palace" dit-il... il est vrai qu’à la vue d’un de ses tableaux vous vous trouvez dans un univers chaotique assez peu compréhensible, ressentant bien qu’il y a ici un potentiel intéressant ; à suivre
> à voir jusqu’au 24 septembre 2019 à la Galerie Gounod

Pierre Aghaikian artiste

  > accueil d’Almanart > des lieux d’art inattendus

focus : jeunes artistes plasticiens émergents, artistes débutants, diplômés beaux-arts / images courtoisie les artistes / clic=zoom

 

 

qu’est-ce qu’un(e) "jeune artiste" ?

 
c’est un(e) artiste plasticien qui, indépendemment de son âge, est soit en fin de formation soit en début de carrière et cherche à émerger sur la scène artistique publique en tant qu’artiste professionnel.
A peine dans le circuit visible il cherche à montrer son travail à une galerie, un centre d’art, une foire, pour démarrer sa vie active autonome ; s’il expose déjà dans quelque association et centre culturel, généralement en collectif, il souhaite s’élever et montrer son travail en galerie et en solo.

  Ceux qui viennent d’être connus, restent fragiles : pas plus qu’être une start-up reconnue n’entraîne de devenir une licorne : il faut que les collectionneurs suivent, la vraie reconnaissance est celle du marché   (Georges Brassens, poète) :
"trompettes de la renommée, vous êtes bien mal embouchées !"

 

 

où découvrir de "jeunes artistes" à Paris ?


le Grand Paris fourmille d’ateliers-incubateurs, d’associations et lieux de résidence groupant des artistes, aussi bien intra-muros (comme Les Frigos dans le 13ème) qu’en périphérie proche notamment à 94-Ivry (La Fabrique, Le Lavoir), ou 93-Montreuil (Le 37bis) ou les nomades Ateliers Icade, ou encore Plateforme dans le 20ème ; mais peu ont une politique dynamique d’exposition de ses membres, elles se contentent de journées "portes ouvertes" une fois par an ou de trop courts vernissages ; aller les voir n’est pas aisé ;
du fait (heureux) de la porosité des métiers, on voit de plus en plus de plasticiens venant des écoles de design, comme l’Ecole de Arts Décoratifs (ENSAD) ; elles seront intégrées à cette liste prochainement.

 

  pour rencontrer de jeunes artistes, outre courir les portes ouvertes, il faut vous tourner vers les rares institutions qui font une promotion réellement visible de ces artistes émergents ; il y a en a moins de dix à notre connaissance   > faites-nous connaître d’autres lieux promotionnels actifs et facilement abordables

 

 

 

 

> les juste-sortants des Beaux-Arts de Paris

 
la célèbre Ecole des Beaux-Arts de Paris (ENSBA) est peu performante en promotion post-cursus (voyez ce que fait l’ECAL de Lausanne pour promouvoir ses élèves...), étant jusque-là un cercle fermé genre Education Nationale hors des réalités de la vie ; mais elle est en transformation et rénovation depuis son bi-centenaire en 2017 ; bien qu’elle communique encore très mal, elle aide ses élèves de deux manières :

> trois jours Ateliers Ouverts, comme le font toutes les écoles d’art et de design ; vous êtes libres de fureter dans les ateliers de la rue Bonaparte, où des élèves encore en cursus vous montrent leurs travaux ; vous pouvez les rencontrer ainsi que leurs professeurs ; c’est intéressant, il y a toujours de bonnes surprises :
 - Ateliers Ouverts rue Bonaparte et Ateliers Ouverts à Saint -Ouen (grande annexe technique aux B-A, au sein des Puces)
 - fin juin pour 2-3 jours

étonnant : les BA ont aussi un atelier de fresques, à l’ancienne ;
on y apprend notamment les apprêts, base du genre ;
mais les motifs qui y sont appliqués sont tout aussi des répliques
classiques que des thèmes très actuels : voir clic=zoom
 

> Felicità, la grande exposition des diplômés avec mention de la promotion n-1, dans le rénové Palais des Beaux-Arts, fin juin : une quantité d’installations pour la plupart ridicules, grotesques, proche de la décharge, techniquement bâclées : intolérable... trop de conceptuel, spécialité des Beaux-Arts français ; mais certains élèves sont très prometteurs :

 - en 2018 au quai Malaquais souvent de bonnes surprises (mais sous la Grande Verrière -extension de l’exposition pour les grandes installations- c’est l’horreur, inutile de vous y déplacer...) ; nous avons beaucoup aimé (3 avis) :

Juila Haumont artiste

Jean Claracq artiste

César Bardoux artiste

 
Juila Haumont, qui a mérité les félicitations du jury, a partagé sa formation entre couture et art ; les deux sont réunies dans cette touchante scène / clic=zoom
 
Jean Claracq, lauréat du Prix de Peinture Roger Bataille, vous fait entrer dans le peau de ce adolescent nostalgique avec une belle simplicité / clic=zoom
 
César Bardoux qui a déjà quelques belles expositions derrière lui, tranche par sa maturité ; entre abtraction et conceptuel : Aquaghost, Synthèse, Symbiose... sont les titres de ses oeuvres / clic=zoom

- et en 2017 nous avions (2 avis) particulièrement apprécié :

Alexandre Lenoir artiste

Alexandre Sebag artiste

Lucile Kessil artiste

 
Alexandre Lenoir a passé des mois à minutieusement peindre, coller, gratter cette immense toile, qui fait dyptique avec -en face- une autre au contraire créée en quelques heures de manière gestuelle : la confrontation est dans la méthode / clic=zoom
 
Alexandre Sebag (pas de site) a aligné sur un mur de plusieurs mètres, comme une composition musicale, de minuscules oeuvres en papiers blancs : une recherche du type éditoriale sur le support et l’oeuvre, qui oblige aussi le spectateur "de ralentir son regard" / clic=zoom
 
Lucile Kessil (Senechal-Parfait) expose un mur de tableaux humanistes et un grand trompe-l’oeil, d’une technique parfaite : on y voit l’apport de l’Atelier François Boisrond ; elle se réfère à l’Histoire et considère un tableau comme un "arrêt sur image", la peinture "laissant place à la symbolique et à la subjectivité" / clic=zoom

 

 > MacParis, découvreur de jeunes artistes !

 

le Salon d’art qui vous a présenté près de 100 artistes en direct : MacParis se tient au Bastille Design Center 2 fois par an
l’Association Mac2000 est un dénicheur de talents mettant en lumière les créateurs de notre temps

 

 

> le Salon de Montrouge, booster d’artistes

 
ce Salon soixantenaire et jusqu’alors incontournable, fruit des efforts de la Mairie de 92-Montrouge, se tient en mai au Beffroi à côté du métro Montrouge, à 300m de la Porte d’Orléans ;

Ange Leccia

Rosanna Lefeuvre, Le-Pinceau, 2018,
impression-sur-tissu-Jacquard
(courtoisie l’artiste) / clic=zoom

 

Rosanna Lefeuvre a su traduire charnellement la sensualité du corps de la femme par des impressions à chaud sur un tissage Jacquard, à partir de photographies floutées qu’elle élabore dans des tons doux ; un jeu de dissimulation et de dévoilement subtil

 

sa très forte réputation fait que plus de deux mille dossiers parviennent à un jury composé de personnalités du monde de l’art ; cette grosse machine, dotée de prix et d’une vente aux enchères, fonctionne bien et booste une trentaine d’heureux sélectionnés ;

le Salon de Montrouge promeut les "artistes français" (voir "quelle nationalité pour cet artiste ?") :
tout artiste peut y candidater à condition d’être en début de carrière, ne pas avoir de galerie attitrée, ne pas avoir présenté son travail à un large public et avoir "un lien fort avec la France" (nationalité, résidence, études) ; il n’y a pas de condition d’âge : un canevas qui correspond exactement à notre définition du "jeune artiste".

Le niveau s’était abaissé pendant quelques années par trop d’installations farfelues, trop de théorie, trop de conceptuel invendable (salut les futurs chômeurs)...
mais renaissance en 2019 : cette belle édition voit une amélioration remarquée avec des artistes qui s’approprient leur monde et ne font pas que le critiquer : reportage ici

 

 

> le 6b à Saint-Denis

 
appellé Le 6b en raison de son adresse proche de la gare RER D Saint-Denis, que ce grand HLM des années 70 ne vous décourage pas : entrez, c’est ouvert tous les après-midi de semaine lors des expositions qui se succèdent ; c’est un lieu de création et de diffusion essentiellement d’art plastique, une résidence autogérée de plusieurs dizaines d’artistes ; les propositions lors des expositions sont souvent intéressantes et novatrices, par exemple en fin 2016 :

dans cette nappe qui se répand sur le sol, Marion Richomme oppose les textures du nuage de Tchernobyl à la délicatesse de cette interpétation en matériaux nobles : faience et émail, comme si la terreur pouvait être belle

 

 

Marion Richomme
Tchernobyl-Abondance,286x172,
faience-oxyde-fer-email-terre, 2016
  Mathilde Chénin
cet immense et superbe fresque d’Emilie Sévère ressemblerait à un paysage abstrait, ce qu’elle nie ; ce serait plutôt des paysages mystiques, un peu comme ceux que vous voyez sur les plafonds de la Sixtine mais sans les protagonistes ; ces volutes ont en effet un souffle, une dynamique exceptionnelle

 

 

Emilie Sévère, Topos, 2016, 200x720
  Valentina Canseco

 

 
> les Ateliers de Paris

les Ateliers de Paris qui dépendent de la Ville de Paris, est un incubateur et formateur dédié aux métiers d’art, design et mode, situés au 30 r du Faubourg Saint Antoine ; il dispose au rez-de-chaussée d’un espace d’exposition utilisé toute l’année (entrée libre) pour montrer ses jeunes artistes, designers et artisans ; on y fait de réelles découvertes ;

   

l’espace est petit, mais c’est un des seuls moyen de découvrir des designers toute l’année

> par exemple tout juillet 2017 est consacré aux étudiants du Master expérimental Design : création, projet, transdisciplinarité, des Écoles supérieures d’arts appliqués Boulle, Duperré, Estienne et Ensaama ; pas moins !

 

une proposition faite en 2016 :
Sophie Gallardo, secrétaire en écorce de bouleau incrusté de mineaux, 2015

 

 

> le 100, à Paris

 le 100ecs, au 100 rue de Charenton entre Bastille et Nation, est un "espace de fabrication" en art plastique, art vivant, design, couture, impression 3D et 2D ; des ateliers d’artiste sur plusieurs étages ; il a été redesigné l’été 2017 ;
le rez-de-chaussée comporte un vaste espace d’exposition (et aussi une petite scène), qui n’est pas réservé à ses membres mais fonctionne sur projets ; la journée il sert d’espace de co-working mais les soirées et week-end sont ouvertes au public qui accède gratuitement aux expositions

> le 100 accueille tous types d’artistes plasticiens,
ici le photographe Guillaume Bounaud

 

 

Guillaume Bounaud, Window, série Women
(courtoisie l’artiste)
  Guillaume Bounaud photo

 
> la Fondation Ricard

juste derrière la Concorde, la Fondation d’entreprise Ricard est depuis vingt ans un tremplin pour les jeunes artistes qu’elle présente dans son espace ; elle délivre un prix décerné par un jury de collectionneurs et personalités d’art, achète l’oeuvre et l’offre au Centre Pompidou ; elle organise aussi des conférences et des rencontres artistes-curateurs-public ;
expositions variables en genre et qualité, parfois minimalistes jusqu’au dérisoire, parfois passionnantes ; bémol : les artistes, bien que d’avant-garde, ont déjà un cursus connu, établis depuis une dizaine d’années ;

   

ainsi fréquenter la Fondation vous donne une vue assez juste de l’art plastique actuel, du meilleur au pire, mais peu de jeunes découvertes ; entrée gratuite ;
c’est plutôt une précieuse contribution qui donne aux artistes émergés un tremplin vers le monde des musées et grands centres ; c’est aussi un lieu d’échange et de convivialité, avec un côté un peu bobo, avec effluves du savoureux pastis Ricard

 

vue générale de l’exposition dédiée
à Laurent Montaron fin 2016

 

 
> la Fondation Francès

à 60-Senlis à 45 km au nord de Paris, la Fondation Francès a constitué un fonds de près de 600 œuvres d’art actuel et fait un travail pédagogique autour de ses expositions ; celles-ci sont longues et tournent peu, les artistes sont plus émergés et connus (pas forcément en France) qu’émergents, mais toujours d’excellente qualité ; la ligne conductrice est l’engagement de ces artistes, que ce soit politique, écologique ou sociétal ; entrée payante

> par exemple montré toute l’année 2016, Mircea Cantor (prix Marcel Duchamp 2011) est dejà célèbre ; ainsi fréquenter la Fondation Francès vous donne une vue ponctuelle sur le meilleur de l’art actuel avec, outre les déjà-célèbres, de belles découvertes...
agrémentées d’une promenade dans une belle région (les expositions sont ouvertes le samedi)

voir notre reportage

 

Mircea Cantor, série Maternitas,
2016, encre, 42x30
(courtoisie Fondation Francès)
 

> le Palais de Tokyo

injuste de ne pas le mentioner ici car c’est "le" musée de Paris sur l’avant-garde plastique internationale ; s’il fait travailler des artistes dejà connus du monde l’art, il dédie ses Modules (petites galeries autonomes au sein des locaux) à des artistes émergents internationaux de bon potentiel d’évolution : qualité variable, on est dans l’expérimental ; à découvrir lors d’une grande exposition car les Modules ne sont pas montrés sur son site.

 

> faites-nous connaître d’autres lieux actifs et facilement accessibles 

 

 

 



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qui a inventé l’art abstrait ?

la rétrospective Hartung le présente comme un précurseur ;

mais dix ans plus tôt d’autres avaient investi le domaine révolutionnaire de l’art abstrait,
ce que vous montrent et illustrent ici Les Atamanes, historiennes de l’art

 ? qui sont les Atamanes ?

 


 

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