tapez un ou deux mots :

sachez marier vos oeuvres et votre environnement

 

 

l’oeuvre d’art a besoin d’un écrin

lorsqu’ils préparent une exposition, les galeristes comme les curateurs des institutions étudient avec attention l’emplacement respectif des oeuvres : leur disposition dans la topographie des lieux, la couleur du fond d’accrochage (quitte à repeindre), la façon dont les oeuvres se répondent entre elles… sont des éléments importants de réussite ;
pourquoi n’en serait-ce pas de même chez vous ? devenez scénographe !
Dans cette page :

 

 

 

 

 

Judith Nelson, Keel, 2018, 76x38x8
papier-teinte-varech-algue-gel
(courtoisie Gal.Arnaud Lefebvre)
clic=zoom

l’environnement illustré par une exposition :

> il s’agit ici d’oeuvres faites avec des matériaux de leur environnement, la nature ; beaucoup d’artistes évoquent cet environnement mais peu agissent avec, ce que fait admirablement Judith Nelson
> en témoignent ses ingrédients : papier fait main teinté de poussière rouge, varech et rameau de peuplier, l’ensemble fixé au gel acrylique ; de sorte que ces sculptures évoquent au premier regard "des objets échoués ou extraits de terre", mais à l’analyse sont bien plus sophistiqués : on se doute bien qu’ils ont été longuement structurés, façonnés à partir de ces éléments perdus mais recueillis au gré de ses promenades ; d’ailleurs Judith Nelson dit bien que c’est "l’acte de faire qui est fondamental"
> à voir jusqu’au 19 janvier 2019 à la Galerie Arnaud Lefebvre

 affiche Albert Brenet
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focus : oeuvre d’art, tableau et environnement, milieu, entourage ; accrochage tableau, décoration et scénographie

 

 

l’oeuvre d’art et son environnement

 
voilà, votre dernière belle acquisition est déballée, par terre ou adossée au mur, et attend son emplacement pour y vivre un bon moment en votre compagnie ; au fait, savez-vous exactement où la mettre ? bien sûr une telle question se pose pour les oeuvres d’une bonne dimension et d’un certain coût mais à ce niveau, l’art et son voisinage doivent constituer un beau mariage, et non un arrangement à l’amiable.

Si vous avez eu un coup de coeur pour une oeuvre et qu’ensuite vous ne savez pas où la mettre parce que son environnement ne la valorise pas, c’est la catastrophe… un cas inhabituel mais qui arrive si vous n’avez pas visualisé l’endroit où elle sera accueillie ; plutôt que regretter votre achat, arrangez son environnement, trouver un intercesseur entre les parties ;

car il est faux qu’une oeuvre d’art soit indépendante de son milieu, qu’elle vive par elle-même comme pourrait l’affirmer un astucieux vendeur : en réalité nous n’avons pas la faculté de nous concentrer spontanément sur la seule oeuvre, isolée du reste, en tous cas pas au premier coup d’oeil ; et notre environnement intérieur est rarement un "white cube" dépersonnalisé

> en 2015 la Galerie Kréo fit un mariage
très réussi d’oeuvres et de design :

 

Penk, Glaichgutligkeit1, 1983 /
Hella Jongerius, Swatch-table, 2015 /
Marc Newson, Embryo-chair, 2015
(courtoisie Galerie Kréo) / clic=zoom)
  Galerie Kréo Paris

Comment donc la mettre en valeur sans annihiler l’oeuvre d’à côté, sans être elle-même dévalorisée par le mur où elle sera accrochée et sans choquer l’équilibre de la pièce ?

 

 

 

et le design ?

l’art contemporain et le design vintage ou actuel font désormais bon ménage, surtout lorsqu’ils sont imaginés dans un esprit de synthèse.

Mieux : l’art actuel peut vivre dans un décor classique ou même ancien ; l’exercice est plus difficile mais l’intégration des deux a été démontrée depuis que les musées (comme cet exemple au Musée Cognacq-Jay) organisent avec bonheur des expositions contemporaines temporaires au sein de leurs expositions permanentes

 

> ce mur dans le vieux Marais de Paris
joue le jeu de motif avec des oeuvres
spécialement acquises pour cet endroit :

en haut, photo peinte de
Pascal Maljette, clic=zoom
 

 

 

 

 

en pratique

 
si des artistes élaborent des oeuvres "in-situ" (créées pour un endroit donné), pour vous c’est juste l’inverse : vous pouvez modifier visuellement l’endroit destiné à une oeuvre sans tout casser, soit en déplaçant d’autres oeuvres ou des meubles, soit en changeant la couleur ou/et la structure du fond, soit en jouant sur l’encadrement pour isoler dans une certaine mesure l’oeuvre de son milieu.

D’abord vous devez respecter les contraintes techniques : une sculpture doit prendre un appui peut-être surélevé, un tableau abstrait nécessite un fond plutôt vierge, une estampe ou une photo protégée par une vitre ne doit pas présenter de reflet, un papier doit souvent être éloigné d’une source de lumière virulente, toute oeuvre à prédominance rouge ne doit pas être exposée au soleil, les pièces fragiles doivent être protégée des coups d’aspirateur et des verres des convives, etc, etc : plus d’infos ici et aussi là

> ces deux photos de Flokje van-Lith sont
proposées séparément ; mais leur parenté
évidente peut parfaitement constituer un
diptyque, on se demande même pourquoi
l’artiste ne l’a pas imposé :

 

Flokje van-Lith, Jewish Girls, 100x75
à Fotofever 2016
(courtoisie RademakersGallery)
clic=zoom
  Flokje van-Lith   Flokje van-Lith

L’éclairage artificiel est primordial ; il permet de valoriser l’oeuvre, de la protéger de la lumière naturelle, de la placer dans une zone sombre ce qui étend les possibilités d’accrochage ; cela suppose bien sûr que cet éclairage reste fréquemment allumé

 

quelque principes de base

> les murs ne doivent pas être trop chargés ; exit les tapisseries à fleu-fleurs où un tableau serait noyé
> les tableaux contemporains peuvent très bien vivre sans cadre, mais dans le cas d’un fond chargé, le cadre peut créer une rupture visuelle bienvenue à condition d’être lui-même assez grand avec des bordures larges (mettre un -bien nommé- passe-partout) et que ce cadre soit lui-même simple, dépourvu des fioritures
> faire une rupture des couleurs, éviter "l’a-peu-près-la-même" pour l’oeuvre et le fond, le "ton sur ton"
> jouer sur la taille : l’oeuvre doit être grande pour se faire une place visible sur un fond chargé ; si elle est petite, lui laisser une place suffisante autour pour qu’elle respire
> éloignez de l’oeuvre les autres bibelots, photos, fouillis… sinon elle passera aussi pour une chichouille
> si vous disposez d’une grande surface murale au-dessus d’un canapé, il est impossible d’y placer une petite oeuvre : rikiki, elle sera dévalorisée par le poids visuel du meuble ; deux solutions :
- soit y mettre impérativement une grande oeuvre horizontale (ce qui réduit votre choix d’oeuvre)
- soit pour marquer l’horizontalité, y mettre un diptyque, un vrai d’origine ou un que vous constituez vous-même avec deux oeuvres qui se répondent particulièrement bien
> si vous disposez d’un grand mur nu, vous pouvez y composer un ensemble de tableaux sur un thème cohérent, voire une mosaïque de petits tableaux dans un format cohérent.

Ce difficile exercice est, comme tout mariage, délicat à réussir ; mais c’est une partie du plaisir de l’amateur d’art !

 

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