tapez un ou deux mots :

les métavers sont aussi artistiques !

 

les métavers artistiques

les métavers envahissent le monde industriel ; mais le concept, qui vient de jeux en lignes souvent très artistiques, intéressent au plus haut point le monde de l’art : artistes et musées, certes, mais surtout les marchands !
Dans cette page :

 

 

 

 

Refik Anadol
installation numérique, 2021
(courtosie l’artiste) clic=zoom

les métavers de l’art illustrés par l’actualité :

 > ci-dessous des avatars admirent l’installation immersive de Refik Anadol, présentée dans le métavers Machine Hallucinations Space en 2021 à Hong-Kong
> il s’agit en fait d’un métavers fermé et spécifique, que vous ne pouvez encore explorer en ligne de manière banale, comme vous le faites avec les sites web actuels de notre web 2.0 ; cela viendra avec le "web 3.0" qui se développe

 Refik Anadol

> accueil d’Almanart > le design artistique

focus :l es métavers artistiques et les metavers d’art ; acheter de l’art numérique NFT sur blockchains

 

métavers ?

contraction de méta-univers, "métavers" évoque des mondes artificiels accessibles sur internet, des espaces 3D partagés et interactifs ouverts à tous, où se déroule une vie virtuelle à laquelle vous pouvez participer
   
Vous pouvez vous y "promener" (par exemple chez l’artiste Elyx), y faire des "rencontres", modifier l’environnement, y balader votre avatar (votre jumeau artificiel) créé et habillé par vous et qui "vit" dans cet univers fictif et peut faire des achats pour vous ; vous le pilotez depuis votre ordinateur, mobile, casque, lunettes... avec écran, micro, caméra voire capteurs (par exemple pour faire du sport...)

< le Musée de l’Hermitage de Saint Petersbourg a mis une exposition sur un métavers accessible sur place par des QR codes (cliquez sur le code ouvre le métavers sur votre mobile)

 

 

pour quoi faire ?

des jeux numériques interactifs (ils ont popularisé ces techniques), de la formation (manipuler une machine outil dans son contexte simulé, dit "double virtuel") de la modélisation (recherche médicale...), parcourir une galerie d’art virtuelle et cliquer sur des oeuvres pour les acheter, "accrocher" un tableau à vendre dans votre living virtuel scanné par votre mobile et reconstitué... et bien sûr faire de la création artistique : musique, art plastique numérique, divertissement...

> une galerie peut être réelle
et avoir son double en ligne :

(courtoisie Novo Gallery) / clic=zoom
 

sous le capot

aujourd’hui "métavers" n’est qu’un terme-valise qui rassemble des techniques indépendantes peu capables de communiquer entre elles :

   

la réalité virtuelle hors ligne : un casque vous isole de la "réalité réelle", sans internet

 

< par exemple la Cité de l’Architecture a reconstitué le jumeau virtuel de la grotte de Lascaux, par un procédé encore lourd : un casque sur la tête, un ordinateur sur le dos, des caméras de positionnement réparties dans la salle ; ici des visiteurs "rampent" dans un couloir de la grotte virtuelle

 

(courtoisie Cité de l’Architecture)
clic=zoom
   

la réalité virtuelle en ligne : vous entrez dans une galerie d’art virtuelle reconstituée à partir de la vraie

 

< c’est un mode de visualisation de plus en plus répandu dans les galeries et musées d’art, comme cette Viewing Room de la Galerie Marcilhac élaborée par Matterport ; vous vous déplacez dans les locaux avec la souris et cliquez sur les ronds bleus pour ouvrir une fenêtre sur l’oeuvre, ce qui vous permet de l’acheter

 

(courtoisie Galerie Marcilhac)
clic=zoom

 
la réalité augmentée : dans la salle du château que vous visitez en vrai, des personnages virtuels en tenue s’y promènent, guidés par votre mobile (exemple l’artiste Orlan)

les hologrammes, qui sont des projections laser 3D (exemple l’artiste Pierrick Sorin)

les différents logiciels interactifs ou génératifs (exemple l’artiste Miguel Chevalier)

les "plateformes" : ensemble des systèmes serveurs informatiques, équivalents des sites internet actuels, qui supportent les métavers (on parle de "web 3.0") ;

   

Les plateformes utilisent souvent les techniques NFT* et bases de données blockchains* pour certifier et sécuriser les objets enregistrés (avatars, oeuvres, documents...), ce qui permet de les tracer et de les vendre en payant en crypto-monnaie.
Pour qu’elles fonctionnent ensemble, il faudra normaliser toutes ces techniques, comme cela a été fait pour que vos sites web soient accessibles depuis Windows, Apple ou Androïd, (sinon il vous aurait fallu faire 3 versions !)

 

< Mark Zuckerberg présente son double dans
le métavers Facebook Meta

clic=zoom

 

 

 * explications :

 

blockchains
(chaîne de blocks)

Lorsque vous faites une transaction en ligne (argent, contrat, document...), normalement vous passez par un certificateur (banque, administration...), ce qui a un coût et prend du temps ; pas si vous utilisez une blockchain (qui est un réseau public ou privé) où vous et votre correspondant communiquez directement (de "paire-à-paire") car votre transaction peut être vérifiée par tous ceux inscrits sur ce réseau ; de plus l’enregistrement est crypté et réparti sur plusieurs ordinateurs ; ainsi la sécurité est maximum. Inconvénient : la consommation informatique énorme (car beaucoup de monde vérifie les enregistrements).

 

On dit "blockchain" car cette base de données est formée de blocs chaînés et répartis ; aucune possibilité de modification interne ni du chaînage ; chaque bloc est daté, de sorte qu’ils peuvent servir à tracer des transactions anciennes certifiées, comme le ferait un registre bien gardé.
Les principaux réseaux actuels sont répartis sur environ 5000 ordinateurs (des "noeuds") répartis dans le monde

 

< vue du réseau blockchain Bitcoin ; les points sont les ordinateurs du réseau, ceux en gras sont actifs et les traits sont les transactions en cours ; le voici en action réelle (clic)

 

 

 

NFT
Non-Fungible Token
(jeton non fongible)

Lors de votre transaction, la blockchain vous procure un certificat de propriété unique, un ticket appelé NFT, lui aussi enregistré et que vous pouvez appeler par un code personnel (si vous l’égarez, vous perdez toute possibilté d’accès : pas de "mot de passe oublié" !) ; il a une valeur commerciale
voir aussi ici

 

 

le bel avenir des métavers

 
la plupart de ces univers virtuels artistiques sont encore primitifs, en comparaison des domaines professionnels (simulateurs de vol...) ; car les métavers demandent d’énormes ressources : 5G, cartes graphiques puissantes, écrans très haute définition, serveurs à grosse capacité, logiciels de création complexes... alors seuls les amateurs et artistes équipés et pointus y opèrent actuellement.

On attend aussi un marché d’objets virtuels (avatars, vêtements, accessoires, règles de comportement...) standardisés et un peu plus réalistes, car certains métavers précurseurs ressemblent aux jeux des années 80, genre Super Mario !
Autre handicap : l’instabilité financière des crypto-monnaies qui alimente cette industrie ; elles sont d’ailleurs interdites en Chine et seront probablement un jour régulées en Occident.

> le métavers jeune et ludique
de Nikeland par Roblox

clic=zoom
 

 
Mais de belles plateformes métavers commencent à se répandre sur le net, surtout dans les jeux et le luxe : exemples ci-dessous. Cela évoluera comme l’ont fait les vidéos artistiques, rappelez-vous : les premières étaient des narrations courtes inspirées du cinéma, maintenant elles sont bien plus créatives (voir les types de vidéos)

 

 

des métavers très artistiques

 
> les premiers environnements d’une superbe beauté ont été les jeux numériques en ligne, munis d’univers graphiques très sophistiqués développés par des artistes (comme Assassin’s Creed, de 2012 à maintenant) ; mais ce sont des univers fermés spécifiques (par comparaison : comme l’est Canal+ par rapport à la TV publique, il faut s’y abonner et avoir un matériel adéquat)

> en design et fashion, des artistes collaborent avec les marques de luxe pour accompagner la vente (en crypto-monnaie) d’objets virtuels ou réels (comme la blockchain Aura de LVMH) ; les jeux ont induit une "gamification" de la présentation en ligne d’objets de luxe (vêtement, vins, design, art...), d’une manière plus ludique et participative

   

> Chanel tente de vous filmer afin que vous puissiez tester et choisir ses lunettes sur "vous" (sur le site, cliquez sur "essayez", ça ne marche que si une caméra est détectée sur votre ordi ou mobile et c’est laborieux...)

> promenez-vous dans la boutique Gucci et cliquez sur un article ; ici ce sont de réels articles qui sont proposés...

< ... inversément The Fabricant Fashion Digital House ne fabrique et vend que des articles virtuels, donc immettables sauf sur votre avatar, mais cette méthode permet de simuler la tenue de vêtements sur des mannequins virtuels avant d’en faire de vrais

(courtoisie The Fabricant)
clic=zoom

 
> le métavers Crypovoxel propose une cité virtuelle avec commerces et galeries d’art, dont la Galerie Schwab qui propose des expositions hybrides : des oeuvres virtuelles sous forme de NFT payables en Ether (une crypto-monnaie) parallèlement aux oeuvres réelles visibles rue Beaubourg à Paris ; mais si votre ordi n’est pas puissant, la cinématique est très lente... ce n’est qu’un début

> Spatial.io est un développeur de métavers spécialisés dans la culture et les événements artistiques

   

> une Première en France ! la Galerie Charlot (rue Charlot à Paris), spécialisée dans l’art numérique en général, organise début 2022 la 1ère foire NFT virtuelle et physique : Unvirtual NFT Meta Art Fair

 

 

< Eric Vernhes, artiste numérique soutenu par la Galerie Charlot, a créé cet Horizon Négatif en 2019, avec écran, ordinateur, caméra et haut-parleurs

(courtoisie Galerie Charlot)
clic=zoom

 
> le MoCA (Museum of Crypto-Art) constitue (péniblement) depuis 2019 une collection d’œuvres crypto-art (dites "tokénisées") et les expose dans un univers virtuel ; le niveau apparaît assez variable

> les musées d’art s’y mettent : pour améliorer leurs finances, certains vendent des doubles numériques (donc visibles que sur écran à moins que vous ne les imprimiez) de leurs oeuvres conservées ! ainsi en 2021 un avatar du Tondo Doni de Michel-Ange a été vendu par la Galerie des Offices de Florence

 

sachez les risques

vols et fraude

les techniques NFT et blockchain associées aux métavers sont sûres ; mais elles induisent l’idée que les métavers les utilisant le sont tout aussi. C’est faux !

Lorsque vous ouvrez votre espace dans un métavers, un "wallet" vous est proposé : c’est une sorte de portefeuille où vous pouvez stocker votre certificat NFT voire, pour certains, les objets virtuels concernés et, pire, vos coordonnées et mots clés d’accès. Or il existe 4 manières de stocker et manipuler ce wallet, dont la sécurité est très variable (voir ici). La plus facile est d’utiliser directement le web, c’est aussi -évidemment- la moins sûre ; inversement la plus sécurisée est aussi la plus contraignante à manipuler.
Ainsi les vols de NFT et de contenu sont parfois constatés ; fâcheux si c’est votre argent crypto...

On a aussi constaté des vols d’oeuvres d’art : le malfrat copie et numérise une oeuvre sur le marché réel, sans bien sûr demander à l’artiste, et met en vente la copie virtuelle

valeur des oeuvres d’art

actuellement (2022) le marché des "amateurs" d’art virtuels est souvent constitué de jeunes geek ou fans de jeux ou de spéculateurs opportunistes bourrés de liquidité mais peu connaisseurs en art plastique traditionnel ou numérique ;

d’où la prolifération de "valeurs" éloignées du monde artistique : sneakers, figurines, vignettes, avatars d’animaux, décors clinquants, gadgets bombardés "objets d’art", ce qui nuit à la crédibilité d’un art numérique (virtuel ou réel) pourtant souvent intéressant (exemple ci-contre).
Comme le dit Gérald Bronner, sociologue : ce sont "des gens qui vivent dans la même société mais dans des mondes parallèles ; on peut parler de sécession mentale (exemple avec la vaccination)" [Les Echos 12/01/22].

 

> une oeuvre de qualité de Sam Clover
(qui fait aussi des personnages de dessin animé)

Sam Clover, How Romantis, 2021, pièce unique
sur Super Rare payable en crypto Rare
clic=zoom
 

Comme sur les réseaux sociaux, la prolifération et l’effet de mode provoquent un engouement pendémique qui va, un jour ou l’autre, provoquer une belle bulle, dont n’auront profité que les précurseurs, pas les suiveurs ; quant à payer des oeuvres valorisées de façon débile avec une monnaie virtuelle instable...

D’où notre méfiance actuelle du marché de l’art virtuel ; à long-terme ce domaine s’assainira, des ponts s’établiront entre les le monde artistique virtuel et le réel.
Les seuls grands progrès actuels, à nos yeux, sont la certification NFT d’une oeuvre réelle (numérique ou non) et sa capacité à suivre la vie d’une oeuvre (par exemple pour respecter les droits d’auteurs lors de ventes et écarter les faux).

 

achèterez-vous une oeuvre d’art numérique virtuelle ? voir ici !

quels sont ces artistes numériques ? quelques exemples ici

vers un marché virtuel ?

 

 

 > achat-ventes de particulier à particulier

 

> Almanart annonce des oeuvres, pièces de design ou décoration, à vendre de gré à gré directement sans intermédiaire

> vous êtes vendeur ? vous êtes acheteur ou curieux ?

 

 



annonces art et design à vendre
 

 

annonces d'événements :


 

une Première : une foire d’art métavers

l’événement à ne pas manquer début 2022 à Paris !

Unvirtual NFT Meta Art Fair à Paris
du 5 au 8 Février 2022 à Paris

découvrez l’art digital (vidéos, génératif...), l’art immersif, la "digital design & fashion", l’art sonore digital

 


 

la fête de la photo revient !

du 13 au 13 février
au très beau Bastille Design Center
 

la seule grande foire de photographie contemporaine revient dans une nouvelle formule

 


 

la cote d’un artiste : un point de vue

préparez votre année de collectioneur :
la cote est-elle une question de point de vue ou un élément scientifique, elle qui conditionne aussi votre décision d’achat ?


Les Atamanes font le point


 

 


 

venez aux JPO des écoles d’art



les écoles d’arts appliqués de Paris vous ouvrent leurs portes... virtuelles :

Boulle, Estienne, Duperré et l’ENSAAMA

 les 28 et 29 janvier

 


 

suivez nous  :  

 

 

Plans et itinéraires du Grand Paris :
Où sont les quartiers d'art ?

 

 

 

Le "Petit Mot" : 10 micro-newsletter/an, gratuites

abonnez-vous, entrez ici votre e-mail :

aucune autre information n'est demandée

 

 

nos recommandations en art et design :

 

 

 

 

Le "Petit Mot"
login (modal) Abonnez-vous, ici
entrez votre mail :

10 newsletter/an, gratuit

 

 

 

 

 

 

nos partenaires :

 

 

 

nos amis en art et design :