tapez un ou deux mots :

la cote d’une oeuvre d’art, d’un artiste

 

avoir la cote !

l’artiste adore avoir la cote, dans tous les sens du terme : être apprécié des amateurs et... du marché de l’art !

mais une cote, qu’est-ce exactement ? une notion à la fois courante et mal connue, donc souvent mal comprise et mal utilisée ; explications :

 

 

 

> accueil d’Almanart

 

 

la cote illustrée par une exposition :

> (reportage à venir)
...en attendant rejoignez-nous au bistrot du coin :

Richard Jackson, Le-Bar-de-la Palette, 2017
(courtoisie GalGPNVallois) ... clic=zoom

focus : cote d’une oeuvre d’art, cote d’un artiste, système de cotation, marché de l’art, valeur oeuvre art tableau

 

 

qu’est-ce qu’une cote ?

l’origine remonte au moyen-âge, du latin "quota" toujours utilisé pour désigner une partie, qui revêt trois significations : cotiser (la quote-part fiscale), mesurer (l’altitude par exemple) et valoriser un objet ;

cette valeur s’évalue de deux façons :
> d’une manière subjective : au sens attrait, par exemple celui que suscite un chanteur qui "a la cote" auprès du public
> d’une manière objective : par une mesure chiffrée ;

la cote d’une oeuvre d’art s’inscrit dans cette double définition, selon la source qui fixe la valeur de la cote

Pascal Maljette est un artiste français qui vit en Chine,
y expose et y vend très bien ; mais il n’est pas coté,
la Chine ne s’y prêtant pas de la même manière
He said, huile, 2011, 130x130 (clic=zoom)

 

Artiste ou amateur, vous devez savoir comment cela fonctionne et pouvoir différencier les systèmes de cotation

 

Pascal Maljette

 

 

 

deux manières de fixer une cote

il y a deux manières d’exprimer (de fiixer) la cote d’une oeuvre, ceci très schématiquement et qu’il vous faut nuancer :

 pour les oeuvres chères, disons au-dessus de 5’000 qui est la barre convenue de l’art dit "abordable" :

> le marché est patrimonial voire spéculatif ; même lorsque l’achat se fonde sur le plaisir et la passion, l’amateur garde en arrière pensée l’effort financier qu’il doit faire pour son acquisition
> cette cotation est obective : la source des données sont les relevés d’adjudications (obligation en France mais pas toujours repectée)
> les bases de données sont Artprice et ArtNet (pratiquement les seules), accessibles en ligne uniquement par consutlation payante, sans modification possible par l’artiste ; ces sociétés proposent des statistiques graphiques des évolutions des cotes au même titre que la bourse ; c’est cette cote qui fait autorité "officielle"

La cote "officielle" est donc une indication de la valeur d’une oeuvre à un instant donné, obtenue par constat de ses ventes aux enchères ; dire qu’un artiste est "bien coté" est un raccourci ;
cette cote a un intérêt lorsqu’elle est alimentée régulièrement, de façon à montrer une moyenne statistique glissante qui évolue lentement : par exemple celle des huiles de tel artiste, car les cotes catégorisent par techniques, par exemple pour Artprice : Estampe, Photo, Dessin-Aquarelle, Peinture, Sculpture, Mobilier...

 

 pour les oeuvres abordables (ou "accessibles") au-dessous de 5’000€ (grossièrement) :

> le marché est peu patrimonial, les artistes sont très nombreux, parfois émergeants, les achats dans cette gamme forment environ 80% du marché européen de l’art contemporain en volume ;
> la cotation est subjective : l’artiste, l’expert, la galerie se mettent d’accord sur la "valeur" ressentie d’une oeuvre, tenant compte de critères techiques et de la position de l’oeuvre sur le marché ; c’est donc une estimation, pas une mesure
> les bases de données sont du type Akoun ou ArtValue, accessibles en ligne ; l’artiste peut y soumettre ses oeuvres : il décrit son travail, déroule son CV, montre des photos puis des "experts" proposent une cote ; c’est payant et pas vraiment insensible à la complaisance

 Drouot Cotation n’existe plus ; taper cela sur Google conduit aux Artistes Côtés qui est une émanation de l’Hôtel des Ventes de Lausanne !

Toute cote, objective comme subjective, suit un cours variable selon la santé de l’économie, la trajectoire de l’artiste, le dynamisme de ses représentants et le sens du vent (la mode, son décès, l’action des ayants-droit et des marchands, etc)

 

 en pratique, pour résumer les principales bases de données objectives et subjectives :
> ArtPrice (France), base complète, à jour, payante
> Art Value (ex-Guide Mayer, Luxembourg), base partielle, assez à jour, gratuite
> Blouin Art Sales Index (London), base partielle, pas toujours à jour, payante
Art Net (New-York), base assez complète, plutôt à jour, payante
> Akoun (France), base d’autocotation, payante

> le fameux "Benezit" qui date de 1911 est une référence qui décrit toutes les caractéristiques historiques, artistiques, bibliographiques de 170’000 artistes de l’Antiquité à nos jours : c’est la bible des historiens de l’art ; attention la bête pèse 14 volumes, à voir donc dans une bibliothèque ou en ligne, mais c’est payant

 

la cote, facteur partiel de valorisation

quand on dit qu’un artiste est coté, c’est son oeuvre qui l’est, mais elle est une reconnaissance du marché envers cet artiste. Bien sûr elle est soumise à la mode, aux médias et au marketing, mais c’est un indice qui fait autorité : les experts s’y réfèrent, les ventes s’y calent et l’artiste lui-même voudra difficilement vendre au-dessous car il aurait l’impression qu’on lui vole quelque chose.

Le problème est que la cote officielle (objective) ne couvre pas tous les cas : ne figurent pas dans ces statistiques :
> les oeuvres vendues de gré à gré, par les galeries ou des particuliers
> aucune oeuvre nouvelle (le "1er marché"), l’innovation y est absente
> celles que les collectionneurs ne veulent pas se séparer de leurs trésors, par passion ou spéculation ;
donc les jeunes artistes, les émergents, les artistes peu renommés ne peuvent éventellement figurer que dans le système de cotation subjectif

 voir les définitions du premier et du second marché

 
Miguel Chevalier
est peu coté (sur moins de 100
oeuvres alors qu’il produit depuis 40 ans) ceci
malgré une forte réputation internationale,
car son oeuvre est numérique, monumentale,
donc peu vendable aux enchères
 

Miguel Chevalier numerique

Miguel Chevalier, Power-pixels1
2016, oeuvre numérique
(courtoisie l’artiste) ... clic=zoom

 
Tout artiste souhaite voir s’établir sa cote, si possible haute : c’est une reconnaissance de son travail et cela lui facilite l’établissement de ses prix de vente (il peut se baser sur quelque chose) ; mais pour cela il faut que plusieurs de ses oeuvres soient vendues aux enchères pour entrer sur le marché officiel d’une manière significative, et non pas par une ou deux ventes

 comment le marché fixe-t-il la cote objective ? voir la page estimer une oeuvre d’art

 

 en pratique : sachez nuancer :  
 
> certains artistes connus et appréciés figurent peu sur la cote officielle, par le fait que leurs oeuvres sont rarement aux enchères, que leurs collectionneurs ne veulent pas se séparer de leurs oeuvres ou souhaitent attendre qu’il monte ; l’absence d’une cote significative n’est forcément dévalorisant

> si l’artiste non vendu aux enchères a une galerie connue qui le suit, qu’elle le vend bien, alors sa réputation est suffisante pour qu’elle fasse toute seule autorité par les prix qu’elle pratique ;
la difficulté est qu’alors ces prix n’entrent dans aucune base de données si la galerie n’a pas procédé, en parallèle, à des ventes-achats aux enchères de l’artiste, d’où cette pratique

 
artprice

Aucune base n’est gratuite ; la n°1 mondiale est la française ArtPrice, aussi la plus sûre et la plus complète. Pour l’amateur occasionnel, une formule à court terme bon marché.
Pour une de vos oeuvres, Artprice permet une estimation sur dossier avec photo en 2 jours pour 49€

l’artiste peut-il "fabriquer" sa cote ?

cela se fait parfois, mais le résultat n’est pas forcément probant... deux cas :

 l’artiste est pris en charge par un pro de l’art : galerie, agent... :
fabriquer une cote fait partie d’une stratégie de lancement d’un artiste prometteur auquel ses prescripteurs croient fermement, car ce n’est pas gratuit ;
obtenir une cote officielle s’inscrit alors dans une démarche à moyen terme et globale de communication auprès du public, des institutions et de la presse : visibilité (expositions), appui moral et financier voire aide à la production d’oeuvres, lobbying auprès des insttitutions et mécènes... et par des ventes-achats continues aux enchères

 l’artiste le fait de sa propre initiative, avec la complicité d’amis et d’amateurs : 
ils mettent en vente une ou quelques oeuvres en espérant qu’il y ait des acheteurs, sinon ils achètent eux-même en se mettant d’avance d’accord ; ça peut marcher mais est-ce une bonne idée ?
 
 en pratique, attention aux pièges :
> une cote viable nécessite plusieurs ventes cohérentes étalées sur quelques mois voire années
> ce n’est pas gratuit, avec environ 20% de frais vendeur et autant de frais acheteur, au minimum...
> s’il y a vente, qui gardera l’oeuvre ? comment vous répartirez-vous le prix et les frais ?
> l’efficacité demanderait que ce soit dans des ventes internationales, pas dans une petite vente au coin de la rue qui ne transmettra même pas les données d’adjudication aux bases de données...
> si la manip’ réussit à faire monter la cote, l’artiste voudra alors vendre toujours au-dessus : le pourra-t-il vraiment hors du cercle des conspirateurs ? ou le piège se refermera-t-il sur lui ?

 
Ainsi il n’y a qu’une "bon" moment pour faire cela : l’artiste est déjà connu, vend assez bien, a une cote du type "subjective" et veut passer dans la cour des plus grands avec une cote officielle, car il estime que c’est son avenir et qu’il souhaite l’accélérer.

 

 

 



 

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