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collectionner de l’art numérique

 

collectionner de l’art numérique, une gageure ?

de plus en plus d’artistes actuels utilisent le numérique pour créer, simplement parce que les plus jeunes sont nés dedans ; cela leur est aussi naturel que de peindre.
Mais les collectionneurs suivent-ils ? rarement : contrairement aux genres relativement récents comme la vidéo ou le street art, l’art numérique (ou art digital) est peu présent sur le marché ; pourquoi ?
. un boom
. mais des risques

 

actualité de l’art numérique :

> (reportage fin août dans l’Atelier Numérique de Paris,
en cours de rédaction)

 

xxxxxxxxxx
(courtoisie Atelier Numérique)
clic=zoom

> accueil d’Almanart

> sommaire collectionner  


focus : collectionner l’art numérique ou l’art digital ; collections numériques

 

un boom

vidéos, installations mixtes et créations sur ordinateurs sont abondamment visibles dans les expositions ; en 2017 puis 2018 les méga démonstrations ont éclôt comme des champignons : 1,2,3 Data à la Fondation EDF, teamLab à La Villette, l’Atelier des Lumières... Les acteurs du monde artistique numérique poussent la visibilité :
> à Paris en novembre : la foire Variation
> répartie en hiver dans le Grand Paris : la Biennale Némo et en été la Semaine Numérique
> mais la grande foire spécialisée est à Barcelone : Loop.

Pourtant, hormis quelques vidéos, les créations artistiques numériques sont presque absentes des lieux où l’on achète de l’art : ni dans les foires, ni dans les enchères, ni dans les galeries (sauf quelques rares, comme la petite Galerie Charlot spécialisée depuis plusieurs années) ;

 

> en fait le marché admet surtout les réalisations traditionnellement accrochable ou présentables, comme cette délicate sculpture en impression 3D de Miguel Chevalier ;
celle-ci est imprimée par ajouts microscopiques de matière résineuse en volume, par une "imprimante 3D" pilotée par ordinateur, à partir d’un logiciel 3D de conception

 

Miguel Chevalier, Fractal Flower,
sculpture-3D, vers 2012
(courtoisie l’artiste)

Pourquoi les oeuvres numériques sont-elles si peu présentes sur le marché, malgré une qualité artistique et technique devenue évidente ? deux raisons :
> une question de génération ; si par exemple le street art est devenu un must sur le marché, c’est qu’enfin la génération des acheteurs aisés a rejoint celle des créateurs, qui étaient très jeunes à l’époque où cet art était d’avant-garde (il y a 1/2 siècle !) ; et l’on sait que l’avant-garde se vend peu
> la plupart des amateurs d’art craignent les inconvénients et risques inhérents au médium technique, qui non seulement sort des habitudes, mais nécessite de la maintenance (alors qu’un tableau contemporain ne demande une restauration qu’en cas d’accident) ; de ce fait les oeuvres numériques sont achetées principalement par les institutions

 

mais un boom crac

les risques techniques

> la facilité de reproduction des fichiers, dont le risque de reproduction sauvage dévalorise tout médium numérique ;
mais n’est-ce aussi le cas de la photo numérique ? bien moins ; car la photo est printée, procédé coûteux et techniquement hors de portée de l’amateur pirate pour les grands formats ; et la photo est matérialisée sur un support physique et signée par l’artiste, pas une oeuvre numérique virtuelle, projetée sur écran

> l’obsolescence de support : vous avez acheté dans les années 80 une oeuvre livrée sur cassette analogiques VHS voire sur Super8 ou 16mm : disposez-vous actuellement du lecteur préhistorique compatible (heureusement il est livré parfois avec l’oeuvre) ? quand aux DVD ils sont déjà supplantés par les clés USB, qui bientôt le seront par un accès au Cloud (le nuage délocalisé) : cette course incessante et rapide terrorise les collectionneurs

> la durée de vie de l’exemplaire acheté ; dans notre monde où l’achat est moins cher que le dépannage, on peut douter :
 - de l’accès à la maintenance du dispositif de visualisation comme du "service après-vente" (remplacer le support, convertir l’oeuvre sur un support récent...)
 - de la fiabilité des supports numériques se révèle désormais assez faible : les DVD se dégradent au bout de quelques dizaines d’années, les clés USB et les disques durs ne sont pas à l’abri d’un effacement... les supports analogiques sont bien plus fiables : ils se dégradent lentement mais partiellement et sont souvent réparables : conservez vos vieilles K7 et VHS !

> l’intégration dans une installation : les vidéos et effets interactifs sont parfois inclus dans des installations complexes ; par exemple lorsque Tony Oursler projette ses têtes sur des boules, un réglage précis de la géométrie est nécessaire, ainsi que celui du son ; un mode d’emploi est généralement livré avec l’oeuvre, mais est-il suffisant pour que le collectionneur non technicien le comprenne ?

 

Les seules créations numériques qui s’affranchissent de ces inconvénients sont des oeuvres traditionnelles produites par des outils numériques, comme la photo ou la sculpture 3D :

> un artiste célèbre et pourtant âgé : David Hockney, a été précurseur d’oeuvres "peintes" sur smarphone ou sur tablettes puis printées ; elles ont un charme particulier dû bien sûr à son talent mais aussi au procédé ;

ce type d’oeuvre numérique mais accrochable intéresse les collectionneurs

 

David Hockney, The Arrival of Spring in Woldgate,
East Yorkshire, 19 May 2011
(courtoisie Galerie Lelong)

 

les freins psychologiques

> le temps de contemplation : si vous pouvez admirer un tableau en plusieurs coups d’oeils, une oeuvre numérique nécessite que vous lui consacriez un temps incompressible : la durée que son créateur a décidé, pas celle de votre disponibilité

> l’indiscrétion : un tableau, une photo, reste bien sage dans son coin, attendant votre bon vouloir ; une vidéo en boucle vient se rappeler à vous du coin de l’oeil, quelle que soit votre disposition ; si pour éviter ce trouble vous coupez le support, une manipulation sera nécessaire pour le rallumer ce qui peut couper l’envie spontanée de le faire

> la reconnaissance sociale : votre visiteur, par un coup d’oeil sur le tableau derrière vous, saura que vous êtes un collectionneur avisé, personne de goût et d’art :)
alors qu’il vous faudra l’immobiliser fermement pour qu’il accepte que vous mettiez votre projection en route et le colliez devant un écran la durée nécessaire...

> la phobie technique : l’art c’est aussi la contemplation sereine, un havre de paix ; or l’envahissement technologique est tout le contraire : lorsque vous aurez fini de vous battre contre votre ordinateur, votre smartphone, votre monstrueuse TV et ses 5 télécommandes, votre voiture ou votre lave-vaisselle connectés, votre chien robotisé, aurez-vous encore envie de vous bagarrer pour "consommer" de l’art ? moi pas.

Oui, ben, ce n’est pas gagné...

 

l’art numérique sera peut-être un succès populaire lorsqu’il sera proposé sous forme d’un service ; par exemple distribué à partir du ’cloud’ (le nuage numérique), comme la musique, accessible sur n’importe quel appareil nomade (tablette, smartphone) ou fixe (ordinateur, TV) ;
mais cette forme est d’usage, et non possessive, non transmissible, impossible à inclure dans un patrimoine, ce qui l’exclut du marché spéculatif de l’art et rend caduque la notion de collection privée.

 



 

annonces d'événements :


 

MacParis c’est bientôt !

le Cahier d’Automne de MacParis sera
au Bastille Design Center
du 13 au 18 novembre


à MacParis, une des plus ancienne foire d’art actuel de Paris, les artistes vous vendent en direct 

vous pouvez déjà télécharger vos invitations


 

le beau Noël du Géant des Beaux -Arts :

 => n’attendez pas : promo jusqu’au 17 décembre !

> qui est Géant des Beaux-Arts ?


 

un animal entre air et eau

André Margat est un artiste animalier marquant des années 30, dont la bio est très riche

 

ce Cormoran plongeant est une aquarelle disponible chez les Atamanes

 ? qui sont les Atamanes ?


 

Alfons Mucha, affichiste et peintre

les Editions Larousse proposent un livre très didactique, abordable, abondamment illustré

 

à l’occasion de la
rétrospective Alphonse Mucha
au Musée du Luxembourg


 

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Plans et itinéraires du Grand Paris :
Où sont les quartiers d'art ?

 

 

 

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