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l’animal expose sa beauté

 

l’animal prend patte dans l’art

si la peinture rupestre comme les mosaïques romaines démontrent combien l’animal est objet de vénération en toutes époques, la difficulté de le représenter -surtout en mouvement- a reporté assez tard sa représentation en peinture
La photographie et le cinéma ont apporté beaucoup à l’art animalier en révélant la réalité du mouvement des animaux comme leur évolution dans leur environnement naturel
Désormais libres de ces contingences techniques, les artistes peuvent désormais se concentrer sur la beauté de l’animal
Dans cette page :
 

 

 

Gabriel Cornelius von Max
Affen als Kunstrichter, 1889, 85 x107
(courtoisie Neue Pinakothek München)
clic=zoom

l’art animalier illustré :

> la fascination qu’opèrent les animaux sur les artistes se traduit par des oeuvres souvent de toute beauté, d’autant plus appréciées des amateurs d’art qu’eux-mêmes subissent l’attrait de cette espèce
> il arrive même qu’un mimetisme s’installe, notamment chez les caricaturistes, mais aussi chez les artistes : cette photo de famille de "Singes comme Critiques d’Art" a été peinte par Gabriel von Max en 1889 ; selon Wiki : "darwiniste convaincu, il élevait un troupeau de singes qui lui servait de modèle" !

 Gabriel Cornelius von Max Affen als Kunstrichter

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focus : exposition peinture animalière, sculptures animaux l’animal dans l’art, représentation de l’animal / clic = zoom

 

paradoxe : l’animal n’a jamais été aussi populaire, écologie oblige, mais l’art animalier reste peu visible ; on le remarque parfois dans des foires d’art actuel, par-ci, par-là, mais les expositions qui lui sont dédiées sont organisées dans des lieux secondaires. La peinture animalière est un peu considérée comme celle du dimanche, alors que les bêtes de Pompon, Bugatti, Artus, Barye battent des records aux enchères

 

petite histoire de l’animal peint et sculpté

 
au 17è siècle quelques artistes étudient des animaux empaillés, d’autres peignent des natures mortes et des trophées de chasse ; mais ce n’est pas encore un genre naturaliste, qui viendra un siècle plus tard :

  Bernard Frigière artiste  

> Pieter Boel étudie en détail les animaux à la ménagerie de Versailles pour leur donner vie et en faire, notamment, des modèles de tapisseries

> et Paulus Potter, membre de la fameuse Guilde de Saint-Luc à Delft, est un précurseur spécialisé dans les grands portraits de bovins et des scènes champêtres.

Paulus Potter,
Taureau-blanc, vers 1640,
huile sur bois, 16x21
(courtoisie musée Louis Vouland)
clic=zoom

 

A la fin du 17è, les natures mortes naturalistes sont à la mode, avec le hollandais Jan Weenix, les français Jean-Baptiste Oudry et Alexandre-François Desportes ; Frans Snyders y intègre des animaux vivants comme ces singes malicieux.
En 1830 Charles Jacque créé la Société des Peintres Animaliers ; il fait partie de "l"école" de Barbizon, non pas académique mais qui réunit des peintres paysagistes comme Millet et Corot opérant dans la région de Barbizon et privilégiant les scènes champêtres et paysanes avec leurs troupeaux.

Au 18è siècle la vogue se déplace vers la scène de genre familiale et y intègre les animaux domestiques ; Buffon sollicite des scientifiques pour illustrer les planches de son Histoire Naturelle.

Au début du 19è siècle, les romantiques peignent et sculptent les animaux d’une manière nouvelle, en appuyant les effets spectaculaires : les animaux deviennent le motif des oeuvres, comme ce Lion au Serpent de Antoine-Louis Barye qui dessine les animaux du Jardin des Plantes avec le peintre Delacroix en leur insufflant une dimension épique

 

  Antoine-Louis Barye, 
Lion au Serpent Louvre  

> "un lion sauvage et rugissant, plaque au sol un serpent qui, tête rejetée en arrière, mâchoires grandes ouvertes, siffle avec défi ! le rendu naturaliste et la violence de l’expression firent événement : les romantiques applaudirent, les conservateurs déplorèrent que le jardin des Tuileries soit devenu un zoo" [extrait de l’introduction au Louvre par Valérie Montalbetti]

Surtout, le cheval, symbole de noblesse, devient le sujet de prédilection de nombreux artistes dont Géricault.

Antoine-Louis Barye,
Lion au Serpent, 1835, bronze
(courtoisie musée du Louvre)
clic=zoom

 

Au milieu du 19è siècle ce sont les scènes de chasse ou de course qui sont à la mode, dont on peut voir plusieurs exemples au Musée de la Chasse et de la Nature telles que celles de Charles-Olivier de Penne, Charles de Condamy, Louis-Godefroy Jadin...
Mais à la fin du 19è jusqu’au début du 20è, des peintres naturalistes comme Jean-Jacques Audubon veulent montrer la nature de manière réaliste et non plus romantique, influencés par le développement de la photographie. Ce fort courant couvre l’Europe mais les peintres animaliers sont surtout français, comme Rosa Bonheur, Julien Dupré...

La mode animalière persiste et la fin du 19ème /début du 20è voit naître les premiers salons de peinture : Salon des Peintres Animaliers (avec la Société des Animaliers en 1912), des Peintres Equestres, des Peintres et Sculpteurs de Chasse et Vènerie... de nombreux petits salons se succèdent au 20è siècle sans qu’aucun ne s’impose vraiment.

Le développement des Arts Décos dans les années 10-30, époque du colonialisme, relance la mode animalière et exotique dans ce style épuré et typé, avec le succès de peintres et sculpteurs comme François Pompon, Georges-Lucien Guyot, Rembrandt Bugatti, Georges-Lucien Guyot, Paul Jouve, Charles Artus...

 

  François Pompon
Ours-Blanc  

Pompon fonde le Goupe des Douze artistes animaliers qui expose deux fois en 1932 et 33 mais cesse après sa mort

> l’Ours qui révèle Pompon en 1922, issu de ses observations au Jardin des Plantes, est devenu un des emblèmes de ces années, dont la version blanche est au Musée d’Orsay.

 
François Pompon
Ours-Blanc, 1922, version céramique, 21x40
(courtoisie Manufacture de Sèvres)
clic=zoom

 


   

 publi-information partenaire : l’animal chez les Atamanes

> les Atamanes s’intéressent aux Petits Maîtres, ou Second Maîtres de la peinture

> elles groupent leur collection sous des Ambiances, dont trois concernent les animaux : en voici une ; trouvez donc les autres !


 

 

les faux mouvements

avant que la photographie ne vienne figer les mouvements rapides et n’en révèle la réalité, les scènes animalières se cantonnent aux animaux empaillés, ou au repos ou très lents, peinture oblige. Sous risque de représenter des attitudes hautement fantaisistes où l’imaginaire bouscule la réalité, comme dans ces innombrables anciennes scènes épiques ou militaires ;

> ce Derby d’Epsom, peint en 1821 par Géricault est un cas typique, accumulant les erreurs : chevaux allongés comme des belettes pour imiter la rapidité, tous galoppant en cadence synchrone comme étant copiés-collés, et surtout ce même mouvement du galop tout à fait fantaisiste (aucun animal en évolution ne peut poser ses 4 pattes au sol en même temps, ce qui d’ailleurs suppose qu’il vole entre deux... et imaginez le pauvre cavalier !)

Théodore Géricault, Le Derby d’Epsom, 1821, 92×123
(courtoisie Musée du Louvre) ... clic=zoom
  Théodore Géricault, Le Derby d'Epsom

mais la photographie en raffale comme le cinéma révélent au milieu du 19è siècle la cruelle vérité ;

table basse de Guy de Rougemont


Muybridge, Cheval-au-galop, 1878, extrait (courtoisie Morses-Gallery-San-Francisco)
 

> vers 1880 la mode de la chronophotographie décompose scientifiquement les mouvements de l’homme et de l’animal, démontrant notamment la curieuse mais si belle façon dont les chevaux alternent leurs pattes au galop

> désormais dans tous pays il n’est plus possible sauf ridicule, de représenter le galop d’une manière autre, comme le respecte cette encre du chinois Xu Beihong alias Ju Péron en France

clic=zoom
 

Xu Beihong alias Ju Peron artiste

Xu Beihong alias Ju Peron, encre, vers 1930 (courtoisie l’artiste)

 

 

illustration par une exposition : l’animal Sauvage

exemple très réussi de l’art animalier actuel : l’exposition Sauvage à l’Atelier Grognard de Rueil Malmaison, visible jusqu’au 09 décembre 2018 :
cette exposition réunit des artistes reconnus voire cotés, qui ont observé inlassablement les grands félins comme les petits oiseaux de nos marais, séduits par leur souplesse, leur beauté, leurs regards mystérieux ou intenses :

 

> les sculptures de Pierre Yermia traduisent, plus qu’elles ne décrivent, la majesté de l’animal en liberté ; par un rapport de proportions jouant sur l’allongement ou le rétrécissement -ici, une tête fière mais rétrécie par rapport au corps- il déploie la puissance de ce cerf

 
Pierre Yermia
Cerf, 2017,
bronze, 77x41x34
clic=zoom
  Yermia-Pierre artistes
  Bernard Frigière artiste  

> Bernard Frigière est passionné de l’élément liquide et de la faune qui l’habite ; raies, hippocampes, crabes, aigles marins et hirondelles océanes sont ses dieux et déesses qu’il immortalise dans un expression réaliste d’une grande rigueur et d’une beauté fascinante

 

Bernard Frigière,
Martin-pêcheur,
bronze
clic=zoom

> l’observation de Patrick François est aiguë, précise, met en exergue un détail, un angle de vue ; c’est rare et pertinent car elle révèle notre façon naturelle de scruter un motif après en avoir eu une vue d’ensemble ; ici, les pattes avant -les Antérieurs- à la fois fragiles et solides d’un cheval racé

 

 
Patrick François
Antérieurs
clic=zoom
  Patrick François artiste
  Michel d'Oultremont artiste  

> comme un ornithologue, Michel d’Oultremont a guetté pendant des heures, immobile, téléobjectif braqué ; l’instant est fugitif, l’improbable oiseau ne s’accroche qu’une miraculeuse seconde puis ne restera qu’un fond diffus de mini-forêt de roseaux blonds

 

Michel d’Oultremont,
Photo n°4
clic=zoom

 

 

 

 

plus d’infos :

> documentation : L’artiste et l’animal - BnF
> la bibliothèque du Musée de la Chasse et de la Nature
> le bronze animalier, article du Monde
> l’exposition en 2018 à l’Atelier Grognard - Rueil Malmaison

 

 



 

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