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Antoine de Galbert |
(courtoisie Maison Rouge) |
Almanart : le grand public s’intéresse souvent à un art contemporain promu par des événements parfois assez clinquants, comment l’aider à approfondir ?
Antoine de Galbert : vous touchez un sujet qui préoccupe tous les gens qui s’occupent de culture : trouver un juste équilibre entre ce qu’on a envie de faire et ce que les gens ont envie de voir. Moi j’ai une autre expression : ne pas donner aux gens ce qu’ils aiment, mais ce qu’ils peuvent aimer ! il faut les respecter, les aider, avoir un minimum de pédagogie, d’explications...
At : comment faire ?
AdeG : je me pose beaucoup cette question ; par exemple je ne trouve pas intéressant les expositions d’art contemporain dans les galeries anciennes (ndlr : le Louvre et le Musée d’Orsay ont commencé en 2005 puis tout le monde s’y est mis), à mon avis ça dessert plus l’art contemporain que l’inverse
At : pourquoi donc ?
AdeG : voir une exposition d’art contemporain nécessite un voyage intellectuel plus difficile que dans les arts vivants, parce que le choc des années ’60 a été plus violent. Si dans la danse, le théâtre, la musique on est encore dans la tradition (scène, lumière, musique), dans les arts plastiques le changement formel est immense ; l’idée a souvent pris le pas sur la forme.
D’ailleurs les gens qui ne l’aiment pas assimilent l’art contemporain, qu’ils ne comprennent pas, à l’art conceptuel : c’est ce moment-là qui a créé une vraie cassure dans l’attitude du public !
Pour défendre l’art d’aujourd’hui et séduire plus de gens, il faut le reconnecter à ses sources, à son passé, à notre histoire. Le grand public ne peut pas regarder un tableau de Rembrandt et un frigidaire en même temps, je n’y crois pas !
A l’inverse, amener des oeuvres anciennes dans un lieu contemporain m’intéresse beaucoup plus, je vais d’ailleurs essayer de faire des choses comme ça.
Autre chose importante : on a confondu en France politique culturelle et éducation nationale, mais ce n’est pas aux musées de former les gens. J’ai quatre enfants et je vois qu’ils n’ont rien appris à l’école, la situation est bien meilleure en d’autres pays, en Allemagne par exemple.
At : un bilan de la Maison Rouge ?
AdeG : je suis très fier d’avoir réalisé ça, tout en restant prudent, modeste, parce que beaucoup reste à faire.
Ce début m’a appris que ce qui fait vraiment marcher une exposition c’est le « bouche à oreille », et qu’elle doit avoir plusieurs niveaux de lecture et donc plusieurs publics.
At : merci de ces libres propos !
Interview réalisée en 2007 par Alessandra Quaglia, remis à jour en 2009
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