tapez un ou deux mots :

acheter une oeuvre d’art... combien ?

 

l’addition de l’art au menu :

c’est souvent le prix de l’oeuvre d’art convoitée qui limite notre ambition ; c’est aussi lui qui peut nous faire regretter nos erreurs ou nos coupables coups de coeur.
Alors sachez éviter quelques erreurs, maîtriser votre attitude, pour libérer votre plaisir !
Dans cette page :
Voir aussi :

 

 

 

 

 

 

Xue Sun, Oryx, 2015,
marbre, feuille d’or, 95x40x65
(courtoisie Gal Brolly)
clic=zoom

à quel prix, illustré par une exposition :

> pour un médium donné, le prix d’une oeuvre dépend de la notoriété de l’artiste et de son cursus, toute considération artistique mises à part
> mais il vous faut tenir compte du potentiel de l’artiste, appréciation subjective et pari sur les circonstances de la vie ; c’est un élément plutôt spéculatif mais l’art n’échappe pas à cette perspective
> par exemple la dernière exposition de Xue Sun à la Galerie Brolly fin 2017 révèle une artiste remarquable qui arrive au sommet de son art ; ne lui manque qu’une notoriété solide, qui forcément viendra ; dans un tel cas les prix pratiqués (2 à 5000€) sont raisonnables, d’autant qu’il s’agit de pièces uniques ; à l’amateur de savoir faire l’effort correspondant
> cette oeuvre de marbre et de feuille d’or sur bois était déjà vendue à l’accrochage !

 Xue Sun artiste

 

 

 

> accueil d’Almanart
> sommaire de savoir acheter

focus : prix oeuvre art, acheter art, combien payer un multiple tableau, prix tableau, combien coûte tableau, valeur oeuvre tableau

 

 

le très haut de gamme (> 100’000€) est exclu de cet article, car vous entrez dans le monde des VIP où les règles sont différentes

 

hiérarchie selon les procédés de réalisation

 
à la base, le prix d’une oeuvre d’art dépend de son mode de fabrication et de diffusion.
Un artiste travaille un médium pour l’intérêt artistique qu’il présente, mais aussi pour d’autres motifs : produire des oeuvres plus accessibles, propager son nom, gagner plus ; mais la loi du marché hiérarchise la valeur d’une oeuvre selon le médium utilisé

en pratique :
cette échelle donne une idée des prix relatifs selon le médium :

> les n° sont ceux de l’explication ci-dessous
> exemple : le sosie d’un oeuvre unique, mais tiré en nombre vaudrait près de 1000/50=20 fois moins ; ainsi une oeuvre unique étiquettée 3000€ pourrait se vendre 3000/20=150€ sous forme lithographique tirée par exemple à 200 exemplaires.

 

Commentaires de l’image :

mediums art plastique

en haut les oeuvres qui sont uniques par leur mode de réalisation : huiles, aquarelles, sculptures taille directe...
suivent les oeuvres légalement originales (voir la table de correspondance) : bronze estampillé x/8, estampe à tirage tout aussi limité, etc ; les exemplaires EA (épreuve d’artiste) ont une valeur identique, à condition qu’ils soient limités à 4 et numérotés AE x/4, ce n’est pas toujours le cas, l’artiste s’imaginant qu’il peut faire autant d’essai qu’il le veut : certes, mais il ne doit pas les vendre tous...
puis viennent les tirages très limités mais qui, dépassant les limites juridiques, ne sont plus "originaux" ; c’est très fréquent, surtout par ignorance : bronze, lithographie ou vidéo estampillé x/20, ou photo x/50...
en dessous les tirages en nombre, signées, au delà de 100 ou plus, qui témoignent d’une volonté de forte diffusion, soit pour la bonne cause (des oeuvres pour tous), soit pour gagner plus, ou par naïveté
puis viennent les copies non signées mais de grande qualité, produites par un éditeur d’art ; c’est l’estampille de l’ éditeur qui fait la différence, avec deux conditions : que l’oeuvre ne soit pas dénaturée (dimensions correctes) et que les droits d’auteur soient respectés (impliquant l’accord de l’artiste ou de ses ayants droit)
tout en bas : les affiches, objets, reproductions tardives en nombre : même si la qualité technique est bonne, ce sont des produits dérivés ; on sort de l’art pour la décoration, avec des exceptions dues à la rareté.

  Les coûts techniques peuvent constituer un plancher élevé qui relève le prix de vente : certains traitements par informatique, vidéos, contrecollages, supports photos grands formats, sculptures sont chers en production, même à moyenne échelle   (Christian Lacroix, couturier) :
"quand j’achète de l’art je suis comme les chasseurs préhistoriques qui chassaient pour s’accaparer la force de l’autre"

 
en pratique :
soyez réservé sur tous les procédés de grande reproduction sans participation directe de l’artiste et non-signées : sérigraphies, prints, vidéos, sculptures en plastique, photos peuvent aussi être de grande diffusion... ; on ne peut pas leur attribuer la même valeur qu’aux procédés manuels qui limitent naturellement les tirages et demandent de l’attention, l’estampe par exemple ; attention aussi aux procédés qui peuvent facilement être piratés ou re-tirés. Vous pouvez les acheter comme objets de décoration, ils peuvent même parfois être beaux, mais ne seront jamais des oeuvres d’art.

 


   

 publi-information partenaire : le bon choix des Atamanes

 
> les Atamanes s’intéressent aux Petits Maîtres, ou Second Maîtres de la peinture ; une orientation très originale dans ce domaine -presque inexistant sur internet- de l’art moderne et aussi de l’art contemporain
> leur site de vente propose des expositions virtuelles, fiches techniques et artistiques sur les œuvres et les artistes proposés, à prix abordables

exemple : 2300€ ce monotype de Dick Higgins, un des fondateurs du mouvement Fluxus !

 

 

préservez-vous du marketing

les monde de l’art n’est pas Bisounours, c’est aussi un secteur marchand, avec du marketing pour booster ventes et gains ; voici quelques procédés du genre :

> manipuler la cote (explications sur avoir la cote) :
 - créer une cote artificielle : la décrêter sans vente réelle est un non-sens, la créer avec des complice est inefficace
 - bloquer la cote : l’artiste, le marchand, doivent admettre qu’une cote une fois établie ne fasse pas que monter quoi qu’il arrive ; la bourse, elle, fluctue bien selon le marché...

> créer la rareté :
 - un jeu très ancien : un marchand ayant une vision l’art achète la production d’un artiste en devenir, stocke ses oeuvres en les montrant peu, les vendant peu, fait mousser autour de l’artiste, puis met en vente lorsque l’artiste est connu ; les plus grands l’ont fait (Kahnweiler, Beyeler... mais ils ont été aussi des soutiens aux artistes débutants)
 - établir une liaison exclusive : un artiste est fagocité par une seule galerie qui, certes, l’aide et le soutient pendant des années, mais lui empêche d’exposer ailleurs par un contrat exclusif (l’artiste naïf ou flemmard est d’accord) ; cette fidélité fait monter les prix, mais... que se passe-t-il si la galerie ferme ? eh bien, l’artiste redégringole voire disparait

> exploiter la mode (explications sur la mode en art) :
 - surfant sur la mode, un marchand influant surcote un artiste émergent qu’il promouvoit avec vigueur ; moralité : celui-ci est enfermé dans une cote trop élevée et aura beaucoup de mal à en sortir ; du coup les amateurs s’en détourne dès que la mode passe
 - c’est ainsi que les amateurs ont oublié que la photo est un multiple dont les prix ont été gonflés ; ceux de la photographie artistique peuvent être justifiés, pas souvent pour les autres ; mais l’habitude étant prise...

amusant : cette oeuvre de Pascal Maljette a été achetée par
une banque chinoise qui l’a placée dans sa salle VIP ;
elle représente un Yen incrusté autour duquel tournent
une quantité de petits poissons, signe de chance (clic=zoom)
 

> attention aux "marques" :
comme dans la mode, vous êtes soumis à la communication sur les "marques" haut de gamme, en l’occurence de grands noms d’artistes sensés garantir une haute qualité ; or la production d’un artiste n’est stable ni en qualité ni en valeur ; n’oubliez pas que l’art est devenu une sorte d’industrie du luxe avec des codes similaires

 

 

collectionneur, soignez vos intérêts

Almanart est un média pour amateurs et collectionneurs : nous tentons de vous informer sur les erreurs courantes et quelques bonnes pratiques :

en pratique :

> achetez une célébrité si vous en avez les moyens mais pas n’importe quelle oeuvre ; n’hésitez pas à demander conseil aux professionnels et consulter la documentation que toute galerie peut vous fournir ; si nécessaire consulter la cote de l’artiste

> vous débutez ? achetez des multiples (en suivant nos conseils) et faites-vous la main, car le plaisir est là, même s’ils ne gagneront que très peu de valeur ; suivez nos pages savoir acheter de l’art

> faites jouer la concurrence ; exemples : une galerie sur les quais vendait 2 fois plus cher des Lapiques qu’une autre au quartier Latin ; dans le Marais une galerie branchée vendait 50% plus cher des oeuvres d’avant-garde qu’une autre 200 mètres plus bas

> discutez le prix, vous obtiendrez immédiatement 5% ; plus l’oeuvre est chère, plus un rabais est possible (jusqu’à 20%), sauf pour les pièces rares ; dans les foires les prix sont plus "souples" en fin d’événement, mais "votre" oeuvre sera peut-être vendue ! dans tous les cas respectez le travail de fond qu’effectue une bonne galerie : la discussion doit rester honnête

> ne vous laissez pas influencé par les discours basés sur les performances des stars : elles ne sont pas de votre monde, ces marchés sont très différents comme le montre les études du marché de l’art

> les cotes et les modes se font dans les grandes métropoles, dont Paris ; alors fréquentez les galeries et surtout les ventes aux enchères situées en Province, où parfois se cachent de belles opportunités ! ceci est démontré par notre étude croisée des prix et des provenances des adjudications sur le site de Artprice

> l’offre d’art sur internet comporte surtout des oeuvre à moins de 1’000€ ; cela tend à démocratiser le marché en augmentant l’offre et surtout sa visiblité mais il y a un déséquilibre global de l’offre -plétorique- et de la demande (Almanart a posé des marqueurs sur plusieurs sites) ; préférez les offres par des professionnels où les risques sont mieux contrôlés

> à partir d’un certain prix, posez-vous la question patrimoniale : dès 2000 ou 5000€, les collectionneurs préfèrent dépenser pour une oeuvre qui soit crédible sur le plan patrimonial et revendable un jour, bien que cela reste sans but proprement spéculatif.

 

 

 

 



 

annonces d'événements :


 

design : extraordinaires Lotus d’Or...

...que sont ces petites chaussures chinoises !

 jamais exposé au monde : un millénaire de tradition du 10è au 20è siècle, on bandait les pieds des filles pour limiter leur taille à <10cm dans ces engins de torture magnifiques...

Espace Jules Vallès
 4-26 oct entrée libre


 

 le Prix du Graffiti & Street Art s’expose

au Pavillon de l’Eau, 77 av de Versailles
5 sept - 4 nov, gratuit
par Graffart et un prestigieux jury

plus d’infos

=> chaque année Almanart y découvre des perles ;
les collectionneurs pointus s’y intéressent


 

rentrée choc au Géant des Beaux -Arts :

jusqu’au 15 octobre

> qui est Géant des Beaux-Arts ?


 

l’art naïf revient à tire-d’ailes

l’art naïf a des ailes : il revient, tel ce.. Teck’ailes de Nicolette Palotay, une huile sur isorel

disponible chez les Atamanes

 ? qui sont les Atamanes ?


 

 

Un Dimanche à La Galerie : le RV du 23

clic sur l’image = vous saurez tout


 

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Plans et itinéraires du Grand Paris :
Où sont les quartiers d'art ?

 

 

 

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