quick look sur l ’histoire de l’art aux USAl’art plastique nord américain du 20è siècle reflète tous les espoirs, élans, déconvenues et problèmes de ce presque-continent ; il a aussi fortement influencé l’art européen et, dès la fin du 20è siècle, il domine la production mondiale artistique aussi bien que le marché de l’art...Cette page ne déroule pas l’Histoire de la peinture américaine du nord, mais en ouvre certains volets :
> jusqu’au 18 juillet 2026
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l’influence de l’art américain illustrée dans une exposition :> l’admiration d’Alain Bublex pour les villes américaines transpire dans ses oeuvres ; ici, fidèle à lui-même, il ouvre son théâtre entre fiction et hyperréalisme, oscillant entre scènes urbaines, maquettes, plans futuristes et projets d’aménagements farfelus ; voici un patchwork de ses oeuvres parfois troublantes par leur réalité incrustée d’imaginaire, sans qu’on puisse de manière sûre délimiter le vrai de l’artificiel ; on aurait aimé que cet artiste soit aussi architecte !
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les artistes américains sont encore pétris de culture européenne quand vint le krach boursier de 1929 ; dès 1932, pour contrer la crise économique, Roosevelt met en place le New Deal et son volet de soutien aux artistes : le WPA (Work’s Progress Adm.) ; des centaines de commandes publiques font émerger un art américain empreint de réalisme ;
si jusqu’en 1930 des usines prospères glorifiaient encore l’expansion industrielle, un contrepoint se développe où des artistes s’attachent à donner une image rassurante de stabilité et de pérennité
Aux grands maux, les grands remèdes ! la crise voit aussi des opportunités pour s’amuser et conjurer la peur ; les artistes sont témoins de ces moments de liesse où cinéma, danse, littérature, musique sont paradoxalement en expansion ; une traduction de l’optimisme américain
en fin du 19è siècle, de nombreux peintres américains ont fréqueté Paris et, rentrant chez eux, restent influencés par cette nouvelle peinture européenne ; ainsi ils sont considérés comme des représentants du Réalisme américain
Edward Hopperbien que Edward Hopper (1882-1967) ait exercé surtout à New York, il a beaucoup peint en campagne ; il est le grand représentant du Réalisme par son témoignage de la vie quotidienne et des mutations sociales aux États-Unis, dès l’entre deux guerres ; après la 2è guerre en plein essors économique, il exprime souvent la solitude et la nostalgie du passé dans cette amérique pourtant prospère, un paradoxe lié à la mémoire des difficiles années 30 > Hopper est capable de traduire au plus juste une ambiance par la subtilité de la lumière, un jeu de couleurs sobres, une capacité à raconter une histoire avec des personnages immobiles dans un lieu figé ; ainsi cette ouvreuse de cinéma pensive : |
Edward Hopper, New York Movie, 1939, 82x102
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si Hopper met en lumière les solitudes des êtres dans leur milieu urbain ou naturel, il le fait par une beauté picturale et d’âme. Au contraire The Eight, ceux de ce "Groupe des huit", présentent les vrais quartiers populaires, des portraits d’ouvriers, la réalité sociale sans l’idéaliser au point qu’ils sont qualifiés d’Ashcan School -Ecole de la Poubelle- par opposition à l’art académique et à l’élégant impressionnisme jugés éloignés du réel ; son chef de file et mentor est le peintre Robert Henri
venant du leader noir Frederick Douglass, The Color Line désigne la ségrégation des Noirs en 1877 ; elle inspire l’art nord-américain jusqu’à aujourd’hui ;
les conditions de vie des African-Américains* dans le Sud créent, à partir de 1910, une migration massive vers le Nord, superbement dépeinte par 60 petits tableaux de la Migration Series (1940-1941) du peintre Jacob Lawrence ;
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Plusieurs milliers de Noirs ont été lynchés entre 1880 et 1980... < Loïs Mailou Jones montre ce Noir en méditation avant son supplice
Loïs Mailou Jones, Mob Victim
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le Mexique a toujours été une source de migration, apporteur aux USA d’une culture différente, caractérisée en art plastique par un genre et un style cohérents avec son contexte particulier, notamment influencée à une certaine époque par le communisme ; impossible donc de ne pas évoquer ce pays voisin du rêve américain ;
déjà après la seconde guerre mondiale, la question de l’art américain ne veut plus se poser en termes de reconnaissance mais de domination sur la carte mondiale, liée à la croissance extraordinaire de l’économie des USA.
C’est une toute autre Histoire de l’art qui commence par un événement tonitruant : l’éviction de l’Ecole de Paris au Grand Prix de Peinture à la Biennale de Venise de 1964, par la nomination de Robert Rauschenberg ; cet acte concrétise le triomphe de l’art américain par l’innovation, le business, le soft-power yankee (lié à son économie florissante), ceci avec l’appui insistant de... l’Ambassade américaine ! c’est aussi l’ère de l’économie mondiale de l’art qui débute ; une prédominance qui n’a ensuite jamais diminué
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< la série Salvage (1983-1985) de Robert Rauschenberg est la dernière à avoir été réalisée sur toiles peintes et sérigraphiées à partir d’images trouvées -sauvées- ; on retrouve en 2D le style caractéristique de l’artiste où l’incrustation d’objets dans les oeuvres reste sa marque de reconnaissance ;
Robert Rauschenberg, Salvage, collage-papier, 1985 |
James Rosenquist, Brazil, 2004, oil acrylic
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James Rosenquist (1933-2017) est une des plus grandes stars du pop-art, aux côtés d’Andy Warhol, Roy Lichtenstein et Claes Oldenburg ;
< ses débuts de peintre publicitaire l’ont conduit à créer d’immenses tableaux qui pourraient figurer le long des routes ! il compose souvent à partir d’images déformées à l’aide de cônes en métal réfléchissants, qu’il transpose ensuite à main levée sur une toile quadrillée ; cette image est un extrait, clic dessus pour révéler son immensité. |
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Cette page s’appuie sur plusieurs expositions : |
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les paysages sont omniprésents dans l’histoire de la peinture, mais par des représentations très différentes |
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presque toutes les galeries exposent dans leurs vitrines les oeuvres des jeunes diplômés des Beaux-Arts de Paris les galeries |
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