vendre ou revendre une oeuvre d’art

 

Montrer ses oeuvres, les promouvoir, tenter de les faire vendre... autant de questions vitales pour l’artiste.

Cela intéresse aussi l’amateur d’art qui souhaite vendre ou revendre une oeuvre, un tableau, de sa collection !

L’amateur ou l’artiste sont des particuliers (à qui s’adresse cette page) et les méthode de vente sont à peu près les mêmes :

  • vendre, à qui et où ?
  • vos questions qui reviennent si
    souvent (FAQ)

 

 

 

 

Jesus Raphael Soto
Sculpture Mobiel, 1991, multiple
(courtoisie GMA)

 

 

 

 

 

 

 

 

> accueil d’Almanart

(re)vendre illustré par un exemple :

> ce petit mobile de 60 cm, un multiple, est de Jesus Raphael Soto, une célébrité du genre
> il a été vendu en fin 2017 par un particulier en direct à un galeriste, une de ses relations de confiance, à un prix satisfaisant (quelques milliers d’Euros) ; le galeriste ayant un bon réseau d’acheteurs de ce type d’art, a pu le revendre rapidement avec profit ; mais le particulier n’aurait pas pu le vendre à l’acheteur final, faute d’avoir la connexion ; et une revente par enchères n’aurait pas été réellement supérieure, compte-tenu des frais et taxes
> il faut ajouter que les circonstances étaient favorables : Soto est recherché malgré sa grande production et ce tirage est épuisé


focus : vendre oeuvres d’art, revendre un tableau, comment où vendre, vendre art sur internet, vendre art aux enchères, vente art

 

vendre, à qui et où ?

 
les lieux pour vendre sont les mêmes que pour acheter, reportez-vous aussi ici. Plus bas : vos questions fréquentes (FAQ). Il faut distinguer dans cette page si vous êtes un amateur d’art qui souhaite revendre ou un artiste.

 

 

 

> vendre à un professionnel (agent, marchand ou galeriste) :

 - vous êtes amateur : assurez-vous que votre oeuvre corresponde à son domaine de compétence et sa clientèle ; à cette condition si le marchand n’a pas trop de stock d’invendus, il est susceptible d’acheter ; bien sûr il tiendra compte de la marge qu’il espère faire en revendant l’oeuvre ; celle-ci varie traditionnellement entre 20% (comparable à celle d’une vente aux enchères) et 50% (celle d’une galerie).

Deux formules : soit il vous l’achète directement s’il est sûr de la revendre assez vite ou qu’il spécule dessus, soit il vous propose une mise en dépôt (cas fréquent) et vous ne la réglera qu’après vente, auqul cas il doit vous remettre un reçu comportant le descriptif de l’oeuvre avec photo, signé et daté, avec une date limite de reprise par vous ; tout cela dépend fortement du marché.
Revendre une oeuvre à la galerie qui vous l’a précédemment vendue est un cas plus classique ; normalement le bon galeriste se doit de vous la racheter au prix de vente original, ou l’échanger (sauf s’il ne suit plus l’artiste) ; mais tous n’ont pas cette capacité financière ; c’est plus fréquent dans le haut de gamme, où le galeriste tient une relation très suivie avec ses clients

- vous êtes artiste : idem ; mais si vous n’êtes pas bien reconnu, peu de chance que le marchand achète lui-même

 

> vendre aux enchères :

cet usage fréquent est complétement décrit ici ; attention aux frais au vendeur, l’acheteur n’est pas le seul à payer la prestation de la Société de Vente Volontaire (SVV) ; attention aussi à bien interprêter les estimations affichées des prix des oeuvre : voir la page "comment estimer"

 - vous êtes amateur : un avantage est l’expertise, surtout pour les oeuvres d’un certain prix et si vous êtes peu connaisseur : cet expertise et l’estimation du prix de mise sont faites par de bons professionnels.
La Société a pour vocation de défendre le vendeur, pas l’acheteur : c’est bien pour vous ; sauf cas assez rares si l’estimation est biaisée, par exemple sous-estimée pour "faire venir les amateurs", et que votre oeuvre -faute de vrais enchérisseurs- se trouve sous-vendue... Il arrive aussi, c’est plus rare, qu’une surestimation empêche la vente. Tout ceci fait partie des risques consentis mutuellement, et vous n’avez que peu de recours ; mettez-vous bien d’accord avec l’expert de la vente.

Il arrive aussi qu’une belle plus-value se révèle, si l’oeuvre est d’un nom connu ET qu’elle soit à la mode ou recherchée ET qu’elle soit de la bonne période de l’artiste ET de la bonne technique, format, état, etc... c’est donc rare, sauf dans le haut de gamme.

Autre avantage : les Sociétés de Vente ont le droit de vendre de gré à gré, surtout dans le haut de gamme où la Société entretien un réseau de bons clients ; cela se passe généralement après les enchères lorsqu’il y a eu ravalement de votre pièce, puisqu’elles vous défendent, vous, vendeur ; ce sont surtout les marchands d’art qui se manifestent alors pour acheter ou des clients de la Société très connaisseurs et bien conseillés.
Inconvénient : vendre aux enchère est moins discret, sauf en gré à gré

- vous êtes artiste : ce cas d’un artiste qui met aux enchère directement n’est pratiqué que faire monter la cote, en ayant un complice ou un ami amateur qui "renchérit" ; en fait cela ne marche pas bien car une cote n’est crédible que s’il y a plusieurs ventes qui l’établissent ; et dans ce cas cela finit par devenir cher : n’oubliez pas qu’il y a des frais qui s’appliquent au vendeur ET à l’acheteur... (voir ici)

pratique :
 - vous avez une relation affective avec l’oeuvre que vous vendez ? vous aurez une tendance à surestimer sa valeur ; renseignez-vous avant
 - nous vous illusionnez pas trop : le particulier qui vend une pièce ne fait pas réellement le marché puisque c’est la succession des ventes qui fait une cote ; et les reventes contemporaines viennent souvent des galeries elles-mêmes (parfois pour faire monter la cote...)
 - sélectionnez votre Société de Vente, la date, le lieu en Europe pour vendre au mieux ; mais attention au transport de la pièce à vendre
 - vous êtes décidé ? mettez-vous d’accord avec la Société de Vente sur l’estimation (sur une tactique compte-tenu de l’avis de l’expert), le prix de réserve, la communication (photo dans le catalogue...) et enfin, sur la commission que vous devrez à la Société entre 5% (haut de gamme) et 15% (bas de gamme) plus les taxes et droits ; tout ceci est d’autant plus négociable que votre pièce est belle, rare et bien cotée ; pour les oeuvres plus communes, vous suivrez les tarifs standard
 - Attention : au délai de paiement après la vente (normalement 1 mois) ; aux frais de mise en dépôt en cas de non-vente, reprenez rapidement votre pièce ; aux "frais d’ouverture de dossier" de certaines Sociétés étrangères, c’est abusif ; aux petits frais et taxes diverses et variées qui s’ajoutent...
 - lisez bien le mandat de vente que vous propose obligatoirement la Société pour mettre votre pièce aux enchères

 


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> vendre directement à un particulier :

 - vous êtes amateur : à éviter si vous n’êtes pas compétent... mais c’est votre affaire ! au moins, demandez conseil

- vous êtes artiste : cela fait partie de votre job ! mais svp attention aux bonnes manières, voici nos conseils :
. si vous êtes soutenu par une galerie régulière, ne faites pas une vente sans l’avertir car la confiance réciproque cela se mérite ; pratiquez le même prix final qu’elle, sauf une remise plus forte s’il s’agit d’un proche ou d’un amateur qui vous a suivi avant que vous soyez dans la galerie ; n’oubliez pas que dans ce petit milieu, TOUT fini par se savoir !
. vous pouvez passer une convention même orale avec la galerie, par exemple lui reverser 10% d’une vente en direct
. vendez au même prix que la galerie, ne faites pas de "cuisine" : votre gain reste tout de même supérieur d’environ 30-40% que celui que vous auriez en vendant par votre galerie (selon les remises que la galerie fait à ses meilleurs clients)
. règle absolue : il est à l’évidence indispensable qu’un amateur ne découvre pas que vos oeuvres sont sur le marché (tout se sait ) à des prix incohérents : votre cote de prix et d’amour va vite dégringoler...
. quand vous avez une galerie, pratiquez les ventes en direct de manière secondaire, voire rare : question d’honnêteté
. pour cette raison, si la galerie vous représente bien, vous soutient en production, vous montre souvent et régulièrement, alors abstenez-vous de toute vente en direct, sauf exception ; nous connaissons des artistes qui appliquent strictement cette règle : tout est question d’équilibre

 

> vendre sur internet :

c’est pratiquement le même contexte qu’à un particulier, sauf qu’il est public et s’adresse à tous :
 - vous êtes amateur ou artiste
deux cas :
. vous mettez en vente sur un site généraliste (e-Bay, Amazon, LeBonCoin...) : c’est la jungle mais les pièces à moins de 500€ s’y vendent bien et sans histoire ; dès que les prix montent c’est plus hasardeux, ne vous faites payer qu’en espèces ou par un compte Paypal
. ou sur un site spécialisé, à choisir en fonction de la qualité de ce que vous y voyez, ce qui explique alors que les vendeurs sont souvent des professionnels ; l’offre en sites vendeurs est pléthorique depuis que les galeries et éditeurs ont ouvert leur propres sites : tout le monde veut vendre, donc les ventes sont... mécaniquement moins nombreuses sur chacun des sites : effectivement il y a énormément de propositions invendues ; votre oeuvre à vendre est perdue dans la masse

Deux gros sites généralistes proposent depuis plusieurs années une grande offre d’oeuvres à (re)vendre, avec des mels automatiques envoyés à leurs abonnés selon les artistes que ceux-ci souhaitent veiller :
. Action :
. Artrprice :

pratique :
 - avantage : vous sollicitez beaucoup d’acheteurs potentiels ; cela sert aussi à sonder les prix
 - inconvénients : c’est un milieu plus risqué, avec quantité de faux, il y a une énorme offre hétéroclite ; mieux vaut connaître

 


 

 

 

vos FAQ* pour vendre une oeuvre d’art :

 

* : FAQ = Frequently Asked Questions = les questions que vous nous avez beaucoup posées

 

 

 artiste, quelle démarche dois-je suivre pour vendre mes travaux ? faut-il les faire expertiser afin de leur attribuer une cote avant une mise en vente en galerie ou aux enchères ?

il faudrait parler de prix et non de cote, qui est le résultat statistique établi en ventes aux enchères, "créer" une 1ère cote artificiellement n’est pas une bonne démarche ; en fait vous devez décider d’un prix qui, finalement, sera reconnu par le marché s’il est correct (ndlr : voir "estimer la valeur d’une oeuvre) ; écoutez le conseil des professionnels (galeries, agents, experts) et restez raisonnables si vous n’êtes pas déjà connu.

Une "expertise" est soit un constat d’une cote qui existe réellement (au sens statistique), soit l’opinion d’un professionnel, pour un type d’oeuvre donné, d’un artiste donné, à un moment donné.

En définitive c’est le marché qui sera l’arbitre : ou vous vendrez bien et le prix est bon (ou trop bas), ou vous ne vendez pas et il est trop haut ; ne commettez pas l’erreur de prix trop élevés qui gonfleront votre stock d’invendus.


 

je me suis inscrite sur un site internet pour montrer et vendre mes oeuvres, qu’en pensez-vous, est-ce un bon moyen de vente ? est-ce mieux d’ouvrir son propre site ? et sur Facebook ?

l’important d’être visible, visible, et encore visible ! le net est un des moyen de l’être ; et c’est aussi indispensable que la carte de visite que, bien sûr, vous avez toujours sur vous... mais soyons clairs, les ventes y sont plutôt faibles, car le nombre de sites de vente d’art est important, pas toujours de bonne qualité : figurer sur un site d’hébergement commercial se fait souvent sans filtrage qualitatif.
Quelques gros sites professionnels dédiés à l’art sont de bonne qualité, scannez le net et sélectionnez les avec attention ; ils sont payants mais ceux qui sont gratuits ou presque sont bas de gamme ; privilégiez les sites multilangues.

Montez votre propre site, ce qui est aisé et pas cher s’il reste simple, si vous êtes capable de le mettre à jour souvent, cela vous impose pas mal de travail ; utilisez des modèles de sites qui vous permette ces mises à jour directement par vous-même.
Facebook est un escellent complément si les liens que vous y mettez rabattent sur votre site ; c’est valable seulement si vous l’animez régulièrement avec des événements qui ne sont pas uniquement les vôtres. Certains artistes arrivent à bien se faire connaître uniquement par Facebook, sans site personnel.


 

je veux créer un site de vente de mes tirages numériques : puis-je faire l’économie d’un avocat pour le contrat et les questions juridiques ?

le commerce n’est pas une activité sans risque :
> vendre sur internet de manière régulière est une VPC soumise à cette législation ; Almanart a résumé les droits des consommateurs, il faut donc que vous soyez capables d’y pourvoir : réfléchissez-y bien...
> demandez à votre Chambre de Commerce, bon conseil même si elle n’est pas spécialisé en art, pour dégrossir et vous former, aussi bien dans le commerce, la gestion internet, les éléments basics du droit, etc
> bien sûr si vos ventes restent anecdotiques (un site d’artiste qui montre ses oeuvres mais les vends aussi), pas de problème ; mais dès que vous passerez à une vitesse supérieure (celle au delà de certains seuils légaux) tous les éléments se poseront différemment et un conseil juridique est indispensable


 

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marchand d’art, puis-je proposer une rémunération "au tirage vendu" qui comprendrait aussi l’achat des droits d’exploitation d’une image ?
Dois-je acheter ces droits sur toutes les utilisations possibles de l’image ?
Y a-t-il un cote officielle pour ce type d’achat de droits ?

droits : oui, si vous êtes tous deux ok, acheteur et vendeur, pour ce type de rémunération ; mais il y a obligatoirement cession du droit d’exploitation ; celui-ci peut être exclusif (ou non) donc comprendre toute autre utilisation commerciale.

Pour l’établissement d’un contrat d’exploitation, il y a des lois générales qu’il faut respecter : renseignez-vous auprès d’une Chambre de Commerce ; comme on est dans un régime libéral : si deux personnes physiques ou morales (entreprise) sont d’accord sur les termes d’un contrat qui ne vont pas contre ces lois, elles peuvent signer ce qu’elles veulent !
A toutes fins utiles rappelons que le code du commerce prévoit entre autre qu’un contrat, pour n’être pas caduque, doit être aussi limité dans le temps et dans l’espace.

Cote officielle ? non, même aux ventes aux enchères où une cote est reconnue, elle n’est pas pour cela "officielle" : il y a des habitudes du marché (le % de rémunération...), comme dans tout commerce.


 

 

je cherche les lieux, salons ou foires consacrés aux estampes où je pourrais m’inscrire, montrer et vendre mon travail

une page d’Almanart est consacrée aux salons, pour dégrossir votre recherche.

"Faire" les foires est un excellent moyen de se faire connaître et de vendre ; vous pouvez être présent dans plusieurs foires en répartissant votre présence dans le temps et dans l’espace : les foires de provinces sont moisn chères et plus faciles d’accès qu’à Paris.


 

je suis professionnel photographe : pour vendre dois-je... :
> pour un exemplaire original : indiquer au dos de la photo le numéro de l’Epreuve d’Artiste, à côté du numéro attribué (par exemple 2/8) ?
> joindre un certificat d’authenticité ?

réponses dans l’ordre :
> numérotez aussi bien les EA que les autres tirages... les EA devraient l’être mais je ne l’ai que rarement vu ; on ne doit mettre qu’une seule mention : respectivement EA 2/4 et 3/8, par exemple
> précisez au client ce qu’est un "original" car en photo, les appellations sont assez nombreuses pour tromper l’amateur peu informé ;précisez si c’est un original du vivant de l’artiste, ou un "vintage" fait sous son contrôle, ou un retirage postérieur, d’où vient le négatif si c’est un argentique, etc ; l’artiste vivant n’y pense pas toujours, mais il aura une descendance et/ou des tiers (éditeur, imprimeur) après lui
> rédigez le titre "Certificat de Vente" puis une phrase comme : "désignation (tirage numérique, tirage argentique, technique mixte...), nom d’artiste, éventuellement nom du labo, type de support (papier X, alu...), dimensions, endroit de la signature, date de création, n° du tirage sur une série de X, vendu par, lieu, date" et s’il s’agit d’une pièce rare et/ou chère, son pédigree (expos, documentation où elle figure, acquéreur antérieur...) ; le prix de vente HT peut soit y figurer soit (c’est mieux) figurer dans une facture à part reprenant les termes principaux du certificat (les éléments pouvant être répétés au dos de la photo)


 

puis-je vendre une épreuve d’artiste (EA) quand j’ai vendu les 8 autres exemplaires originaux ? NDLR : question valable pour tous médias : sculpture, gravure, photo...

oui, car c’est aussi un original en termes du droit ; se rappeler tout de même qu’une EA est un essai que l’artiste déclare EA car il l’estime valable comme oeuvre, même s’il diffère légèrement des autres exemplaires originaux ; normalement les EA devraient être limitées à 4 et numérotées ( ce que presque personne ne fait...), surtout ne pas être dupliquées pour faire de la monnaie en contournant l’appellation d’original...

 

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le pointillisme, au 20è siècle

le pointillisme est né en fin du 19è siècle ; influencé par les recherches sur la composition des couleurs ; 80 ans plus tard il existe encore, plus par esprit de déconstruction

ce qui a inspiré aux Atamanes une exposition virtuelle

 ? qui sont les Atamanes ?


 

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gratuit ; comment ça marche ?


 

fotofever ouvre un "lexifoto"

lambda, lightjet, baryté... un baragoin de pharmacien ?

lexifoto de fotofever

le site fotofever s’enrichit d’un lexique de la photographie, des termes les plus usités mais rarement bien compris

 ? qui est fotofever ?


 

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