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multiples : tirage, qualité... quels compromis ?

 

l’art et les oeuvres multiples

bien des amateurs d’art se posent la question : quand les multiples entrent-ils -ou non- dans le domaine de l’art, et sous quelles conditions ; leur création initiale par un artiste est-elle suffisante ?
Ces oeuvres reproductibles doivent être tirées en quantités limitées, mais sur quelle base et avec quel tirage ?
Pour l’artiste comme pour le collectionneur, une gestion modérée et honnête s’impose des exemplaires tirés d’un multiple pour qu’elles soient des oeuvres d’art. Le discernement s’impose car il y a -évidemment- quelques dérives commerciales.
La question d’une collection d’oeuvres d’art multiples, elle, est traîtée ici sous l’onglet Collectionner.
Dans cette page :
 
Voir aussi sous Collectionner :

 

 

> accueil d’Almanart

le tirage, illustré par une exposition :

> un tirage de 25 est pour nous une limite honnête ; pourtant nous n’avons pas hésité devant les 50 épreuves de cette sérigraphie de JonOne, pourquoi ?
> outre qu’elle est belle (bien que petite), quelle est signée du Wahrol du street art, elle constitue ce que nous appelons "une pièce singulière dans une série" car l’artiste est intervenu sur chaque pièce tirée, en appliquant ces traces colorées ; elle a donc un peu plus de valeur et d’originalité par rapport à un tirage de pièces totalement identiques
> elle était exposée chez Agnès-b en 2016 :

JonOne Fireworks
JonOne, série Fireworks, 2015, 30x40, 50ex, sérigraphie rehaussée à l’encre
(courtoisie Fondation. Agnès-B) ... clic=zoom

focus : tirage ou nombre d’exemplaires épreuves d’un multiple gravure litho lithographie sérigraphie photo ; tirage oeuvres art

 

un multiple est une oeuvre d’art réalisée par un procédé par essence reproductible : estampes, prints, sculptures, photos, vidéos... les oeuvres multiples sont nécessaiement tirées en quantités limitées, sinon elles sortent de l’art pour entrer dans la décoration, d’où des questions de marquage et de traçabilité pour en garantir l’authenticité

 

tirer à vue !

facile : un clic sur internet, un bouton sur votre smartphone et l’image est capturée, mais celle qui s’affiche sur l’écran est juste valable pour la famille ; or vous, amateur d’art, vous voulez une image impeccable, de bonne dimension, mise en valeur, acccrochable, ceci même pour une oeuvre multiple ; alors vient une suite d’opérations de transformation, puis de transfert de l’image sur un support adéquat, suivi de sa duplication, ensemble d’opérations qu’on résume par "tirage".

Se pose alors la question commerciale : combien d’exemplaires ?

Normalement en art, le tirage est contrôlé par l’artiste (nombre, dimensions, support...) et réalisé par un atelier par exemple de print ou de lithographie ou par un laboratoire photo ; car le tirage demande des compétences, des matériaux spécifiques (supports papier ou d’alu, fontes…), du matériel souvent onéreux (imprimantes à jet de pigments ou 3D, moules, etc)

tirez le bon numéro

chaque oeuvre d’art reproduite doit comporter un numéro d’exemplaire au sein du tirage, par exemple 6/20 est le 6ème exemplaire sur un tirage maximum de 20, inscrit sur sur son support ; pour l’amateur ce marquage est primordial : il témoigne de la relative rareté de l’oeuvre

> cette lithographie du célèbre Jean-René Bazaine est tirée à seulement 15 exemplaires et date de 1957, époque où les tirages restaient très raisonnables ; cette jolie oeuvre a l’inconvénient d’être toute petite.

Jean-René Bazaine,
Belle-Journee-sur-Paris, litho-15ex.1957-15x15 (papier 35x30)
(courtoisie GMA) .... clic=zoom
Jean-René Bazaine

En photo et vidéo le numérique pose le problème de la
parfaite reproductibilité des fichiers, donc des oeuvres : comment lever le doute sur son statut d’oeuvre d’art limitée puisqu’ils n’y a aucune limite physique de reproduction ? pire : un tirage parfait peut être post-réalisé par un ayant-droit peu scrupuleux ou par un pirate, n’importe où sur la planète

 

 

marquage, tracabilité et authenticité

outre le numéro d’exemplaire, l’oeuvre multiple doit évidemment être signée de l’artiste, souvent à côté du numéro. Pour les pièces tirées postérieurement au décès de l’artiste, sa signature est remplacée par le cachet de l’atelier de réalisation ou par une gravure ou moulure du logo de l’atelier ; évidemment la valeur de l’oeuvre est plus faible mais c’est un témoin valable d’authenticité.

c’est courant pour les sculptures mais possible pour toute oeuvre pour laquelle le "master" a été conservé (moule, fichier...) ; le tirage doit être autorisé par l’artiste (par un document antérieur évidemment) et rester "original" au sens légal ; cette autorisation doit être donnée aux ayants-droit et/ou à un atelier

 La réunion de ces différent éléments (signature ou logo, numéro, certificat) fait preuve d’authenticité et permet la traçabilité des différents tirages d’une oeuvre originale ; c’est très rassurant pour le collectionneur.

 
> les "phynances" du Musée Rodin...

...s’accommodent bien de la loi : Auguste Rodin ayant fait donation à l’État français de l’ensemble de son oeuvre et des droits de propriété artistique, le Musée joue à fond l’édition d’originaux en s’appuyant sur son statut d’autonomie juridique et financière obtenu à la demande de l’artiste en 1916 (il est mort en 1917), et sur son autorisation de diffuser ses oeuvres au-delà de sa mort ; et d’une manière générale la loi concède aux ayants-droit la possibilité d’éditer des oeuvres non encore divulgiées ;
résultat : en toute légalité le Musée Rodin produit postérieurement des "oeuvres originales" (limitées à 12) ; comme le fonds disponible est loin d’être atteint, l’affaire est juteuse ; exemple sur l’article de l’exposition du centenaire de la mort de Rodin
 

 

 

distinguez le droit et la pratique :

le droit distingue les oeuvres originales (voir la définition) et celles qui ne le sont pas sous plusieurs critères dont l’un est le tirage ; ceci conditionne notamment la TVA qui s’y applique, ce qui est expliqué ici ; il y a donc des limites juridiques européennes de tirage d’originaux d’oeuvres multiples :

tirage maxi original
technique ou médium remarques
1
peinture, dessin, aquarelle, céramique peinte, laque... (ceci pour mémo)
1
sculpture brute en taille directe (ceci pour mémo)
8 + 4 EA
estampe de toutes techniques EA = épreuve d’artiste
8 + 4 EA
sculpture en moule,
fonte, moulage...
métaux, plastique...
30
photo argentique sur support original, photo numérique non plasticienne le négatif ne compte pas ; retirages inclus
8 + 4 EA
(30)
"print" informatique d’une photo numérique artistique
(légalement peut atteindre aussi 30)
coffret signé + certificat
8 + 4 EA
vidéo, création numérique artistique coffret signé + certificat
libre
(8 + 4 EA)
design
(design artistique)
 -

une oeuvre notée EA (épreuve d’artiste) est normalement limitée à 4 ; mais rare est l’artiste qui indique le tirage d’une EA ; ainsi il peut en "produire" autant qu’il veut…

 

"original" : pas le même mot pour tout le monde...

malheureusement bien des artistes et beaucoup d’amateurs ignorent ces limites ; même certains professionnels jouent sur le mot "original", ceci entraînant un flou artistique que le juriste et le collectionneur avisé n’approuvent pas :

> en estampe : il y a confusion entretenue sur le terme juridique "original" et son utilisation par les professionnels ; la Chambre Syndicale de l’Estampe se concentre sur la façon dont est conçue l’oeuvre (voir sa Charte), point primordial ; mais elle s’accomode d’une définition qui ne limite pas le nombre d’épreuves ! il est inconcevable de mettre au même niveau d’originalité une épreuve venant d’un tirage inférieur ou supérieur à 8+4 (20, 50, pourquoi pas 100 ou 500...) ; la Chambre rappelle bien quels sont les risques et les mauvaises pratiques, mais c’est insuffisant

> en photo c’est la confusion : non seulement le nombre légal de tirage originaux est élevé (30), non seulement certains marchands déclinent dans des formats différents un même cliché, mais en plus la confusion provient des techniques utilisées (voir aussi ici) ; ceci pour des raisons historiques : avant que la photo ne vienne sur le marché de l’art, elle était utilisée comme moyen scientifique, de reportage, de recensement ; lorsque certaines d’entre elles ont été reconnues comme oeuvre d’art, il n’y a pas eu révision des règles juridiques et déontologiques ; heureusement bien des artistes photographes restreigent eux-mêmes leurs tirages

> en sculpture, la déontologie des Fonderies d’art de 1993, établie en accord avec les sculpteurs, est claire et rigoureuse : "sous l’appellation d’original, toute oeuvre en alliage métallique fondu ne peut être réalisée qu’en maximum 12 exemplaires, même si la composition ou la couleur de l’alliage utilisé ne sont pas les mêmes pour chacune des 12 pièces ; parmi ces originaux, 4 appelés Epreuves d’Artistes doivent être numérotés EA I/IV... en chiffres romains, les 8 autres numérotés 1/8, 2/8.... en chiffres arabes ; les fondeurs s’interdisent tout autre marquage comme O, HC, etc. ; le choix du nombre (1 à 12) doit alors être déterminé de façon irrévocable par l’artiste et avant la première fonte".
On est loin des moeurs discutables en photo... pas étonnant que la sculpture soit au plus haut sur le marché de l’art !

> en design il n’y a pas de règle spécifique ; si le designer se veut artiste, il s’approche naturellement des principes en sculpture ; en fait il a toute liberté : pas de numérotation ou numérotation libre pour les pièces limitées ; on distingue sutout les pièces originales des retirages qu’on appelle des rééditions

 

qu’est-ce qu’un monotype ?

  Amaranth Ehrenhalt gravure
Amaranth Ehrenhalt, Nuit-A, gravure 1/1, 2007
(courtoisie l’artiste) ... clic=zoom

un auteur n’est pas obligé de tirer plusieurs exemplaires :
lorsqu’un artiste crée une oeuvre pour un médium spécifique, par exemple une gravure, il n’est pas obligé de la dupliquer ; alors l’oeuvre porte le nom de monotype et est notée 1/1 (qui signifie 1 exemplaire sur un tirage unique) ; elle a donc une valeur comparable à une pièce unique

> la motivation de Amaranth Ehrenhalt, peintre abstrait, n’était pas de produire de multiples exemplaires, mais d’utiliser la gravure pour obtenir un résultat particulier par ce mélange de collages (des tissus incrustés), de fines tresses faites au burin dansant sur un fond de couleurs ; cette oeuvre vaut le prix d’un petit tableau

 

 

les séries

  JonOne Fireworks

parfois une oeuvre multiple voit chaque exemplaire individualisé par une intervention spécifique de l’artiste ; l’intention est soit d’en faire une oeuvre unique mais qui basée sur un médium reproductible pour une raison artistique (une photo, une sérigraphie...), comme le fait toujours Tony Soulié par exemple) et alors c’est une oeuvre unique, soit d’en augmenter un peu la valeur (artistique et le prix),

> c’est le cas de ce petit JonOne qui a appliqué ces traces colorées sur chacune des 50 pièces tirées

Dans ce cas nous nommons ces oeuvres des "pièces singulières dans une série", qui doivent être numérotées comme des multiples (ce qu’à fait JonOne)

JonOne, série Fireworks, 2015, 30x40, 50ex
sérigraphie rehaussée à l’encre
(courtoisie Fondation. Agnès-B) ... clic=zoom

 

 

 

l’intention de l’artiste

  la manière dont l’artiste aborde la question du tirage, son éthique, conditionnent la valeur de son oeuvre multiple. Pour illustrer, prenons ces deux monstres de l’art, tout aussi productifs mais qui se sont commercialement comportés de manière diamétralement opposée :
retirage en 2004 et 1500 ex. du célèbre livre d’artiste Jazz de Matisse, produit par Anthese, réalisé par Idem qui a repris les anciens ateliers de Mourlot et qui a fait une étude approfondie pour retrouver les couleurs de l’original ; ce livre a une valeur liée à la célèbrité de l’original et à la qualité exceptionnellel du résultat
Jazz de Matisse

pourquoi l’artiste fait-il des multiples ?

pour d’excellentes ou mauvaises raisons, à vous de juger :

> être rentable ; l’artiste doit bien vivre de sa production, plus il multiplie les tirages à partir d’une même source, plus il augmente sa rentabilité, du moins le pense-t-il (or c’est souvent faux)
> augmenter son audience ; diffuser son art à d’autres couches sociales ou atteindre de jeunes amateurs ; une tactique de développement souvent pratiquée par de jeunes auteurs ; mais dès qu’ils sont mieux connus, ils restreignent leurs tirages
> participer à une action sociale ou caritative (aider une ONG en lui reversant les gains)
> participer à une oeuvre collaborative sans avoir le souci de limiter et surveiller les reproductions
> expérimenter différents médias ou techniques et y donner le meilleur de son art ; cela se remarque par des oeuvres très étudiées, particulières, où le style de l’artiste évolue. Les multiples issus de cette démarche peuvent avoir une grande valeur ; par exemple Soulage a eu une très faible production de lithographies, mais ce sont des oeuvres créées pour ce medium ; la Grande Bibliothèque de France les a rassemblées en une exceptionnelle exposition en 2004

> Pablo Picasso a produit des lithographies de qualité exceptionnelle en collaboration étroite avec l’éditeur Fernand Mourlot, en 50 épreuves numérotées, signées et annotées par l’éditeur ; l’artiste y a accordé une grande attention, exigeant une dizaines d’épreuves avant le résultat final ; que de telles pièces aient été estimées de 10 à 30’000 € dans une vente en 2003 est normal ; Matisse a eu la même démarche avec son livre "Jazz", très coté
 

il y a des cas spécifiques :

> par exemple Roman Cislevictz (1930-1996) est un célèbre graphiste et illustrateur qui s’exprima essentiellement par la lithographie et l’affiche, par métier et par vocation : "mon rêve, c’était de faire des images publiques, pour que le plus grand nombre de gens puisse les voir ; pour moi, c’était l’affiche -l’image publique- qui était le plus important" [Wieslawa Wierzchowska, Auto-portraits, Éd. Interster Varsovie] ; ses tirages sont donc assez élevés mais justifiés par sa volonté et son domaine de l’illustration

> voir sa rétrospective aux Arts Décos en 2018

ses oeuvres d’un style dépouillé et fort, réalisées sans informatique, sont maintenant recherchées, mais restent aussi d’un prix abordable

 

Roman Cislevictz, Empreinte, 1973, lithographie, 46x59, 100 exemplaires
(courtoisie GMA) .... clic=zoom

Roman Cislevictz

 

  Shepard Fairey Obey  

> un cas spécial : Shepard Fairey (nom de street artist Obey) tire depuis des années des sérigraphies en très grand nombre, non numérotées, non signées puisque destinées à être collées dans les rues ; son style particulier l’a rendu célèbre de sorte qu’il en produit pour les galeries en série assez élevées (250-450 exemplaires) mais signées Fairey (et non Obey) et sur un support correct ;

> celle-ci, célébrisime, a été produite en de nombreuses versions et différents slogans (Vote, Hope, etc) ce qui ne l’empêche pas d’être cotée autour de 500€ si elle est signée ! mais l’affiche se trouve dès 10€ sur le net

 

 Shepard Fairey, Obama original 3,
2008, sérigraphie non numérotée
(courtoisie l’artiste) / clic=zoom

 

il y a des égarements

> Salvador Dali, d’un geste provocateur délibéré mais pas dénué d’intérêt, a carrément signé des dizaines (au moins) de feuilles blanches avant que son éditeur ne les passe sous presse, donc sans réel contrôle de l’artiste ; l’éditeur avance l’impossibilité de retenir le maître sur place pour les signer après contrôle ; qu’importe, le mal est fait et la rumeur de faux courre encore... Alors acheter des lithos de Dali même signées devient imprudent ; d’autant qu’elles sont trop nombreuses, trop chères et entâchées d’un risque de faux...

> la photographie voit des abus commerciaux, notamment faire passer comme oeuvres d’art des tirages en plusieurs formats différents d’un même cliché pour en augmenter le tirage et les ventes

 

les pièges du vocabulaire :

 - si l’artiste est décédé et s’il n’a pas donné explicitement le droit de retirer post-mortem aux ayants-droit, la copie est dite copie tardive
 - si la copie n’est pas faite depuis le master original, l’affaire est claire : c’est une "reproduction" de peu de valeur
 - si en plus l’artiste ou ses ayant-droits n’ont pas donné leur aval, c’est un faux
 - voir aussi le glossaire

  Nikki de Saint-Phalle
cette Nana gonflable inspirée de celles de Nikki de Saint-Phalle est plutôt gonflée !
Ce n’est pas un faux, mais un "objet dérivé" pour le grand public ; ce n’est pas non plus une bouée pour faire clapoter les enfants, l’objet vaut de tout de même... env. 100 € (et est livré sans l’air dedans ) !
Un bon moyen de sensibiliser un enfant dans le domaine de l’art
 

> des abus peuvent provenir de l’artiste même ou de proches :
Dali, le bien surnommé "Avidadollars", a laissé reproduire des bronzes sans contrôle mais pas sans revenus, Warhol a fait imprimer des milliers de sérigraphies par ses assistants de la Factory (si bien nommée) mais cela faisait partie de sa démarche volontaire de vulgarisation, Picasso faisait des épreuves non signées car lui ne les considérait pas comme oeuvres mais des études, néanmoins certaines ont été mises sur le marché (fonds d’ateliers, etc)...

> les éditions d’origines sont légitimes, car elles partent de moules d’origine AVEC l’autorisation de l’artiste (ou d’une cession de ses droit) ; c’est le cas d’ateliers ayant travaillé pour lui et dont l’estampille a été agrée par lui ou ses ayant-droits ; elles doivent être estampillées ou recevoir un poinçon qu’il vous faut savoir reconnaître, et comporter la marque du tirage ; elles ne sont évidemment pas signées ; c’est le cas pour les céramiques de Picasso, les bijoux de Braque, les lampes Daume, les tirages de Rodin..., ces copies légitimes sont des oeuvres originales si elles sont correctement limitées

 
> il n’y a pas de "retirage original", même en photo ; il peut y avoir un "retirage posthume original" : pour un bronze il sera fait à partir du plâtre original (et non pas d’un autre bronze), AVEC l’accord de l’artiste ou de ses descendants, toujours dans la limite de 8 + 4 exemplaires sinon ce sont des reproductions

> les bénéficiaires peuvent légitimement exploiter une marque déposée par l’artiste ; exemple : le fameux bleu d’Yves Klein, qu’on retrouve dans des objets dérivées postérieurs à l’artiste (par exemple sous forme de tables en plastique contenant les pigments) qui, évidemment, ne doivent pas être confondues même de loin avec ses oeuvres d’art

> veillez à cette astuce pour monter le prix : le tirage spécial limité d’une oeuvre multiple à fort tirage, mais placée dans un écrin spécifique ; le procédé est habituel en littérature mais il ne vise pas à multiplier des originaux (la notion n’existe pas) ; cela peut faire plaisir mais n’offrez pas cela comme une oeuvre d’art...

 

En définitive, ces considérations ne doivent pas plomber votre envie d’art, qui doit rester dans le monde du rêve !

 



 

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design : extraordinaires Lotus d’Or...

...que sont ces petites chaussures chinoises !

 jamais exposé au monde : un millénaire de tradition du 10è au 20è siècle, on bandait les pieds des filles pour limiter leur taille à <10cm dans ces engins de torture magnifiques...

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5 sept - 4 nov, gratuit
par Graffart et un prestigieux jury

plus d’infos

=> chaque année Almanart y découvre des perles ;
les collectionneurs pointus s’y intéressent


 

rentrée choc au Géant des Beaux -Arts :

jusqu’au 15 octobre

> qui est Géant des Beaux-Arts ?


 

l’art naïf revient à tire-d’ailes

l’art naïf a des ailes : il revient, tel ce.. Teck’ailes de Nicolette Palotay, une huile sur isorel

disponible chez les Atamanes

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