Léonard de Vinci, 500 ans, toujours présent
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toutes images, courtoisie Léonard de Vinci, 500 ans au Louvre sauf mention / images : clic=zoom
Léonard de Vinci, 500 ans, toujours présent !
jusqu’au 24/02/20 au Louvre
Léonard de Vinci (1452-1519) a été "perçu très tôt comme l’incarnation du génie et du savoir universels" [DP], mais pourquoi donc est-il ressenti aussi comme le Maître absolu de la peinture ? Vinci a créé peu de tableaux, moins d’une vingtaine lui est directement attribuée, dont une dizaine présente dans cette exposition (un exploit)... mais ces tableaux sont sous-tendus par plus de 4000 dessins (une centaine ici), autant de cahiers d’études et une technique picturale révolutionnaire pour l’époque ;
alors cette commémoration magistrale revient aux fondamentaux, sort de l’omniprésente Joconde (toujours "visible" dans sa salle spécifique) et de ses machines ingénieuses si souvent décrites
Léonard de Vinci, génie universel et... peintre
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toute sa vie Léonard de Vinci ne cessera d’expérimenter : si les couleurs qu’il emploient ne différent pas vraiment de celles utilisées par ses contemporains, c’est leur mise en oeuvre, constamment étudiée et réécrite, qui le distingue ;
en fait, infatigable chercheur et curieux de tout, il a mis son génie au service de la peinture : c’est le thème de l’exposition ; car après presque 10 ans d’analyses préalables du Louvre et du C2RMF* de ses textes, dessins, tableaux et la constitution d’une base historiographique, la clarté et la cohérence de son oeuvre sont apparues :
> peut-être Léonard de Vinci était-t-il peintre avant tout ?
Sainte A nne, la Vierge et l’Enfant Jésus,
dite La Sainte Anne
vers 1503-1519, huile sur bois, 168x113
musée du Louvre (courtoisie) |
Si le parcours est chronologique, il montre bien les fondements de la modernité de Léonard de Vinci :
maître de la forme
à 17 ans Vinci étudie dans l’atelier de Maitre Verrocchio, grand sculpteur du 15e siècle : il y apprend à traduire la forme parfaite et surtout le clair obscur
> il développe alors une vision picturale de la sculpture qu’il traduit notamment par des études de draperies démontrant sa technique du clair obscur :
la forme parfaite conditionne en art les règles codifiées des proportions, que Vinci a exprimées notamment par l’Homme de Vitruve -texte et dessin
étude Draperie-Saint-Morys,
detrempe refaut blanc, v1480
(courtoisie Louvre) ... clic=zoom
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maître du mouvement
mais Léonard de Vinci n’est pas satisfait de la forme parfaite, elle manque de vivant : la gestuelle est académique, la posture réservée ;
> il s’en affranchit par la dynamique du dessin et la liberté en peinture vers 1470-1480, où cette nouvelle manière apparaît, où il "nie la perfection de la forme"
études de personnages
pour l’Adoration des Mages
pointe de plomb reprise plume et encre
v1480, 28x20
(courtoisie Louvre)
clic=zoom
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maître des sciences
dans les années 1480 à Milan, Vinci se rend compte que la forme seule ne peut traduire l’intériorité du monde ; il étudie alors toutes les manifestations sensibles : visages, corps, vols d’oiseaux ou d’une mouche, astres, plantes, l’écoulement de l’eau, diverses techniques…
> une boulimie d’études du monde physique traduite en dessins, une quête des apparences naturelles pour tenter de capter l’indicible ; il nomme ce libre cours à la liberté créatrice... "composition inculte" !
Hélicoptère et Ornithoptère
v1488, plume-encre, Institut-de-France
(courtoisie Institut-de-France et Louvre)
clic=zoom |
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une nouvelle modernité
libéré de la forme, le maître du clair obscur, de l’espace, du mouvement et du sfumato donne vie au tableau, aidé par la découverte de l’huile qui autorise une liberté renouvelée
> "La Bataille d’Anghiari" (fresque inachevée) est un exemple où Léonard de Vinci recrée le monde
Tête-d’un-guerrier
étude pour La-bataille-dAnghiari
1504, sanguine
(courtoisie Mus.Fine Arts Budapest)
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La Cène (aujourd’hui disparue mais représentée par une copie de 1506) fait la synthèse de son oeuvre ;
La Joconde, elle, reste visible dans son écrin habituel Salle de l’Etat (rénovée) mais se présente sous forme virtuelle en sortie de l’exposition.
voir aussi l’analyse de la réalisation d’un de ses plus beau tableau : La Belle Ferronnière.
* : pour illustrer les travaux du C2RMF (Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France), nombre d’imageries scientifiques sont présentées ; malheureusement elles ne sont pas accrochées à proximité des oeuvres de sorte que les comparer est impossible au visiteur ; bien dommage... mais vous pouvez télécharger ici la documentation.