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l’abstraction actuelle

 

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3° partie : l’art abstrait aujourd’hui

 

 
la figuration domine actuellement le marché, mais ne vous trompez pas : l’abstraction est toujours présente ; il y a un siècle l’opposition était frontale et radicale entre abstraction et figuration, mais c’est fini !

Mieux : vous voyez volontiers, depuis la fin du XXe siècle, des artistes qui vont de l’une à l’autre ou mixent les deux, comme les amateurs.. qui collectionnent les deux à la fois.

Depuis 1946 l’abstraction a sa foire spécifique, toujours active et intéressante : le Salon Réalités Nouvelles, en automne, dans l’écrin du Parc Floral de Paris.

 

 

 

 

 

 

un des tableaux les plus "concrets"
John Armleder, Prunier, 2018
(courtoisie Galerie Rech)
clic=zoom
 

l’abstraction illustrée par une exposition :

> il est connu, l’artiste suisse John Armleder, mais on ne sait jamais bien ce qu’il fait, comme tous ceux proches de Fluxus, et il expose assez rarement ; donc voici une occasion de voir ses dernières oeuvres
> celles-ci, appelées "peintures en flaques", sont le résultat d’un processus de déversement de matériaux hétérogènes à même la toile couchée : leur mélange provoque un changement chimique déversant un magma de composantes à densité variable sur les accrétions : bref, un vrai Birchermüsli suisse... ; l’introduction du hasard mâtiné de fantaisie provoquante est l’apanage des Fluxus ; mais d’ici à en appeler au "lâcher prise cher à John Cage", la marche est un peu haute ; la prétention verbeuse est un tic de l’art plastique
> curieusement les tableaux ainsi obtenus sont très plaisants, beaux souvent ; leur apparence est abstraite (on ne voit d’ailleurs pas comment ne pas l’être, avec un tel procédé), les titres sont pourtant concrets, un zeste de réalité subsiste ; le mélange abstrait-figuratif est courant actuellement
> à voir jusqu’au 28 juillet 2018 à la Galerie Rech

William Bradley artiste contemporain

 

 

 

 

l’abstraction actuelle

Il n’y a plus vraiment d’école ou de mouvement abstrait exclusif, mais des artistes qui s’expriment de manière figurative ou abstraite ou les deux à la fois ; banalisée dans le monde artistique, l’abstraction est devenue un style parmi d’autres, un mode d’expression qui peut coopérer avec tout courant artistique. Par exemple il est difficile de catégoriser comme purs abstraits des peintres "matiéristes" comme Fautrier, Tal Coat (Pierre) ou Tapiès.

 

Gérard Régnier,
alias Jean Clair :

ex dir du Musée Picasso, commissaire

"Le charme que possède parfois la peinture abstraite
d’enchanter sans représenter"

 

 

qu’en pensent les artistes ?

quelques exemples qui montre la diversité que prend l’abstraction actuelle :

Cédric Teisseire :

vit et travaille à Nice, où il est co-fondateur de La Station ; il expose en France, Allemagne, Autriche... ; il est représenté à Paris par la galerie RX à Matignon

 

 

Pillow, 2008, tec mixte
(courtoisie C.Teisseire)

Cédric Teisseire

 

Cédric Teisseire explore la matérialité de la peinture et son processus de création ; c’est un héritier de Support-Surface.

Ainsi vous lisez sur son site : "les deux questions qui préoccupent n’importe quel peintre sont : quoi mettre, où et quand s’arrêter ?" [La peinture des autres, Jean-Michel Spreux]

 

l’abstraction-lyrique de Kim En Joong est empreinte de mystère :

> "le monde est envahi d’images de figuration de toutes sortes"... ; il est "contaminé par l’image... ; tout est figuratif et il n’y a plus de place pour le mystère ; moi j’aime le mystère, je cherche un monde de mystère et je l’exprime dans ma peinture"
 

Kim En Joong :

né en Corée, fils de calligraphe, travaille à Paris et Vence ; Père dominicain depuis 1970 ; il expose dans le monde entier et a crée les vitraux du Prieuré de Ganagobie en Haute Provence.

Kim En Joong

 

> "je ne peins pas des choses rationnelles... mais des sensations"... "ce n’est pas la peine d’être un intellectuel pour comprendre ma peinture"
> "expliquer sa peinture, quel supplice ! La sensation intime ne s’exprime pas, elle se vit ; n’expliquons rien, laissons sentir..." [extraits de "Kim En Joong, : Fragments d’un Monde Inconnu", Ed.Cerf, 96]

Voir aussi ses vitraux à la Chapelle Diocèse d’Aire et Dax

 

ST, 2009 (courtoisie En Joong)

 

Jean-Marc Bustamante a développé dans sa série Panorama une technique qui l’a conduit à l’abstraction à partir de dessins crayonnés sans but, au feutre sur papier, qu’il a très fortement agrandis, puis reporté et sérigraphié sur pexiglass.

ean-Marc Bustamante

Panoramas, sérigraphie sur plexi, 1999 (courtoisie J-M. Bustamante)
 

Jean-Marc Bustamante

a représenté la France à la Biennale de Venise 2003 ; son œuvre a été montrée dans tous les grands lieux d’art d’Europe ; il est représenté par la galerie Ropac à Paris et enseigne aux Beaux Arts.

Partant donc d’un geste presque hasardeux, il s’est distancé encore plus de la réalité : les chemins qui mènent à l’abstraction contemporaine sont libérés du dogmatisme des années fondatrices

 

Gérard Traquandi

Gérard Traquandi vit à Aix en Provence et à Paris.

Ses tableaux sont clairement abstraits, mais l’argument d’une exposition d’oeuvres de 2008-09 vient troubler cette évidence, car ils sont présentés comme une "expérience autour de la notion d’empreintes"... or par définition une empreinte est concrète, comme celle d’une patte dans la terre ou celle issue d’un rayonnement.

Gérard Traquandi s’explique : lassé de traduire ses gestes directement sur la toile, il souhaitait s’en éloigner et cherchait comment le faire sans se renier (car reste évidente la continuité visuelle entre ces tableaux et les précédents). L’idée lui est venue de passer par un intermédiaire, pour mettre un degré de liberté entre le geste et la toile : un filtre est interposé qui, peint et une fois retiré, laisse des traces sur la surface préalablement préparée que sont ces fonds presque monocolores, mordorés, subtils, rayonnant discrètement, qui sont signature de l’artiste.

Ainsi la notion d’abstraction est indépendante de la façon de peindre : ici l’empreinte d’une abstraction reste abstraction, comme la lueur du fantôme sur la pellicule.
C’est aussi ce que démontre aussi Simon Hantaï par ses tableaux obtenus par pliage de toile, enrobage de peinture puis dépliage.

 

  Gérard Traquandi
ST, huile, technique mixte, 2009 (courtoisie G.Tranquandi)

 

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