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Mona Hatoum, ou la souffrance de l’exil

 

Ceci est une archive d’une exposition exceptionnelle

 
Note sur les visuels : si les droits liés à l’expo sont échus, ne restent que des imagettes de faible définition à titre de mémoire, sans agrandissement possible ; celles agrandissables ont obtenu un accord ou sont libres ou sont en "fair use" ; en cas d’erreur svp nous en faire part et, suite vérification, le visuel sera retiré ou mis en imagette-mémoire ; merci !

 

  > accueil d’Almanart > sommaire des archives

toutes images, courtoisie Centre Pompidou sauf mention

 

Mona Hatoum : fort, très fort !
> au Centre Pompidou, jusqu’au 28 septembre 2015
puis à la Tate Modern du 4 mai au 21 août 2016
puis au Kiasma d’Helsinki du 7 octobre 2016 au 26 février 2017

 

dans la rue devant les gens éberlués, une jeune femme en noir marche pieds nus, péniblement, traînant derrière elle de lourds brodequins attachés à ses chevilles par leurs lacets, gênant chaque pas. Elle serait nordique, les gens riraient de cette folle à côté de ses pompes… mais la femme semble être du sud de la Méditerranée, elle peine, son visage est concentré : cette vidéo frappante, date de 1985 et donne le ton de toute l’exposition de Mona Hatoum au Centre Pompidou

 

Mona Hatoum, Roadworks, 1985
video document d’une performance, 6’45
  Mona Hatoum Roadworks

 

un monothème engagé au centre de son travail

la contrainte, l’exil, la contrariété, le danger, les désirs inatteignables noyés dans les incertitudes des sociétés... c’est son histoire que raconte Mona Hatoum : née à Beyrouth de parents palestiniens, elle quitte son pays pour un court séjour à Londres au moment où éclate la guerre du Liban qui l’empêche de rentrer

 

> cette image a fait le tour du monde : ces cages instables
contiennent des formes aux allures d’organes,
notamment de coeurs ; le message est limpide !

 

Mona Hatoum, Cellules, 2012, acier, verre soufflé
(courtoisie Galerie Crousel)
  Mona Hatoum Cellules

 

  22:02 30/09/2011  

Mona Hatoum utilise aussi son corps, notamment ses cheveux, symbole de féminité, qu’elle conserve patiemment comme matière à tisser

 

> ici elle explore son corps par une technique d’endoscopie : la caméra qui envahit le corps, en transgresse les limites en montrant l’intérieur en gros plan ; impressionnante métaphore du contrôle étatique qu’elle découvre en occident

 

Mona Hatoum, Corps étranger, 1994
vidéo au sol, entourée d’une "cabine"

 

Les objets quotidiens sortis de leur banalité sont des menaces pour la femme

> il deviennent de méchants ustensiles comme ces
râpes, reliées par un fil électrique qui éteignent et
rallument des ampoules intérieures en votre présence ;
inquiétant ; pire : l’accès est barré par un rideau
électrique bourdonnant ! Welcome home…

 

Mona Hatoum, Home, 1999
(courtoisie Tate Gallery)
  Mona Hatoum Home

 

  Mona Hatoum Light Sentence

 

 

L’enfermement peut revêtir des formes très diverses, c’est autant une question de ressenti que d’interdiction physique :

 

> Light Sentence est jeu de mots sur une légère (light) peine de prison (sentence) : ces boxes ont l’aspect de cages à lapins dans tous les sens du terme ; horrible, une ampoule blafarde monte, descend, bouge, et provoque ces grandes ombres qui évoquent l’instabilité

 

Mona Hatoum,
Light Sentence, 1992

 

Dans cette quête de dénonciation, Mona Hatoum introduit des perceptions contradictoires : l’attraction et la séduction, l’agressivité et la répulsion, ces dualités sont particulièrement exprimées par un pénétrable du type Soto mais composé de… barbelés.
Cette amazone hyper-sensible est aussi douée d’une formidable imagination créative, capable d’utiliser toutes sortes de médiums artistiques, ce qui rend l’exposition spectaculaire voire même ludique par quelques traits d’humour (corrosif).

 

 

 

 

 

plus d’infos :

> l’exposition Mona Hatoum au Centre Pompidou
> profil de l’artiste

 



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