le post-surréalisme reste dans l’esprit surréaliste
l’esprit surréaliste persiste :
> le surréalisme vit toujours dans l’art plastique actuel, simplement il a évolué sous l’influence des technologies et de notre connaissance du monde ;
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les nouveaux artistes surréalistes ne se réclament pas comme tels, mais leur expression du fantastique, de l’étrange, conserve bien cet esprit surréaliste entre vie et mort, absurde et réalisme poussé à l’extrême, souvent avec humour.
Cette page s’appuie aussi sur le Centre Wallonie qui, en 2014, a éclairé le rôle fondamental de la Belgique, pays d’humour que la part déjantée du surréalisme a séduit :
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le développement de l’esprit surréaliste
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.l’esprit surréalisme est Européen
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les fétiches : mannequins, poupées et érotisme
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Et bien sûr :
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le surréalisme vit par les dessins de Léa Bouton :
> l’interprétation par des artistes actuels de l’univers scientifique nous transporte souvent du merveilleux à la poésie en passant par le fantastique : une sorte d’expression post-surréaliste !
> c’est le cas des dessins de Léa Bouton, vus à Art Paris ; parait-il "fascinée par la physique, l’astronomie et la biologie", sa traduction artistique hésite entre réalité étrange et science-fiction sur des dessins minutieux, raffinés, mâtinés de morbidité et d’érotisme comme l’étaient les oeuvres des surréalistes d’origine
> ce dessin de technique mixte (feutre marker crayons) est de touche légère, mais il est paradoxalement assez inquiétant avec ces éléments organiques se mêlant à ce milieu visqueux, formant un tableau toutefois très esthétique de titre énigmatique : "Le Début est un Moment très Délicat"
> Léa Bouton est défendue par la Galerie Idéale
Léa Bouton Le Début est un Moment très Délicat
2026 feutre marker crayon 70x50
(courtoisie GalIdéalen) ... clic=zoom
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> achat-ventes de particulier à particulier
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le développement de l’esprit surréaliste
cette page n’est pas l’histoire du surréalisme, il y en a plusieurs sur le web notamment ici ; mais le surréalisme persiste-t-il encore en art plastique ? Réponse par ce rappel de l’esprit du mouvement surréaliste, extrait du Manifeste d’André Breton :
> "je crois à la résolution future de ces deux états, en apparence si contradictoires, que sont le rêve et la réalité"
> "le surréalisme repose sur la croyance à une réalité supérieure de certaines formes d’associations, à la toute puissance du rêve, au jeu désintéressé de la pensée".
En faisant appel au subconscient, le surréalisme convoque cauchemar, insolite, délire, paradoxe, fantastique... il stimule le réflexe avec les expériences d’écritures automatiques, littéraires ou plastiques, le tout influencé par le psychanalyste Sigmund Freud.
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Le surréalisme est donc plus qu’un mouvement daté dans l’histoire : c’est un état d’esprit ; il n’y a donc aucune raison qu’il disparaisse
par exemple Marcel Marien et Jane Graverol est
un couple d’artistes surréalistes des années 30 à 70e
> leur interprétation de Marylin de 1975 en BD nommée
"Parler de Soie", est bien dans l’esprit surréaliste qui
procède souvent par jeux de mots
Marcel Marien, Parler de soie, 1975, collage, 15x12
(courtoisie Centre Wallonie
coll. Province de Hainaut)
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Les pères du surréalisme sont parisiens : Marcel Duchamp comme précurseur en 1914 avec son porte-bouteilles, puis André Breton qui l’officialise lemouvement en 1924 par son Manifeste ; puis l’esprit surréaliste initial rayonne dans toute l’Europe, notamment à Paris, Bruxelles et à Prague
: zoom didactique sur le Nu descendant l’escalier de Marcel Duchamp
Ensuite malgré les querelles et séparations, beaucoup de Grands Maîtres ne changèrent pas de genre, comme Magritte et Dali jusqu’à leurs décès respectifs en 1967 et en 1989.
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L’Est de l’Europe libérée prend la relève avec le groupe politique Alternative Orange en Pologne (dès 1981), ou des artistes contemporains comme le Tchèque Jan Svankmajer
> ce collage de Jan Svankmajer est tiré de son
extraordinaire film animé Survivre à ma Vie
Jan Svankmajer, Survivre à ma vie, 2009,
dessin, aquarelle, collage, 55x92
(courtoisie Galerie Les Yeux Fertiles)
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les beaux-pères Belges du surréalisme
> en cette même année 1924 le surréalisme est déjà implanté en Belgique dans les esprits d’avant-garde ; le premier, le groupe bruxellois Correspondance, composé d’écrivains s’y est renforcé de plasticiens dès 1927 : Magritte (qui en fait sera à Paris jusqu’en 1930), Mesens (pour ses collages), Raoul Ubac, Marcel Marien, Jane Graverol, Pol Bury...
> cet animal hybride que Jane Graverol peint en 1956
est assez suggestif quand on sait l’intérêt du
surréalisme pour l’érotisme
> en 1935 un événement passe d’abord inaperçu : dans la petite ville industrielle de La Louvière (province du Hainaut), le groupe politique Rupture organise une exposition surréaliste avec des oeuvres de grands maîtres du mouvement ; ainsi elle jette les bases (en 1939 seulement, pour cause de guerre d’Espagne) du Groupe du Hainaut avec les plasticiens Armand Simon, Marcel Lefrancq, Pol Bury... vite dissout par la guerre
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> beaucoup d’écrivains et d’artistes volontiers déjantés se sont rapidement greffés autour des précurseurs, par des allers-retours entre Paris et Bruxelles, comme Marcel Marien qui participe aussi au titrage des oeuvres de Magritte
> sa compagne la peintre Jane Graverol passa au surréalisme dans les années 40
> ensemble (avec l’écrivain Paul Nougé) ils créent en 1954 la revue anticléricale Les Lèvres Nues
Jane Graverol, Harmonies naturelles, 1956
(courtoisie Centre Wallonie/coll. Province de Hainaut) ... clic=zoom
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l’esprit surréalisme est Européen
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< pour montrer l’internationalisation du mouvement surréaliste, l’implication de la Belgique et la complexité des relations entre les écrivains et plasticiens de tous pays d’Europe par le jeu de leurs rencontres, le Centre de Wallonie-Bruxelles a affiché dans une exposition cette très intéressante fresque relationnelle
les liens entre surréalistes, fresque
au Centre de Wallonie-Bruxelles de Paris
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le surréalisme survit à ses créateurs
le surréalisme "officiel" est désormais un genre à frontière variable qu’on apprécie par son côté décalé, quitte à appeler "surréaliste" tout ce qui a une apparence étrange, digne d’un cabinet de curiosités : "surréaliste" est devenu une expression familière
> Wand Du rend hommage aux
stars du surréalisme ;
les reconnaîtriez-vous ?
> réponse sur notre page Devinettes
Wang Du, Becompddg, 2013, plâtre
(courtoisie l’artiste) ... clic=zoom
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les fétiches du surréalisme
s’extrayant du triangle des Bermudes Duchamp-Breton-Masson par une approche novatrice, l’exposition du Centre Pompidou portait son regard sur les trois fétiches du surréalisme : les "objets trouvés" (ready made), les mannequins (témoins d’anonymat) et les objets d’érotisme et de magie ; une utilisation révélée commune aux artistes de ce genre en toutes époques
mannequins, poupées et érotisme
Giorgio de Chirico fut un des premiers à placer un mannequin dans son tableau métaphysique Le Prophète, 1915, qui sera suivi de bien d’autres ; car le mannequin anonyme permet d’imaginer l’étrange, le merveilleux, dans le contexte des travaux de Sigmund Freud ;
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la version contemporaine du mannequin s’est transformée, en absence de la tête (Mona Hatoum, Hair necklace, 1995) ou plus fréquemment en masques (Théo Mercier, La compagnie du bon goût, 2012-2013, Mugs en céramique).
> film de Luis Berlanga,
Grandeur Nature (extrait)
avec Michel Piccoli
devant : la Poupée de Hans Bellmer, 1936
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Les poupées sont aussi ces "objets du désir" évoquées par le film de Bunuel en 1977 ; un peu avant Luis García Berlanga a placé (image ci-dessus) Michel Piccoli en une situation bien ambiguë en compagnie d’une poupée érotique, dans Grandeur nature, 1973
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> Philippe Mayaux, lui, a décomposé sa bien-aimée en petit morceaux exhibés dans une vitrine symbolique ; sympa...
< dans la pénombre d’une petite salle de projection, vous vous asseyez à côté de cette jolie spectatrice, convenablement habillée, totalement immobile ; vous souhaitez attirer son attention ? raté : c’est une poupée gonflable ! Typique du surréalisme : faire confondre réalité et fantasme
Dream Doll Creation : Cléa,
poupée gonflable habillée, 2013
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les objets "trouvés" :
depuis l’inévitable Porte-bouteilles qu’en 1914 Duchamp fit passer du BHV au musée, quantités d’objets banals ont été "ready-madés" ou "surréalisés"…
< ce qui n’est pas si facile à faire avec talent ; un des plus habiles, pour rester dans le désir, fut Ma Gouvernante que fit Meret Oppenheim en 1936
Meret Oppenheim, Ma gouvernante, 1936
(courtoisie Moderna Museer Stockholm)
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> Ed Ruscha souvent revendique l’absence de style par l’utilisation d’objets banals, comme ce set de table
< dans ce tableau il pose une formulation peu compréhensible puisqu’elle signifie "je ne peux pas ne pas le faire" ; comme chez Magritte, on est dans l’énigme, car vous ne savez pas de quoi il s’agit mais vous avez la possibilité de l’imaginer
Ed Ruscha, I can’t not do that,
2012, coll.particulière
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le Réalisme Fantastique
peu connu, ce genre est héritier du surréalisme, dont il garde le côté onirique voire décalé, où le réel est perçu à travers un monde fantasmé
> par exemple ce Chat Bleu de Raimondo Cardelli (1938-2008) exprime que le rêve serait aussi réel que le quotidien ; voyez l’analyse de ce tableau par une vidéo, chez Les Atamanes
Raimondo Cardelli
Rêve au chat bleu, huile, 61x50
(courtoisie Les Atamanes) ... clic=vidéo
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> et aussi Claude Verlinde (1927-2020), très connu et haut coté :
< cette toile se situe dans sa série Musiques, où ce personnage est enveloppé dans son rêve, bercé par le chanteur et le ronronnement du feu ; le cadre fait partie de l’oeuvre, lui donnant un air moyenâgeux
Claude Verlinde, Dans le fauteuil
1996, huile sur panneau, 80x55
(courtoisie Gal Yeux Fertiles) ... clic=zoom
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voyez aussi :