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le street art aujourd’hui

 

que devient l’art des rues ?

il y a un double mouvement :
> les "anciens" venus des rues n’y sont plus forcément : leur street art est devenu un style parmi d’autres dans les galeries
> les rues voient des jeunes qui renouvellent le genre tous azimuts, avec de nouveaux outils et procédés

 

Le point sur l’évolution du street art ces années 2012-2018 :

 

 

 

 

Nino Migliori, Muri, 1958
(courtoisie MEP)
clic=zoom

le street art illustré :

> bien sûr ce n’est pas du "street art", mais simplement un des murs photographiés par Nino Migliori dès les années 50 en Italie
> Migliori considérait les murs comme des paysages ou des scènes de rues, dans un esprit de photographie réaliste ; les murs sont pour lui dépositaires de traces existentielles
> on souhaitetait parfois que nos municipalités aient une approche aussi ouverte...
>rétrospective à la MEP jusqu’au 25 février 2018

Migliori Nino photographe

> accueil d’Almanart

> menu du street art 
(histoire, styles, comprendre, actus...)

focus : nouveautés du street art actualité, art de la rue ou art des rues actualités / toutes images : clic=zoom

 

 

le digital street art, l’art des rues participatif :

dans une idée de partage, des formes mixtes virtuelles/concrètes se développent ; exemples ::

> le Selfie assisté débarque ! un miroir est collé sur un mur, reprenant la forme de photos postées sur Instagram ;
à vous de vous photographier devant et de poster ! mode d’emploi sur fastncurious

 

rue de Ponthieu, été 2014
l’oeuvre et une interprétation
amusante du Selfie
Selfie   fastncurious

 
> depuis 2012 Elyx (Yacine Ait Kaci) dissémine ses petits bonhommes dans les rues ; depuis il en a fait un jeu de partage : vous prenez un de ses petits dessins sur carton (gratuits) et les photographiez sur vos lieux de passage, comme un petit compagnon, puis placez le tout sur internet

 
> le graffitiste Jean-Marie Georgelin (alias JMG) a déjà créé Everywhere en 2011 : vous prenez un petit bandeau annonce, le photographiez en situation où vous voulez et placez le tout sur internet :

jeu d'Elyx
le jeu d’Elyx en
avril 2014
dans le Marais
Jean-Marie Georgelin
alias JMG, Everywhere
2014 Salon Montrouge
Jean-Marie Georgelin JMG

 

 

 

tout pour se faire remarquer :

le succès du street art provoque une massification des interventions dans les rues, une sorte de résurgence des tags qui eux, se font plus rares :

> les collages de sérigraphies se généralisent, parfois de très grande taille pour se faire voir, sans forcément qu’elles soient intéressantes ou novatrices
> certains actes sont moins artistiques qu’humoristiques ou de communication : à vous de faire la différence...

  Ride in Peace   new street art   new street art
si vous ne retrouvez plus
votre vélo massacré,
adressez-vous à Ride in Peace
 
> une nouvelle technique
olympique : le lancer
de sacs de peinture !
 
le lancé de godasse n’est pas
nouveau, mais maintenant
il s’annonce par affichettes

 

> le plasticien chinois Liu Bolin fait exactement l’inverse : tout pour se rendre invisible ; le voyez-vous, non ? cliquez dessus !
il s’est fait photographié dans la rue, mais cette image est un print pour galerie ; il est déja célèbre ; on peut considérer qu’il est une sorte d’artiste urbain, car ses camoufflages suivent toujours le même protocole : il s’insère dans n’importe quel milieu qu’il trouve dehors et se peint comme un caméléon

Liu Bolin, série Hidingin Paris, n°7, 2011
(courtoisie gal. Paris-Beijing)
Liu Bolin

> tous les moyens semblent avoir été utilisés, pourtant certains innovent par l’originalité de leur support :

  Francisco de Pajaro Art is tra$h  
Francisco de Pajaro
(Art is tra$h)
à Londres en 2013
 
un gros travail d’origami
pour beaucoup de risques
bravo Mademoiselle Maurice
 

Mademoiselle Maurice

> d’autres se distinguent par la qualité artistique du geste sur un support plus banal :

  Levalet  
Levalet rue de Thorigny à Paris
en 2013 : le chiffon de la dispute
est un vrai tissu
 
de qui est cet Overdose
de code-barre, posé
à Lyon en fin 2013 ?
 

 

 

 

l’irrésistible banalisation du street art

l’art des rues est entré dans une normalité. Mature entre 2008 et 2011, ses artistes historiques sont désormais dans de grandes galeries, foires et musées, ventes d’art contemporain (et non plus ventes spécifiques de street) : autant d’indices de banalisation.
Mais ce genre à succès a créé aussi une cohorte de suiveurs ; tout le monde s’y met avec le risque que dans les rues, "trop de street art tue le street art" : le grand public n’y porte plus d’attention particulière...

> pourquoi ? le choc de l’inédit est digéré, les interdits sont tombés (les mairies proposent même espaces à graffiter), le collectionneur désormais choisit une oeuvre non pas parce qu’elle vient de la rue, mais par sa qualité, son originalité et... son prix puisque l’art venant "des rues" est devenu aussi cher que les autres ; ce qui à terme pose la question de la pérennité des galeries trop spécialisées

de qui est cette charmante scène,
vue au 96 r de Belleville, 2012 ?
new street art

Pourtant cette intégration du genre dans l’art s’accompagne toujours d’interventions dans les rues, car :
 - les nouvelles générations le font évoluer, le désir de s’exprimer reste fort chez les jeunes
 - le partage avec le grand piblic nécessite un territoire vaste, qui s’oppose à l’acquisition privée
 - c’est devenu une façon de se faire connaître, comme les réseaux sociaux : cest l’inverse de la clandestinité !

  gregos

> connu pour ses masques (lui-même) qu’il déploie dans Paris (entre autres), Gregos a aussi fait cette superbe fresque qui honore les femmes

> interview de Gregos

 

masque de son propre visage et
fresque composées de ses petits multiples, en 2014
 

gregos

Le street art commence à se confondre avec l’art plastique en général :

> belle installation du TSF Crew, en fait Papy et Milouz, qui utilise l’anamorphose comme le fait Bernard Pras ou Felice Varini, avec des éléments dessinés.

Bien que venant d’artistes opérant aussi dans les rues, cette installation ne peut vivre qu’en expositions ou festivals

 

TSF Crew, installation,
Salon Artaq Paris 2012
TSF Crew Papy et Milouz TSF Crew Papy et Milouz

 

 

 

 



 

annonces d'événements :


 

un animal entre air et eau

André Margat est un artiste animalier marquant des années 30, dont la bio est très riche

 

ce Cormoran plongeant est une aquarelle disponible chez les Atamanes

 ? qui sont les Atamanes ?


 

design : extraordinaires Lotus d’Or...

...que sont ces petites chaussures chinoises !

 jamais exposé au monde : un millénaire de tradition du 10è au 20è siècle, on bandait les pieds des filles pour limiter leur taille à <10cm dans ces engins de torture magnifiques...

Espace Jules Vallès
 4-26 oct entrée libre


 

Alfons Mucha, affichiste et peintre

les Editions Larousse proposent un livre très didactique, abordable, abondamment illustré

 

à l’occasion de la
rétrospective Alphonse Mucha
au Musée du Luxembourg


 

 le Prix du Graffiti & Street Art s’expose

au Pavillon de l’Eau, 77 av de Versailles
5 sept - 25 nov, gratuit
par Graffart et un prestigieux jury

plus d’infos

=> chaque année Almanart y découvre des perles ;
les collectionneurs pointus s’y intéressent


 

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Plans et itinéraires du Grand Paris :
Où sont les quartiers d'art ?

 

 

 

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