Note sur les visuels : si les droits liés à l’expo sont échus, ne restent que des imagettes de faible définition à titre de mémoire, sans agrandissement possible ; celles agrandissables ont obtenu un accord ou sont libres ; en cas d’erreur svp nous en faire part et, suite vérification, le visuel sera retiré ou mis en imagette-mémoire ; merci ! |
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Toutes images : © Bettina Rheims, courtoisie Galerie Jérôme de Noirmont et Bettina Rheims (merci pour son autorisation) ; sources : - (* )=entretien avec Bettina Rheims et Serge Bramly, par Thierry Grillet, dossier de presse, - entretien d’Almanart avec Bettina Rheims et Serge Bramly ; Bettina Rheims est représentée par la galerie Jérôme de Noirmont |
Une esthétique à couper le souffle, des belles à en avoir les jambes coupées, un érotisme assumé, un jeu de volées entre photo et cinéma, une descente ébouriffante dans le Paris mystérieux, une suite érudite de passe-passe entre littérature surréaliste et art plastique… une exposition de Bettina Rheims et de Serge Bramly est d’une incroyable richesse ; plus que d’autres, elle-ci nécessite un décodage que voici :
l’intrigue :> une jeune femme, B., cherche Rose sa soeur jumelle, qu’elle pense disparue > elle échafaude 13 plans tout aussi extravagants les uns que les autres et parcoure le Paris des années 30 pour la retrouver ; alors tel Fantômas (voir ci-après) elle se métamorphose pour se fondre dans les milieux où Rose pourrait être : la voici en strip-teaseuse, en fumeuse d’opium, en japonaise, en Joconde dans le métro... ...ou en belle des palaces, |
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> est omniprésent : jeux de mots, situations burlesques ou incompréhensibles sans clés, allusions aux titres et aux oeuvres d’art créées avant-guerre
> "Rose c’est Paris" se réfère au pseudonyme que s’était choisi Marcel Duchamp : "Rrose Sélavy" (deux "r", l’un évoquant l’érotisme) ; il cache plusieurs sens : "Eros c’est la vie", bien sûr, mais aussi "Rose sé-parée" ou phonétiquement "Roses c’est pareil" puisqu’elles sont jumelles ; voir l’histoire de Rrose Sélavy sur Artips
> Fantômas, le "maître du temps", le "mal absolu" capable de se déguiser, a inspiré les surréalistes par sa mythologie propre à bouleverser l’ordre établi du Paris classique d’alors
> les jeux de mots et les références à l’art abondent notamment dans le titrage des oeuvres
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> dans le même esprit surréaliste, les images ont été réalisées dans des lieux peu connus "pour montrer un Paris plus méconnu, plus trouble"(*) : les canaux souterrains, la BnF-Richelieu dépouillée de ses livres, le dôme de l’Observatoire, les sous-sols du Palais de Tokyo, l’hôtel Meurice, le Magic (boîte du bd de Clichy, ci-dessous), une pension de famille... > si l’image ci-contre a été réalisée place du Calvaire en mars 2009,
son titre Magic City III se réfère au cabaret homo Magic-City situé
au 188 rue de l’Université, clos en 1934 pour devenir un studio de radio puis de TV ; |
> vient de la démarche de création ; à partir du synopsis imaginé et proposé à la BnF un an avant, les auteurs ont ensemble composé les scènes : des tableaux vivants photographiés par Bettina et en temps-réel filmés par Serge et présenté dans l’exposition
> ce travail de renvoi d’un média à l’autre, du film aux photos, ajoute au mystère ; la scénographie l’a restitué en projetant le film à l’entrée et en le répétant en simultanné le long du parcours ; vous pouvez sans cesse passer de l’un à l’autre, c’est énigmatique à souhait
jeux de mots :> "le titre d’une oeuvre de Duchamp est à l’origine d’une de nos scènes ; La Bagarre d’Austerlitz, etc, ce sont déjà des images, indépendamment de l’oeuvre proprement dite ; l’idée pour nous était d’emprunter des éléments et de les détourner ; la clé principale, c’est le jeu !" (*) > et puis : B. et Rose… B et R comme Bettina Rheims ou comme BRamly... Narcisse fait-il partie du conte ? > dans L’air de Rails (titre de cette image), |
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les protagonistes :
> Bettina Rheims (biographie) devient photographe en 1978 à partir d’une rencontre avec des strip-teaseuses, alors elle se consacre entièrement à sa passion pour l’art et pour le sujet féminin. Le début de sa collaboration avec
Serge Bramly est Chambre Close (1990-1992) où des femmes posant dans des chambres d’hôtel à papiers peints à fleurs, l’ont rendue célèbre. > Mais… Serge Bramly n’est pas cinéaste, il est écrivain ? |
> entretien avec Bettina Rheims et Serge Bramly : "il y a un aspect dual entre les personnages du scenario : la douceur de l’amour et de la séduction, et certaines situations ou le mal incarné par Fantômas ; ce qui est d’ailleurs constant dans mon travail (BR)" |
> Près de cent modèles, de comédiens débutants à célébrités, ont prêté leur concours à cette exposition : Monica Bellucci, Valérie Lemercier, Anna Mouglalis, Naomi Campbell, Charlotte Rampling, Jean-Pierre Kalfon (il y a quelques hommes, si, si !)...
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les paysages sont omniprésents dans l’histoire de la peinture, mais par des représentations très différentes |
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découvrez, chinez, admirez l’art moderne et contemporain au fil d’un parcours dans les galeries parisiennes du 29 au 31 mai |
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rencontres, expos, événements, dans l’ancien Atelier Brancusi juste en face, ouverte à tous ... 1ères expositions : |
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dans les difficiles années 30 allemandes, ce n’est qu’en 2025 qu’on la redécouvre dans une exposition d’envergure au Museum für Neue Kunst de Freiburg Les Atamanes lui consacrent une exposition virtuelle bien documentée |
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