investir dans l’avant-garde (Laurent Godin)

  > accueil d’Almanart > sommaire des entretiens

 

Beaux-Arts de Lyon, assistant d’artistes, commissaire, directeur du Rectangle à Lyon, il a ouvert sa galerie depuis 3 ans à Paris ; il participe à des foires telles que la Fiac, Art Forum Berlin, Strasbourg…
Ligne : avant-garde contemporaine française et étrangères, exemple d’artistes : Claude Closky, Delphine Coindet, Corinne Marchetti, Rajak Ohanian, Gérard Traquandi, Wang Du…

entretien fin 2008


Laurent Godin


directeur de la Galerie Laurent Godin à Paris,
5 r du grenier St Lazare (quartier Beaubourg) devant Belly de Marilyn Minter, peinture sur métal Enamel, 2008
( courtoisie L. Godin) clic=zoom

 

 

investir dans l’avant-garde

 

Almanart  : les artistes de la galerie sont plutôt en avant-garde, souvent française ; c’est un choix audacieux, est-ce plus difficile pour vous et pour le collectionneur ?
Laurent Godin : la scène artistique française est assez audacieuse, les collectionneurs sont surtout français et nous sommes déjà présents à New York, Berlin, Mexico et bien sûr à la Fiac ; mais il n’est pas facile d’être dans les foires internationnales, les candidats sont nombreux et les français sont peu présents dans les Comités de sélection : on n’est pas assez visibles….

> At  : mais des initiatives se développent pour mieux représenter nos artistes, depuis quelques annnées ?
L. G. : comme on vient du désert c’est encore insuffisant ; des efforts fiscaux sont faits mais on est encore loin des anglo-saxons (NDLR : mais plusieurs changements ont été opérés depuis). Et on a aussi une histoire ; l’art se développe aussi en regard de l’architecture : il est difficile de mettre des oeuvres contemporaines devant des immeubles hausmaniens ou même à l’intérieur ; les grand formats apparut après guerre répondent à l’architecture de New-York ; on peut placer des grandes sculptures à Berlin reconstruit. Enfin les institutions n’ont plus d’argent hormis pour quelques grandes opérations de prestige ou évenementielles…

> At  : comment bien vivre ce compromis de la galerie entreprise qui doit vivre, et l’amour de l’art et des artistes qui demande des prises de risques ?
L. G. : une galerie qui soutient des artistes a deux projets : artistique et économique ; c’est un peu le casino tous les jours, on est en permanence en position risquée ; or l’évolution est nécessaire et il faut privilégier les projets longs qui déboucheront sur le plan économique plus tard

> At  : en termes de marché, en dessous de 50’000€ l’art peut-il être actuellement un investissement ?
L. G. : ce n’est pas ainsi que devrait se poser la question car il y a une sorte d’incompatibilité entre le souci patrimonial, compréhensible, et ce qui impulse un collectionneur qui réagit par passion : "cette oeuvre je la veux" est un choix irrationnel ; alors la spéculation sur l’art est une sorte de dérive.
Le collectionneur ne doit pas se laisser influencer par les records, cela ne concerne qu’une infime minorité de gens ; l’art plastique est comme la musique ou le cinéma : une minorité d’artistes sont très connus et les autres presque pas, ces deux mondes tendent à se séparer de plus en plus dans notre monde médiatisé et pyramidal

> At  : et lors du choix d’un oeuvre ?
> L. G. : choisir une oeuvre est une démarche intime où on a foi en elle, où le collectionneur prend un risque sur son devenir, quitte à faire "un pied de nez à la valeur" ; il ne faut pas non plus avoir peur de faire parfois des erreurs. Les non connaisseurs sont un peu désemparés devant l’art contemporain, ses prix élevés, avec l’impression que c’est un peu un panier de crabes ; mais quand on a fait un premier acte d’achat, action fondamentale, on commence à mieux comprendre

> At  : et votre ligne artistique face à la crise ?
> L. G. : actuellement les liquidités ne manquent pas, surtout pour le haut de gamme. Et on n’est plus dans un marché fermé, mais dans un cadre mondial, l’art n’est plus une affaire de spécialistes, il déborde de partout, tous les types de journaux en parlent et cette irrigation de l’information fait que les artistes sont bien perçus ; c’est une énergie globale.

 

 

 

> At  : merci pour ce recentrage du débat sur l’art !

 

 
.
Vous êtes amateur, collectionneur ?
Almanart peut vous guider et vous aider :
voyez nos services !
.

 



à vos petits écrans !

  > le blog d'almanart : curiosité, humour, people, sexy...
 

 

annonces d'événements :


 

jouez avec l’art et gagnez des cadeaux !

 participez au jeu-concours

Géant des Beaux-Arts / Almanart
s’amuser en s’instruisant, c’est facile et gratuit

jusqu’au 28 février 2017

 ? qui est Le Géant des Beaux-Arts ?



 


 

le Sm’Art et SumUp innovent
dans le paiement des oeuvres d’art

 le Salon Smart (11-15 mai à Aix) va faciliter le paiement instantané par mobile des achats d’oeuvres aux exposants
grâce à la technologie SumUp

à découvrir ici

 ? qui est le Sm’art ?


 

voici le 1er PopUp-Store [ Mobilier 20ème ]

au 7 rue Saint Sabin, Paris 11
du 25 février au 5 mars

plus d’infos

 

un événement Authentic Design

 


 

la plus grande foire d’art à Toulouse

 

 

annoncez vos ventes
trouvez à acheter

particuliers : annoncez vos oeuvres à vendre

seuls des biens de qualité sont acceptés,
sélectionnés par Almanart

de bonnes occasions pour
acheter

 

 

 

un moteur => toutes les ventes !

le plus puissant moteur de recherche d’objets d’art
100 maisons de ventes aux enchères francophones
sont déjà partenaires

 


 

suivez nous  :  petits écrans :

 

 

Plans et itinéraires du Grand Paris :
Où sont les quartiers d'art ?

 

 

 

Le "Petit Mot" : 10 micro-newsletter/an, gratuites

abonnez-vous, entrez ici votre ad mel :

aucune autre information n'est demandée

 

 

 

 

Mesure d'audience par :

 

 

 

 

 

Le "Petit Mot"
Abonnez-vous, ici
entrez votre mail :

10 newsletter/an, gratuit

 

 

 

 

 

 

nos partenaires :

 

 

 

nos amis en art et design :