qu’est-ce qu’une photo d’art ?

 

photo plasticienne ou non ?
faites la différence :

tous les genres existent en photographie contemporaine : reportage, documentation, publicité, science, art... Ces clichés peuvent être intéressants, beaux, choquants, amusants et peuvent justifier de belles expositions. Mais sont-ils de l’art ?

Des photographes se disent "plasticiens" pour signifier que les oeuvres sont artistiques, qu’elles appartiennent au domaine de la "photo artistique" ou "photo plasticienne" ; qu’en est-il ? C’est à l’amateur de savoir faire cette différence : comment ?

 

 

 

 

 

 

> accueil d’Almanart 

 

l’actualité de la photographie par une exposition :

> oh, un Veermer ! mais non, bien que la pièce et l’éclairage rappellent furieusement le Géographe ou la Laitière de Johannes Vermeer (au Louvre)
> moi je sais dit un voyageur : c’est la Femme blonde de Palma Vecchio (à la National Gellery)
> ah non, fait l’érudit : un perroquet comme ça sur ce perchoir là, il n’en existe qu’un : celui de Frans van Mieris the Elder !
> oui mais qui a réussi a rassembler tout cela dans une seule oeuvre ? Sabine Pigalle ! par cette photo superbe, à voir à la Galerie RX jusqu’au 25 février 2017

Sabine Pigalle vermeer

Sabine Pigalle, Vemeer-Palma2-Vecchio, 2016, print, 120x180
(courtoisie Galerie RX)

 

> sommaire de
comprendre

> histoire de la
photo plasticienne

> glossaire de la
photographie

> les supports de la
photographie


focus : photo photographie d’art artistique, photo photographie plasticienne et photographie contemporaine, artistes photographes

 

 

 

 

du mixage à la confusion

 

les expositions de photo et d’art s’adressent à des publics souvent distincts : elles se tiennent dans des lieux différents : les unes à la MEP (Maison Européenne de la Photographie), les autres au MAMVP (Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris)... les salons aussi sont sectorisés : Paris-Photo versus Fiac... ; mais même si la séparation des genres existe encore -photo d’un côté, art plastique de l’autre- il s’opère un brassage :

> une évolution décisive s’est produite dans 70’s : ériger une photo au rang d’oeuvre d’art en l’agrandissant et la présentant comme un tableau (notamment par l’école de Dusseldorf) ; grâce aux technologies nouvelles comme la photo numérique printée sur papier
> les artistes actuels utilisent souvent plusieurs mediums à la fois (clichés "photoshoppés" puis peints...)

de sorte que les amateurs d’art se sont intéressés aux deux mondes (art plastique et photo), ainsi que les institutions : en 2005 le Jeu de Paume exposait à la fois Charly Chaplin et Tony Ousler (mais dans des salles séparées)...

 

 

on peut s’interroger sur la bonne connaissance de l’histoire
de l’art par le comité Hsbc : Sandy Skoglund avait déjà produit
en 1981 une image similaire, dans un esprit à peine différent...
Cerise Doucède

une typique photo plasticienne :
cette grand-mère rêvasse à ses délicieuses tartes ! "mon travail évoque la relation entre les humains et les objets... le moment où le personnage bascule, décroche et commence à rêver" précise Cerise Doucède qui a remporté le prestigieux Prix HSBC 2013

Cerise Doucède, série Egarements_2011
(courtoisie l’artiste)

...avec en corrolaire une confusion des genres par l’amateur peu informé ; mais n’importe quelle photo n’est pas une oeuvre d’art ! Ce mélange entre art et non-art est un effet pervers du commerce : certains amateurs ne savent plus s’il achètent une oeuvre ou un objet de collection, ce qui est assez différent sur le concept comme sur le marché.
Notez que c’est actuellement la même situation avec le design !

 

l’influence du marché

 

le marché est soumis à des phénomènes de mode ; notamment celui de la photo révèle des dysfonctionnements que vous devez connaître :

 

pourquoi les photos sont-elles si chères ?
réponse :
certains les prennent pour des oeuvres d’art et vous pour un pigeon !

> les prix sont souvent trop élevés : les photos sont tout de même des multiples !
> les appellations comme les tirages sont parfois à la limite de l’abus ; par exemple une oeuvre d’art "originale" doit être limitée juridiquement à 8 exemplaires, mais une photo peut l’être à 30, d’où tentation...
> combien de photographes bons professionnels se sont-ils vus canonnisés "artiste photographe" par quelques marchands, sinon par eux-mêmes ?
> les appellations sont mal comprises du public, or elles conditionnent la valeur d’un cliché : vintage, retirage, tirage, etc.

  Corinne Vionnet  

Heureusement le tri se fait un peu mieux parmi les auteurs comme les genres, par le fait que des collectionneurs sont devenus méfiants envers la photo contemporaine ; beaucoup de plasticiens photographes respectent la règle des tirages faibles et ont trouvé une juste place sur le marché

 
"photo bougée, photo ratée" ou la tour de Pise est-elle en train de s’écrouler ?
L’approche artistique de cette série de Corinne Vionnet est très originale : elle collecte sur internet des centaines de clichés pris par les touristes, les recentre et les superpose. Elle a fait de cette façon un tour du monde sans quitter son ordinateur. Ainsi elle rend compte de l’extraordinaire multiplicité de mêmes clichés des mêmes momuments.

 

Corinne Vionnet, serie Opportunities, 2011 (courtoisie MEP)

la photo d’art résulte d’une quête artistique

la photo d’art (ou "photo plasticienne") est un moyen d’expression artistique parmi d’autres. 

 

Gustave Le Gray a dit en 1852 :
"j’émets le voeux que la photo, au lieu de tomber dans le domaine de l’industrie et du commerce, entre dans celui de l’art" ;
(la 1ère photo vint au monde en 1827)

 

  Zhou Jun  

Les artistes actuels utilisent le media photo comme un de leurs outils, leur but étant d’imaginer une image qui traduise un sentiment ou une recherche esthétique particulière

> c’est évident, le rouge de cette photo repeinte par Zhou Jun évoque le communisme ; mais en Chine aussi couleur symbole de succès et de bonheur, qui ici vont toujours ensemble

 

 

Zhou Jun, Beijing, Hujialou, série Area, 2006
(courtoisie Galerie Paris-Beijing)

 

ne pas confondre démarches créatrices et techniques :

le cliché "instantané" résulte de l’invention de l’appareil portable Leica 24x38 en 1925, libérant le photographe des chambres qui impliquaient la pose, à l’instar de la peinture en tube qui a sorti les peintres de l’atelier.
Alors à l’aube de la photographie puis à son époque portable, des peintres ont craint son réalisme qui leur a ôté leur fonction documentaire, mais pas les artistes peintres car la différence essentielle est que les artistes imaginent leurs images, alors que les photographes les empruntent : l’une est création, l’autre est révélation.

Sur un autre plan,, si des Lartigue et Cartier-Bresson ont eu le génie de "l’instant volé", pressenti ou provoqué, on ne peut les comparer aux millions de clichés pris dans le monde en rafales d’1/3 de seconde par des robots, clichés qu’il suffit de choisir ensuite : statistiquement il y en aura toujours un d’excellent.

Actuellement la technique numérique alliée à Photoshop peut produire des images sublimes, mais pas forcément artistiques. Beauté n’est pas systématiquement art, mais à l’inverse, les très grands formats photos printés sont aussi un moyen pour l’artiste photographe de s’approcher de la peinture

 

le photographe doit s’effacer devant son témoignage :

cette éthique, cette modestie, existe chez des reporter de terrain, souvent les plus grands ou ceux qui y ont risqués leurs vies, mais aussi chez des photographes esthètes, comme Jean-François Bauret : "les photographes pensent souvent qu’ils sont des créateurs, mais ils sont les récepteurs d’une émotion ou d’une vibration qui vient vers eux ; ils doivent s’effacer comme le metteur en scène qui laisse au comédien son espace vital" ; bien sûr, c’est un réel talent que de savoir montrer ces vibrations

 

une frontière floue

il n’y a pas toujours séparation nette entre l’artiste photographe qui crée au sein d’une démarche artistique, et l’artisan photographe qui s’appuye sur sa maîtrise technique et sur son observation ; certains font parfois l’un, parfois l’autre :

 

> ainsi, ce photographe dont l’oeuvre est hétéroclite, allant du reportage à la composition ; la photo de gauche se place dans l’art car l’utilisation faite des spots verts sur une prise de vue travaillée comme en studio a pour but de "magnifier la fantasmagorie du commerce de masse, dont les acteurs rappellent des fantômes en plastique venus d’un autre monde") ; celle de droite, splendide, appartient pourtant au reportage

Jiri Krenek (prix Talentinum 2001, Grand Prix du Salon de l’auto à Paris 2003, deuxième prix Jaromir Funke 2003) est un tchèque qui se libère de savoir dans quel genre il se place quand il travaille

 

(courtoisie CCTchèque Paris)
  Jiri Krenek   Jiri Krenek

 

> exemple connu : Martin Parr se place tantôt dans le témoignage (séries grinçantes sur les anglais), tantôt dans l’art (il fait aussi des installations), tantôt mélange les deux (ses autoportraits, qui ne le montrent pas lui-même bien qu’il figure partout, montrent ce "partout" où il évolue)

> par la transversalité des arts contemporains, le passage de reporter-photographe ou photographe de mode à artiste est fréquent, dans les deux sens et de manière alternée ; un cas célèbre est David LaChapelle, démonstration par cette exposition

> Thomas Ruff il y a 25 ans, a commencé par de grands portraits de gens impénétrables ou d’immeubles sans âme, images classiques ; puis il est sorti de ce style documentaire pour étudier la perception de l’image ; sa démarche alors se place en avant de l’image (qui provient de n’importe où, piquée sur internet...), celle-ci ne faisant que traduire cette recherche : il s’agit de mettre une distance entre l’image et la réalité, pour montrer que certaines images ne reflètent pas une vérité, mais viennent d’un artifice ; on n’est plus ici dans la photo pure, mais dans l’art ; un de ses procédés est la multi-pixelisation >>

Thomas Ruff
clic = découvrez le traitement effectué
par Thomas Ruff (courtoisie gal.Nelson Paris)
  Franco Fontana  

<< ou encore Franco Fontana qui a réussi avec ses Landscapes de véritables oeuvres abstraites minimales, par une recherche notamment sur le cadrage

 

(courtoisie Cotroneo Italie)

 

 

 

et la photo documentaire ?

 

la photographie documentaire n’a pas vocation d’être artistique, cela pèserait sur sa fonction voire nuirait à sa capacité objective.
Par contre certains protocoles érigés en démarche artistique peuvent former une passerelle vers l’art ; revenons ainsi aux Becher qui composent une collection comme Bach aurait composé une suite : définition du but (témoigner d’une époque européenne), cohérence de la démarche (choix des sujets, traités d’une même manière) et de la composition des oeuvres entre elles (des panneaux par genres) ; si l’historien ou le nostalgique voit une collection d’objets urbains en abandon, l’amateur d’art y trouve un dessin du monde et le professionnel admire le processus artistique

> dans la même tradition, Patrick Tournebœuf explore l’espace urbain avec un protocole semblable : chambre et point de vue frontal ; ces paysages portuaires vides deviennent une parcelle d’espace/temps détachée de son contexte : le réel et son double [DP de l’exposition Espace Topographique de l’art] ;
ces grues deviennent des totems ou peut-être des robots extra-terrestres

 

Patrick Tournebœuf , Port de commerce,
Sète, 30/05/2011, tirage pigmentaire
Patrick Tournebœuf

 

 
.
le collectif Tendance Floue et la photo documentaire :
Patrick Tournebœuf fait partie de Tendance Floue qui, depuis 1991, reste soudé pour le pire comme le meilleur, toujours très actif ; l’engagement socio-politique est le liant de sa pratique collective, mais chaque potographe reste libre dans sa démarche individuelle, l’un "creusant le sillon d’une écriture de plus en plus singulière, l’autre cherchant à parachever une esthétique documentaire distanciée" [CP, Christine Ollier].
Une remarquable exposition célèbre en septembre 2015 ses 25 ans, à l’Espace Topographie de l’art, commissariat Christine Ollier (aussi directrice de la Galerie Filles du Calvaire)
.

 

 

 

comment distinguer un artiste d’un artisan photographe ?

le terme artisan exprime un savoir-faire technique et professionel ; ainsi sont artisans photographes ceux qui font de "belles photos", techniquement parfaites, mais qu’il vous semble possible de faire vous-même si vous en aviez l’expérience, les moyens techniques et financiers et marketing.
Comme les artistes, il y en a de prestigieux mais aussi de mauvais prétentieux à qui il faudrait rappeler ce mot d’un photographe célèbre : "même un singe peut prendre des photos"... il veux dire que tout le monde peut prendre des photos mais tout le monde n’est pas "photographe" !

Distinguer l’artiste de l’artisan (donc au sens noble du terme) est subtil ; il semble vain de créer des catégories, chaque cas étant spécifique :

> Depardon dans les années 80 prenait des clichés qu’il commentait par de courts textes ; cette sorte de narration figurative se situer à mi-chemin de la création et du reportage

> Robert Zhao Renhui a obtenu le prix Découverte des Rencontres d’Arles de 2015, avec cet photo extraordinaire d’un ours polaire ; c’est un bel exemple d’une photo documentaire de haute qualité visuelle et technique

Robert Zhao Renhui
Robert Zhao Renhui, Gros ours polaire nageant dans la baie d’Hudson, 2013
Prix découverte des Rencontres d’Arles 2015

> comparez ces deux célébrités apparemment proches :
 - les images gigantesques de Thomas Struth sont célèbres par sa totale maîtrise : observation du sujet, prises de vues, cadrages, lumière... tout ce qui concourt à la révélation sublimée du sujet ; ces oeuvres appartiennent au témoignage
 - Andreas Gursky, s’il crée des vues qui ressemblent à priori à celles de Struth, a une démarche plus créatrice : partant de vues combinées prises à partir d’échafaudages (par exemple), il retouche subtilement l’image finale sur ordinateur pour accentuer les effets de foule afin d’exprimer une force, une densité

 

qu’en pensent-ils ?

> Alain Servais, grand collectionneur d’art, différencie la photo documentaire de la photo d’art : "je me demande ce qui me touche devant l’image : le sujet ou le traitement du sujet" [interview Techninkart, oct 2012]

> Charles Chadwyck-Healey, grand collectionneur de photos, relativise lui-même sa passion (interview Les Echos 21 mai 2005) : "la photo est créative mais ne peut se comparer à la peinture qui se conçoit à partir de rien"

> Agnès B, grande collectionneuse : "la photographie est seule capable de rendre l’instant unique et essentiel via l’instantané", qui révèle une émotion que l’oeil n’a qu’à peine perçue et qu’il peut alors contempler à son aise

> Catherine Millet, dans le célèbre "Art Contemporain en France" (fin 2005), précise en avertissement : "comme il faut bien imposer des limites à l’étude d’un art qui ne cesse de les repousser, la photographie n’est prise en compte ici que lorsqu’elle intervient dans le "monde de l’art" "

> David Hockney ( peintre figuratif qui a aussi composé des mosaïques de photos au sein d’un tableau) : "j’ai exploré la photo car c’est la façon dont des gens voient le monde, mais cela m’a toujours ramené à la peinture".

 

> preuve qu’un photographe-reporter peut créer un chef-d’oeuvre artistique, par le talent allié à la passion et la sincérité : cette image a fait le tour du monde sur National Geographic, rendant célèbre son auteur, Steve McCurry

elle a été une des "100 photos pour la liberté de la presse", opuscules régulièrement édités par l’Association Reporters Sans Frontières (RSF) pour le montant modéré de 10€ ; une occasion de collection

Steve McCurry, série Afghans pour Magnum, portrait de Shabat Gula,
1984 (courtoisie Steve McCurry / Magnum)

 

 

> Cartier-Bresson : "nous jouons avec des choses qui disparaissent" ; ces acteurs saluent ainsi le talent rare de pressentir et révéler l’instant magique, "l’instant décisif", ou de "flagrant délit"

  Steve McCurry
  > les photos de Sebastiao Salgado sont des scènes de reportage social issues par leur eshétique au niveau d’oeuvres symboliques de la misère sanctifiée, disent certains, mais simplificatrices répondent d’autres : polémique qui montre bien qu’elles sortent du reportage brut   "la photo documentaire est une chose, la photo artistique en est une autre"
[Emile Puyo, fondateur du Pictorialisme français 1904]

> pour les contemporains : les clichés de Bruce Davidson, Stephen More ou Nan Goldin qui joue sur le scandale, relèvent du simple témoignage, pas de la création ; ils ont empruntées à la vie ; ce que précise bien David Hamilton : "quelle distinction faites-vous entre le photographe-témoin et le photographe-créateur ?"-"le témoin fait ce que nous voyons chaque jour ... le créateur se trouve devant sa feuille blanche, comme un peintre, il doit inventer son monde à lui" [interview Zoom 1er sem.1984]

> Pierre Keller, directeur flamboyant de l’ECAL mais aussi artiste discret, interrogé en 1994 lors de son exposition d’agrandissements issus de polaroïdes : "si appuyer sur un bouton c’est être photographe, alors je suis photographe" !

 

même le fisc fait la distinction !

 

car il existe une instruction de 2003 qui distingue une oeuvre photographique artistique et les clichés de reportage, et qui régit le taux de TVA applicable ; il faut que le cliché soit reconnu comme une oeuvre "qui porte témoignage d’une intention créatrice manifeste de la part de son auteur".

Bien sûr se pose la question des critères et du jugement de cette intention, mais une photo de reportage "porte-t-elle une intention créatrice manifeste" ? Pas plus qu’une photo de vos vacances !

 

 

 

 

 

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