la peinture s’accroche

 

"c’est la fin de la peinture !"

des années a-t-on entendu cela...
Maintenant on voit bien qu’à l’instar du faux crépuscule du papier dans les bureaux et celle des livres chez nous, cela n’a jamais été le cas.

Car bien des artistes considèrent que la peinture, par la liberté qu’elle leur donne, permet de "rendre visible l’invisible"(Paul Klee). D’où depuis dix ans un formidable retour de la peinture qui, décidément, ne décroche pas !

Voici l’anecdotique histoire de la mort de la peinture contemporaine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Philippe Cognée, Swimming Crowd, 2016
(courtoisie Galerie Templon)
 

la peinture illustrée par une exposition :

> depuis l’année passée Philippe Cognée développe une série Foules, toujours par sa technique très particulière de peinture à la cire et son style flouté
> ainsi sort-il de son environnement de villes, maisons (celles-ci sont exposées en face, dans l’impasse Beaubourg), usines ou supermarchés où ne figure personne ; pourtant ces foules par leur densité extrême forment aussi une cache à l’individu
> ce sont les mouvements de foules qui forment la structure de ces tableaux, attroupements qui forment des tracés de rues ou de places avec parfois des effets de perspectives
> à voir jusqu’au 4 mars 2017 aux deux galeries Templon

Philippe Cognée galerie templon
 

> accueil d’Almanart

> sommaire thèmes

clés : peinture moderne et contemporaine ; tableaux modernes et contemporains ; peintres, peindre tableaux ; toiles

 

 

la peinture est morte : vive la peinture !

la première mort annoncée de la peinture résulte de l’avènement de la photographie, au milieu du XIXè siècle, vraie bombe dans le milieu artistique. Moins par remise en question du média que de la manière : pouvait-on encore peindre "pour ressembler au sujet", peindre le réel tel que l’oeil descriptif et objectif (c’est bien le terme) le voyait ?

Jules Ernest Renoux

 

La réponse négative a engendré l’impressionnisme dont l’objet est traduire les sensations optiques issues d’un travail direct sur le "motif", à l’opposé du travail en atelier, notamment en plein air grâce à l’invention du chevalet portable et du tube de couleur..

 

 

cet atelier nomade de fin de siècle est celui
du peintre Jules Ernest Renoux, exposé
dans les collections du Petit Palais à Paris

Puis ces deux techniques de peintures (photo et pinceau), suspectées concurrentes, se sont séparées et ont pris chacune leur indépendance ; à l’époque les métiers d’artiste et de photographe étaient distincts et les lieux d’exposition toujours séparés jusqu’en fin du XX siècle.

 

 

 

l’utopisme soixante-huitard...

...a créé le deuxième choc : l’acte de peindre ne se portait plus forcément sur un tableau entoilé, encore moins encadré !

Dans les années 50 et 60 l’art plastique fut soumis à toutes les expérimentations : performances, installations, greffes d’objets (les Combine Paintings de Rauschenberg), art optique… la tradition picturale même était contestée par Support-Surface, la peinture gestuelle avec l’Action Painting (Pollock et Mathieu), l’art conceptuel et minimaliste, etc, où le "tableau" n’existait plus.

Même l’enseignement des Beaux-Arts de Paris avait négligé le dessin et la peinture sur toile, pourissant une génération d’artistes en herbe…

Dans ses tableaux de style Combine Paintings, Robert Rauschenberg a intégré images et objets du monde réel dans la peinture abstraite, abolissant ainsi deux frontières : celle entre peinture et sculpture, celle entre abstraction et figuration. Rauschenberg disait : "un tableau ressemble davantage au monde réel s’il est réalisé avec des éléments du monde réel".
Ce sont ces travaux qui ont été récompensés à la Biennale de Venise en 1964, reléguant à la cave et pour un demi-siècle la peinture française traditionnelle qui aura régné jusqu’alors...

 

Robert Rauschenberg, Satellite, 1955
(courtoisie Whitney Museum New York) ... clic=zoom
  Robert Rauschenberg Satellite

Mais dans cette entreprise de démolition systématique de la peinture, on avait un peu vite oublié l’autre acteur principal de l’art : le collectionneur !
A qui il faut des oeuvres montrables chez lui, c’est-à-dire transportables, accrochables, de dimensions raisonnables et sans maintenance technique… Mais à l’époque, ce n’étaient que des propos d’affreux bourgeois, les artistes n’avaient pas besoin d’argent pour vivre, leurs idées suffisaient, on était encore dans les 30 Glorieuses ! Toutefois et il en a résulté une créativité artistique jamais plus renouvelée jusqu’à actuellement

 

 

les tendances actuelles :

 Cédric Teisseire Alias

un retour a une tradition révisée s’est opéré en deux temps, progressivement :

> d’une part dès les 80’s le tableau rectangulaire peint est redevenu en tête des ventes non institutionnelles,
> d’autre part dès les 90’s la figuration est revenue en première loge de la peinture.

Car pour l’artiste, faire un tableau est techniquement simple (surtout depuis la peinture acrylique) et bon marché (face au numérique) ; il demande peu de moyen pour laisser s’exprimer librement son imagination ; chacun peut y développer son propre style.

Cédric Teisseire, Alias, 1997, acrylique épais sur toile cirée
(courtoisie l’artiste) clic=zoom

 

Evidemment la forme a évolué :
> l’action gestuelle par exemple est présente dans des tableaux de grandes dimensions (du fait qu’un geste a l’envegure du bras) et elle est surtout figurative
> la photo "printée" et la vidéo induisent de nouvelles recherches optiques picturales
> le graffitisme apporte la bombe, souvent utilisée de manière combinée avec le pinceau
> le mixage des techniques est fréquent (sérigraphies peintes, mélange dessin-numérique-photo-peinture)
> les supports se diversifient, de la toile tendue à n’importe quoi de rigide ou même souple...

Ainsi en renaissant, la peinture est devenue libre et à pris des aspects multiples.

 


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