quel tirage, prix, compromis ?

 

les oeuvres reproductibles (appelées multiples) signées doivent être tirées en quantités limitées ; chacune porte un numéro d’exemplaire au sein du tirage, exemple : 6/20 soit 6ème épreuve sur un tirage de 20.

Pour l’artiste comme pour le collectionneur, une gestion modérée et honnête s’impose du nombre d’exemplaires. Le discernement s’impose : il y a parfois des dérives commerciales mais aussi des cas particuliers, le premier étant Andy Wahrol qui a opté pour une diffusion maximum, alors qu’il est artiste, pas seulement illustrateur

 

une question délicate :

 

le Tirage, illustré par une exposition :

 
> un tirage de 50 est pour nous une limite honnête ; pourtant nous n’avons pas hésité devant 50 épreuves de cette sérigraphie de JonOne, pourquoi ?
> outre qu’elle est belle (bien que petite), quelle est signée du Wahrol du street art, elle constitue ce que nous appelons "un pièce singulière dans une série" : l’artiste est intervenu sur chaque pièce tirée, ce qui, par un phénomène de fatigue, limite naturellement le tirage :)
> elle était en exposition chez Agnès-b


 

JonOne, série Fireworks, 2015, 30x40
50ex, sérigraphie rehaussée à l’encre
(courtoisie Fonds. Agnès-B)
JonOne
  > sommaire savoir acheter

focus : tirage ou nombre d’exemplaires épreuves d’un multiple gravure litho lithographie sérigraphie photo ; tirage oeuvres art

 

 

un vrai problème contemporain

il y a un demi-siècle les tirages étaient très limités, techniquement et éthiquement ; actuellement le commerce pousse à la consommation avec ses dérives. Les médias numériques posent le problème de leur parfaite reproductibilité : comment faire passer un print, une photo, une vidéo, pour une oeuvre à tirage limité puisqu’ils n’ont aucune limite physique de reproduction ; un tirage parfait peut être post-réalisé par l’artiste comme par un pirate, à grande échelle, au coin de la rue ou très loin. Cette problématique est récente car un média traditionnel comme un moule, une plaque d’estampe ou un négatif argentique ne peuvent être reproduits facilement.

 

 
pressé ? ne retenez que ceci :

1/ tirer une oeuvre au-delà de 100 exemplaires n’est pas raisonnable, on sort de l’art pour entrer dans le "collector"...

2/ certains avancent que la duplication non contrôlée est un concept "moderne" bien accepté par les jeunes : oui si la baisse des prix suit en proportion, or c’est rarement le cas en art...

3/ gardez ces règles de bon sens :
> ceux qui ne résistent pas à faire de grands tirages, s’imaginant vendre plus, oublient que les ventes ne dépendent pas du nombre d’exemplaires mais du nombre d’acheteurs !
> inversement, plus le tirage est faible, plus la valeur unitaire est grande car l’oeuvre d’un bon artiste ayant des chances de s’épuiser, sa cote augmentera par rareté.
 

 

 

collectionneur : combien d’exemplaires accepter ?

 

nuancez selon les médias :

> pour les oeuvres sur papier en général (lithographies, sérigraphies, prints...) la reproduction monte jusqu’à 50 voire 300 exemplaires selon le marchand, l’ambition de l’artiste, la technologie ou l’époque ; nous, nous n’achetons pas au-delà de 30

  22:02 30/09/2011
cette vidéo (extrait) de Ronald Dagonnier a été présentée par Fog Galerie à NoFound Photo Fair 2012 ; montée sur un socle, elle s’admire de haut à travers un dôme transparent qui accentue l’effet voyeur ; en fait c’est une installation qui ne serait reproduite que sur demande, de manière limitée7

> pour certaines oeuvres numériques (vidéos, photos, prints, installations mixtes) le nombre d’exemplaires est difficile à contrôler puisque les "masters" sont des fichiers informatiques : soyez encore plus rigoureux, n’achetez pas à prix élevé si ce n’est l’artiste lui-même qui détient les fichiers masters et qu’il ait signé et numéroté l’exemplaire et un certificat de tirage limité

> pour les photos numériques, on rejoint le cas ci-dessus avec, en plus, une dérive de certains marchands qui décuplent les tirages en les déclinant dans plusieurs formats ; normalement un artiste créer une oeuvre dans un format déterminé, ne laissant pas l’éditeur les décliner à sa guise...

> pour les photos argentiques le débat se situe plus entre retirages versus tirage d’origine (voir le glossaire photo) car la reproduction n’est pas aisée, c’est pourquoi des collectionneurs préfèrent les vintages, moins élevés en nombre et difficiles à détourner : voyez cet exemple

> pour les sculptures la technique conditionne la reproduction, par exemple 8 pour un bronzes, 100 pour un plastique... ; la destruction de l’original (du plâtre ou du moule) peut en garantir l’authenticité, mais qui va vérifier ? Distinguez aussi les fontes d’origine faites sous contrôle de l’artiste de celles faites après son décès, qu’on appelle fontes d’édition, qui d’ailleurs peuvent être de bonne qualité si elles émanent des moules d’origine (qui donc n’avait pas été détruits !), mais alors elles doivent être moins chères.
Enfin, les oeuvres les plus prisées portent une double signature : celle de l’artiste et celle du fondeur (son poinçon ou l’estampille pour un imprimeur) ; très difficile de faire un faux avec certificat dans ces conditions.

 

 

 

distinguez le droit et la pratique :

voici les limites juridiques européennes de tirage d’originaux multiples :

tirage maxi original technique ou médium remarques
1 peinture, dessin, aquarelle... -
1 céramique peinte, laque... -
8 + 4 EA estampe de toutes techniques EA = épreuve d’artiste
1 sculpture brute, taille directe bois, fer, terre...
8 + 4 EA sculpture en moule,
fonte, moulage...
métaux, plastique...
8 + 4 EA émail peint... -
30 photo sur support original argentique le négatif ne compte pas ; retirages inclus
8 + 4 EA "print" informatique -
8 + 4 EA vidéo, photo numérique ou création numérique coffret signé + certificat

 

 

attention au terme "original"

si la juridiction est claire, tout le monde ne l’applique pas de la même manière :

> en estampe : il y a confusion entretenue sur le terme juridique "original" et son utilisation par les professionnels de l’art. La Chambre Syndicale de l’Estampe se concentre sur la façon dont est conçue l’oeuvre (voir sa Charte), point primordial ; mais elle s’accomode d’une définition qui ne limite pas le nombre d’épreuves ! Il est inconcevable de mettre au même niveau d’originalité une épreuve venant d’un tirage inférieur ou supérieur à 8+4 (20, 50, pourquoi pas 100 ou 300, c’est courant...) ; la Chambre rappelle quels sont les risques et les mauvaises pratiques, c’est insuffisant

> en photo c’est jusqu’à présent la confusion : non seulement le nombre de tirage originaux est trop élevé, mais la confusion provient des techniques utilisées (voir aussi ici) ; ceci pour des raisons historiques, avant que la photo ne vienne sur le marché de l’art ; elle était d’abord utilisée comme moyen scientifique, de reportage, de recensement ; lorsque certaines d’entre elles ont été reconnues comme oeuvre d’art, la photographie en général (sans distinction) a subit une inflation anormale depuis seulement un demi-siècle, ceci sans mise à jour des règles juridiques et déontologiques

> en sculpture, la déontologie des Fonderies d’art de 1993, établie en accord avec les sculpteurs, est claire et rigoureuse : "sous l’appellation d’original, toute oeuvre en alliage métallique fondu ne peut être réalisée qu’en maximum 12 exemplaires, même si la composition ou la couleur de l’alliage utilisé ne sont pas les mêmes pour chacune des 12 pièces ; parmi ces originaux, 4 appelés Epreuves d’Artistes doivent être numérotés EA I/IV... en chiffres romains, les 8 autres numérotés 1/8, 2/8.... en chiffres arabes ; les fondeurs s’interdisent tout autre marquage comme O, HC, etc. ; le choix du nombre (1 à 12) doit alors être déterminé de façon irrévocable par l’artiste et avant la première fonte".
Bigre, on est loin des moeurs discutables en photo... pas étonnant que la sculpture soit élevée sur le marché de l’art !

 

l’influence du comportement de l’artiste

  la manière dont l’artiste aborde la question du tirage, son éthique, conditionnent la valeur de son oeuvre multiple. Pour illustrer, prenons ces deux monstres de l’art, tout aussi productifs mais qui se sont commercialement comportés de manière diamétralement opposée :
retirage en 2004 et 1500 ex. du célèbre livre d’artiste Jazz de Matisse, produit par Anthese, réalisé par Idem qui a repris les anciens ateliers de Mourlot et qui a fait une étude approfondie pour retrouver les couleurs de l’original ; ce livre a une valeur liée à la célèbrité de l’original et à la qualité exceptionnellel du résultat
Jazz de Matisse

> Pablo Picasso a produit des lithographies de qualité exceptionnelle en collaboration étroite avec l’éditeur Fernand Mourlot, en 50 exemplaires numérotés, signés et annotés par l’éditeur ; l’artiste y a accordé une grande attention, exigeant une dizaines d’épreuves avant le résultat final ; que de telles pièces aient été estimées de 10 à 30’000 € dans une vente en 2003 est normal ; Matisse a eu la même démarche avec son livre "Jazz", très coté

> Salavador Dali lui, d’un geste provocateur délibéré mais pas dénué d’intérêt, a carrément signé des dizaines (au moins) de feuilles blanches avant que son éditeur ne les passe sous presse, donc sans réel contrôle de l’artiste ; l’éditeur avance l’impossibilité de retenir le maître sur place pour les signer après contrôle ; qu’importe, le mal est fait et la rumeur de faux courre encore... Alors acheter des lithos de Dali même signées devient une imprudence ; d’ailleurs elles sont trop nombreuses, trop chères et entâchées d’un risque de faux...

 

pourquoi l’artiste fait-il des multiples ?

pour d’excellentes ou mauvaises raisons, à vous de juger :

> pour l’argent ; ce qui se remarque à une grande production peu novatrice
> diffuser son art à d’autres couches sociales ou atteindre de jeunes amateurs ; certaines galeries font la promotion de ces multiples de qualité faits spécifiquement par des artistes parfois connus
> participer à une action sociale (décoration d’un hopital...), carritative (aider une ONG en lui reversant les gains) ou promotionnelle
> illustrer un livre, créer un livre d’artiste, pour participer à une oeuvre collaborative
> expérimenter différents médias ou techniques et y donner le meilleur de son art ; cela se remarque par des oeuvres très étudiées, particulières, où le style de l’artiste évolue. Les multiples issus de cette démarche peuvent avoir une grande valeur ; par exemple Soulage a eu une très faible production de lithographies, mais ce sont des oeuvres créées pour ce medium ; la Grande Bibliothèque de France les a rassemblées en une exceptionnelle exposition en 2004

> il y a des cas spécifiques :
par exemple Roman Cislevictz (1930-1996) est un célèbre graphiste et illustrateur qui s’exprima essentiellement par la lithographie et l’affiche, par métier et par vocation : "mon rêve, c’était de faire des images publiques, pour que le plus grand nombre de gens puisse les voir ; pour moi, c’était l’affiche -l’image publique- qui était le plus important" [Wieslawa Wierzchowska, Auto-portraits, Éd. Interster Varsovie] ; ses tirages sont donc assez élevés mais justifiés par sa volonté et son domaine de l’illustration


ses oeuvres d’un style dépouillé et fort, réalisées sans informatique, sont maintenant recherchées, mais restent aussi d’un prix abordable

 

Roman Cislevictz, Empreinte, 1973, lithographie, 46x59, 100 exemplaires
(courtoisie GMA) .... clic=zoom

Roman Cislevictz

 

 quelques risques pour le collectionneur : 

 

tirer à vue...

 les mauvaises pratiques en retirage ne sont pas rares, mais il y a des retirages honnêtes et intéressants :

> si une estampe, une photo ou une sculpture se voit demandée après épuisement du tirage d’origine, la tentation est forte de continuer : c’est anormal car la planche, le moule ou la plaque d’origine devrait être détruites ; les "oeuvres" ainsi reproduites sont de faible valeur, même si elles sont belles à voir ; cela étant nuancez votre raisonnement, cela dépend aussi de la rareté

> si le prix est raisonnable et que vous êtes conscient de ce qui se passe, rien à reprocher au vendeur ; exemple : une belle copie du Cheval marchant au pas relevé de Degas se trouve aux boutiques des Musées Nationaux pour 1500 €, prix encore acceptable car l’original est célèbre (un exemplaire vendu 31’000€ en 2013) et qu’elle est retirée en bronze et à la bonne dimension ; désormais les copies sont plutôt en résine, ce qui ne vaut rien ; et il y a 10 ans, ces retirages bronzes valaient 5 fois moins...

> si vous êtes tenté par une gravure d’un artiste décédé, veillez à ce que les ayant-droits n’aient pas exploité le filon en repoussant la limite du tirage en partant de la gravure d’origine encore existante ; cela se voit par la signature de l’artiste qui n’est pas sur le tirage mais sur la plaque, donc reproduite

  > si une photo dite originale (normalement limitée en nombre ET format) vous est proposée à Nx100 exemplaires dans N formats différents, ce n’est acceptable qu’à deux conditions réunies : 1° un prix très bas (moins de 100 €), 2° l’artiste la signée ; sinon aucun vrai collectionneur n’en voudra...  

Myriam et Aimaury de Solages, fondateurs de la Maison Particulière à Bruxelles : "nous attachons de l’importance à ce que les (photos de nos collections) soient numérotées et tirées en nombre le plus restreint possible" [interview Techninkart, oct 2012]

> les jeunes semblent peu s’intéresser à la problématique du tirage, l’offre disponible sur internet évitant -évidemment- la question... ceci renforcé par le numérique gratuit, le streaming piraté, leur donnent l’illusion d’une norme. Tant qu’ils se contentent d’images privées, peut-être belles mais sans valeur, tant mieux pour eux ; mais le jour où ils auront envie de collectionner des oeuvres authentiques, ils s’apercevront que ce qu’ils ont ne vaut rien... qu’ils ne s’étonnent pas

 

un peu de vocabulaire :

 - dans ce dernier cas et bien que la propriété soit légitime, ce ne sont pas des originaux mais des copies tardives
 -
si la copie n’est pas faite depuis le master original, l’affaire est claire : c’est une "reproduction" de peu de valeur
 - si en plus l’artiste ou ses ayant-droits n’ont pas donné leur aval, c’est un faux
 - voir aussi le glossaire d’art et le glossaire photo

  Nikki de Saint-Phalle
cette Nana gonflable inspirée de celles de Nikki de Saint-Phalle est plutôt gonflée !
Ce n’est pas un faux, mais un "objet dérivé" pour le grand public ; ce n’est pas non plus une bouée pour faire clapoter les enfants, l’objet vaut de tout de même... env. 100 € (et est livré sans l’air dedans ) !
Un bon moyen de sensibiliser un enfant dans le domaine de l’art
 

> des abus peuvent provenir de l’artiste même ou de proches : Dali, le bien surnommé "Avidadollars", a laissé reproduire des bronzes sans contrôle mais pas sans revenus, Wahrol a fait imprimer des milliers de sérigraphies par ses assistants de la Factory (si bien nommée) mais cela faisait partie de sa démarche volontaire de vulgarisation, Picasso faisait des épreuves non signées car lui ne les considérait pas comme oeuvres mais des études, néanmoins certaines ont été mises sur le marché (fonds d’ateliers, etc)...

> les éditions d’origines sont légitimes, car elles partent de moules d’origine AVEC l’autorisation de l’artiste (ou d’une cession de ses droit) ; c’est le cas d’ateliers ayant travaillé pour lui et dont l’estampille a été agrée par lui ou ses ayant-droits ; elles doivent être estampillées ou recevoir un poinçon qu’il vous faut savoir reconnaître, et comporter la marque du tirage ; elles ne sont évidemment pas signées ; c’est le cas pour les céramiques de Picasso, les bijoux de Braque, les lampes Daume..., ces copies légitimes ne sont pas des peuvres d’art et sont abordables

> il n’y a pas de "retirage original", même en photo ; il peut y avoit un "retirage posthume original" : pour un bronze il sera fait à partir du plâtre original (et non pas d’un autre bronze), AVEC l’accord de l’artiste ou de ses descendants, toujours dans la limite de 8 + 4 exemplaires sinon ce sont des copies

> les bénéficiaires peuvent légitimement exploiter une marque déposée par l’artiste ; exemple : le fameux bleu d’Yves Klein, qu’on retrouve dans des objets dérivées postérieurs à l’artiste (par exemple sous forme de tables en plastique contenant les pigments) qui, évidemment, ne doivent pas être confondues même de loin avec ses oeuvres d’art

> astuce pour monter le prix : le tirage spécial limité d’une oeuvre mulitple à fort tirage, mais placée dans un écrin spécifique ; le procédé est habituel en littérature mais il ne vise pas à multiplier des originaux (la notion n’existe pas) ; cela peut faire plaisir mais n’offez pas cela comme une oeuvre d’art

 

 

 

nos conseils pratiques :

 

si votre coeur bat à gauche, votre porte-monnaie veille à droite ; alors ayez quelques réflexes :

 > vérifiez le marquage de l’oeuvre :
 - un original doit comporter la signature de l’artiste, la date, son numéro au sein du tirage : 4/8 par exemple, ou pour une épreuve d’artiste : III/IV EA (et non pas seulement EA comme nombre d’artistes font)
 - une copie aussi doit être signée, comporter ces mêmes numéros mais moins limités en tirage maximum, et si possible datée
 - dans certains cas où la technique demande des compétences exceptionnelles (tapisserie, fonte...) il est préférable que l’atelier soit mentionné et que son estampille ou poinçon y figure ; s’il est célèbre, c’est un "plus"
 - il arrive qu’une reproduction en nombre par une technique automatisée (offset...) soit signée par l’artiste, par amitié ; une telle "oeuvre" aura une petite survaleur, mais pas si elle est dédicacée car la revente peut être plus difficile
 - obtenez un certificat donnant l’origine, le nombre et la date du tirage

> donnez plus de valeurs aux oeuvres faites par des procédés impliquant de la main d’oeuvre que ceux techniquement faciles et moins chers

> préférez les tirages respectant la définition juridique du terme "original" ; bien que contestée, cette définition impose une limite basse ; si le tirage dépasse, veillez à ce qu’il soit faible (jamais plus de 50)

> ne pas payer cher une photo numérique, sauf en faible tirage et avec garantie écrite ; ce marché de mode est très largement surcoté, mais vous pouvez trouver des exceptions ; tenez compte tout de même que le prix de façonnage est élevé : un Diasec de 40x60 monté sur alu coûte près 300 € HT de fabricaion

> la qualité de l’oeuvre tirée dépend de l’outil d’impression ou de façonnage, comme de la qualité du support qui doivent avoir été approuvées par l’artiste

> une litho qui reproduit un tableau n’a rien d’un original, même signée, c’est une "reproduction"

> vous pouvez faire une "copie privée" d’une oeuvre si vous en avez les moyens techniques, mais elle ne sera pas signée ; et si vous la vendez sans l’autorisation de l’artiste c’est un faux !

> pour les vidéos : un moyen tirage non signé devrait être vendu environ le double du prix d’un DVD cinéma (qui lui est à grand tirage) ; pour être une oeuvre originale la copie DVD (car l’artiste conserve le master) doit être limitée selon la liste ci-avant, proposée en coffret avec une documentation et un certificat numéroté signé de l’artiste

> l’achat est aussi une question de confiance : préférez un vendeur connu, la présence d’un certificat d’authenticité ou, au minimum, de vente, ne payez pas en liquide et soyez extrêmement prudent avec les ventes en ligne, sans professionnel de l’art derrière, sans autre intermédiaire que le fournisseur de données sur internet (surtout situé hors de la juridiction française)

> pour les multiples de haute valeur, faites signer par le vendeur un certificat portant : auteur, titre, date, origine, technique et médium, tirage, numéro dans le tirage, dimensions, nom de l’atelier de reproduction, date de la vente ; demandez son histoire : expositions faites, précédentes ventes, précédents possesseurs, anecdotes qui y sont liées, demandez de voir le catalogue raisonné sinon le catalogue d’une exposition ou une revue la mentionnant.

 

C’est pour ces raisons difficiles à concrétiser que les grands collectionneurs font confiance à un marchand d’art dont la "signature" est reconnue ; si vous n’avez pas une telle relation, n’achetez pas une oeuvre importante sans obtenir ces éléments sinon faites très fortement baisser le prix afin de compenser cette prise de risque : à vous de juger !

En définitive, ces considérations ne doivent pas plomber votre envie d’art, qui doit rester dans le monde du rêve !

 



à vos petits écrans !

  > le blog d'almanart : curiosité, humour, people, sexy...
 

 

annonces d'événements :


 

ArtPhotoLimited : la photo accessible

nouveau ! un site de vente de photos d’art
au concept innovant :

> qualité et respect de l’oeuvre

> simplicité d’accès à 5000 photos
d’artistes professionnels
de 100€ à 2000€

ArtPhotoLimited

 


 

l’après-vente art & design est ouverte

la vente art, design et décoration du 27/11 chez Blanc-Manteaux Auction s’est achevée !
il reste encore de belles pièces en "après-vente" avec de bonnes idées pour Noël : profitez-en !

faites vos offres jusqu’au 21/12

 photo de David Hamilton ==>>

 ? qui est Blancs-Manteaux Auction ?
 


 

Sm’art : appel aux artistes & designers

pour exposer au Sm’art Aix du 11 au 15 mai 2017

le plus grand Salon d’artistes et designers à PACA : 200 artistes, 15 galeries, 24000 visiteurs 2016

informations exposants

 ? qui est le Sm’art ?


 

en avant-première pour Noël :


 au Géant des Beaux-Arts, jusqu’au 18 décembre
profitez-en, faites des cadeaux !

> qui est Géant des Beaux-Arts ?


 

 

un moteur => toutes les ventes !

le plus puissant moteur de recherche d’objets d’art
100 maisons de ventes aux enchères francophones
sont déjà partenaires

 


 

suivez nous  :  petits écrans :

 

 

Plans et itinéraires du Grand Paris :
Où sont les quartiers d'art ?

 

 

 

Le "Petit Mot" : 10 micro-newsletter/an, gratuites

abonnez-vous, entrez ici votre ad mel :

aucune autre information n'est demandée

 

 

 

 

Mesure d'audience par :

 

 

 

 

 

Le "Petit Mot"
Abonnez-vous, ici
entrez votre mail :

10 newsletter/an, gratuit

 

 

 

 

 

 

nos partenaires :

 

 

 

nos amis en art et design :