l’art chinois en 2015 à la Fondation Louis Vuitton

Ceci est une archive d’une exposition exceptionnelle

 
Note sur les visuels : si les droits liés à l’expo sont échus, ne restent que des imagettes de faible définition à titre de mémoire, sans agrandissement possible ; celles agrandissables ont obtenu un accord ou sont libres ou sont en "fair use" ; en cas d’erreur svp nous en faire part et, suite vérification, le visuel sera retiré ou mis en imagette-mémoire ; merci !
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l’état de l’art chinois en 2015
à la Fondation Louis Vuitton, jusqu’au 29/08/1

 

quel est l’état de l’art plastique chinois en 2015 ? la double exposition à la Fondation Louis Vuitton vous donne une réponse pertinente par le panorama qu’elle propose

 

les enseignements :

première leçon : les artistes actuels chinois n’ont plus à copier ni même à s’inspirer de l’art occidental, ils ont pris une définitive autonomie intellectuelle et créative ; ils ont même beaucoup à nous apporter, c’est impressionnant et réjouissant

deuxième constat : la qualité des oeuvres comme des propos est extrêmement variable, allant du clinquant typique de la culture populaire chinoise au plus profondément réfléchi en passant par l’art commercial et spectaculaire sans réelle raison autre ; mais les artistes chinois font tous preuve d’une excellente maitrise technique quel que soit leur style et les oeuvres sont remarquablement réalisées

troisième enseignement : le nombre d’artistes en Chine étant très élevé, se pose la question de leur sélection, qui ici présente une énorme différence qualitative entre les oeuvres de la collection qui réunit les plus grands noms, et celles de l’ exposition temporaire Bentu ("la terre natale") qui invite de plus jeunes artistes, dont peu sont d’un bon niveau ;

par exemple quel intérêt autre qu’esthétique peut avoir une telle installation, de surcroît nommée Currency War ?

Xu Qu, Currency War, 2015
  Xu Qu

 

 

 

 

l’exposition :

en fait il y a deux expositions : celle de la collection de la Fondation dans tous les étages et jusqu’au 29 août, l’autre temporaire jusqu’au 2 mai au rez-de-chaussée (nommée Bentu : La Terre Natale).
Commencez par le haut en prenant l’ascenseur (derrière les vestiaires) et redescendez par les escalators.

 

> le bien connu Zhang Xiaogang renouvelle ses portraits typés de familles traditionnelles chinoises (où revient le rouge mao emblématique auquel elles ne peuvent encore se soustraire) par une confrontation avec des statues uniformes d’enfants mi-nus symbolisant les métiers auxquels chacun aurait été destiné, tristes évocations de la révolution culturelle

 

Zhang Xiaogang, 2008, My Idea
  Zhang-Xiaogang
  22:02 30/09/2011  

> beaucoup de vidéos, dont par exemple une installation de 5 projections dans une salle ronde par Yang Fudong, qui évoque un monde merveilleux totalement artificiel où évoluent quelques jeunes femmes aux visages d’hôtesses

 

Xu Zhen, Physique of Consciousness
2011, video 52mn

> ainsi que cette amusante vidéo de Xu Zhen, où il évolue dans les nuages en parodiant un moniteur de danse zen qui vous pilote, avec paroles sous-titrées- comme le ferait une vidéo de gym à la TV.

 

Xu-Zhen, Physique of Consciousness, 2011,
photo de la video 52mn
  Xu-Zhen

 

 

Seuls deux artistes font une référence à la culture occidentale :

> Huang Yong Ping formule une synthèse entre l’orient et l’occident par une relation hasardeuse entre le porte-bouteille de Duchamp et les bras de Bouddha porteurs d’objets symboliques de la culture chinoise

 

Huang Yong Ping,
50 Bras de Bouddha, 1997
  Huang-Yong-Ping
  Xu-Zhen

 

 

> et Xu Zhen, par un audacieux et tout aussi hasardeux totem qui superpose deux chefs d’oeuvres de civilisations différentes, comme témoin d’une mondialisation sans respect ;
ici, la Victoire de Samothrace s’oppose à un Bouddha de la grotte de Tianlongshan

> dans l’exposition cette sculpture est entourée de plusieurs tableaux superbes notamment de Yan Pei Ming

 

Xu Zhen, 2013, série Eternity :
Tianlongshan Grot Bodhisattva Samothrac Victory

 

 

L’art Chinois se caractérise par une formidable maîtrise des techniques picturales classiques, tradition conservée par le programme sévère des concours aux grandes écoles d’art (une image de préparation au concours à Guangzhou) ; elle est particulièrement bien démontrée par deux artistes :

> Zhang Huan, connu par ses immenses fresques, notamment ce National Day de 11 mètres, un composé de peinture grise et de cendres, impressionnant par sa capacité à traduire l’immensité du peuple chinois et le danger qu’il représente pour la nature :

 

 

Zhang-Huan

Zhang Huan, National Day,extrait, 2009, cendres, 286x1080 (extrait) (clic=complet)

 

> et Hao Liang soutenu par la curieuse Galerie Vitamin, l’un des jeunes artistes de qualité de l’exposition Bentu, qui perpétue la tradition du classique rouleau en soie de dessin à l’encre, revu par la modernité : voir ici

 

 

 

 

 

plus d’infos :

> l’exposition à la Fondation Luis Vuitton
> commentaire par un média chinois
> reportage : Guangzhou-Canton et ses artistes
> les acteurs et le marché de l’art à Guangzhou
> visitez la fomidable Fondation Vuitton

 

 

 



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