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du 2 au 8 mars 2015

 

 

 

Bernard Ascal, Album 1, 1968, huile, 92x143 (courtoisie Gal.du Centre)

> à l’heure où, enfin, le Centre Pompidou vénère la Figuration Narrative par l’un de ses fondateurs Hervé Télémaque (reportage lundi 2 au soir), d’autres Seconds Maîtres sont exposés dans des galeries qui les soutiennent depuis longtemps

> notamment la Galerie du Centre (en face de l’arrière de Pompidou) montre Bernard Ascal, qui a évolué plus tard vers le surréalisme,... la chanson et la poésie

> cette splendide oeuvre de 1968 est pleine de clins d’oeil : vous pouvez imaginer que le haut à gauche évoque une sorte de paradis terrestre, mais que le cours du temps (donné par la flèche) vous mène à l’enfer de la vieillesse où les bonnes choses n’y sont visibles qu’à la TV, selon la loterie de la vie ; nous, on adore !

 

Edito :

n’oubliez pas les galeries d’art !

> ah qu’il est intéressant, et qu’il est bon, de flâner dans les rues de Paris, de sauter d’une galerie à l’autre (petits coins chauds dans les frimas), avec quelques interludes au café du coin, à la boutique vintage...

> car les galeries d’art et de design forment une des plus grandes surfaces d’exposition de Paris ! surtout quand elles sont concentrées dans les immenses quartiers d’art et design que sont Saint-Germain -voir le plan artistique- (option art moderne), le Marais (option contemporain) ou les Arts & Métiers (option avant-garde, pour faire court)

> les galeries ont bien des avantages sur les institutions :
 - elles sont ouvertes presqu’en permanence
 - il n’y a pas de queues, ni dehors, ni devant les oeuvres
 - elles sont gratuites et même on peut guigner le spectacle dans la vitrine avant d’entrer
 - elles sont variées, il y en a pour tous les goûts et couleurs
 - ce sont elles qui font, souvent, les découvertes surprenantes de jeunes artistes que bien des amateurs recherchent
 - conviviales, elles constituent une relation humaine avec vous
 - ah oui : et on peut aussi acheter, y faire un cadeau !

une formidable peintre du noir à la Galerie Gounod
Aurore Pallet, Les annonces fossiles 8, 2014, Huile sur bois, 17x25

> les galeries d’art sont un élément important de notre culture des rues, qui menacent de tourner aux souks à fringues ; elles sont le chaînon indispensable au développement de l’art actuel ; il faut les choyer !

Georges Maisonneuve

 

Almanart visite pour vous, ne travaille pas que sur dossiers de presse... 
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nos coups de coeur en une image commentée :

Jessica Stockholder dynamise la Galerie Obadia Pierre Vadi aère le Centre Culturel Suisse Bernard Ascal joue à la Galerie du Centre les colosses d’Antony Gormley à la méga Galerie Ropac Pantin l’histoire du luminaire vintage contée à la Galerie Kreo Takis vous déboussole au Palais de Tokyo
Greta Pasquini cartonne la Galerie Charlot la Bibliothèque Forney est repeinte en Indigo Tintin pose ses valises au Musée en Herbe Chiharu Shiota tisse sa toile à l’Espace Vuitton Kim Sun-Hyuk prend racine à la Galerie Oneiro Takis télé-éclaire le Palais de Tokyo

 

les grandes expos indispensables à Paris :

 

- art contemporain : voici enfin une rétrospective au Centre Pompidou d’un des fondateurs de la Figuration Narrative : Hervé Télémaque ; jouissif !

 
 

- art moderne : Au Temps de Klimt, la Sécession à Vienne raconte le fabuleux développement de l’art viennois à la fin du 19è siècle, avec Gustav Klimt comme guide

 
 

- art actuel : le controversé Jeff Koons est-il un grand artiste ? la rétrospective du Centre Pompidou y répond magistralement

 
 

- art ancien et actuel : au Musée Cognacq-Jay restauré, Christian Lacroix éclaire le Siècle des Lumières ; un parcours intimiste et merveilleux !

 

... à Paris puis parties ailleurs :

 

- art contemporain : il vous faut désormais aller à Bilbao pour cette rétrospective de Niki de Saint Phalle, qui était en fin 2014 au Grand Palais : voyagez !

 
 

- art actuel : il vous faut désormais aller au Luxembourg pour cette exposition de David Altmejd, qui était en fin 2014 au MAMVP : une occasion de visite !

 

 

les exceptionnelles expositions passées :

> séduit par cette exposition extraordinaire, vous voulez la revoir ou vous l’aviez ratée : la voici en résumé

 

 

toutes les expositions du Grand Paris :

> notre partenaire EXPOintheCITY vous annonce toutes les expositions d’art en cours
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> nos critères de choix
 que signifient : belle époque, moderne, contemporain, actuel, avant-garde... ?

Beaux-arts

 

 

 

jusqu’au 18/05/15 quartier de
Beaubourg (plan)
art contemporain 13 € pl Georges Pompidou
puis au Musée Cantini à Marseille, 19 juin - 20 septembre 2015
  > accueil d’Almanart > infos pratiques les 10 meilleures expos en cours

focus : rétrospective Hervé Télémaque au Centre Pompidou, Télémaque, fondateur de la Figuration Narrative
toutes images, courtoisie Centre Pompidou Adagp / clic = zoom

 

Hervé Télémaque, co-fondateur de la Figuration Narrative

 

Hervé Télémaque est l’un des deux fondateurs de la Figuration Narrative, venu à Paris après Haïti et New-York ; cette rétrospective chronologique éclaire bien l’évolution de son travail qui constitue un pan important de l’histoire de l’art européenne :

 

> il se caricature lui-même en 1965 sur une de ses oeuvres, bien nommée "Petit célibataire un peu nègre et assez joyeux" (qui fait la couverture du catalogue, ci-bas) ; ici il pose devant Pesanteur, une oeuvre ironique de 1966.

 

Pesanteur, 1966, Mouchoirs sur bois et 3 éléments
peints, le tout sur roulettes, 201×187× 98, musée LaM
  Hervé Télémaque Pesanteur

 

L’oeuvre d’Hervé Télémaque réunit une grande diversité d’expressions en restant cohérente et reconnaissable, et très typique du style de la Figuration Narrative, genre qu’il préfèrerait appeler "Fiction Narrative" ; sa peinture est une orchestration spontanée d’objets de la société de consommation plongée dans la culture populaire, provoquant de réjouissantes relations : "dans ma peinture, les objets sont une parodie", dit-il :

  Hervé Télémaque Mère Afrique

 

 

> techniquement il utilise la ligne claire des BD de l’époque et les aplats de la peinture narrative et l’ensemble reste à forte teneur personnelle : "je me suis servi de mon autobiographie de métis et d’Haïtien pour structurer un double langage fondé à la fois sur le politique et sur le social" [interview par Christian Briend, Conservateur au MNAM] 

 

Mère Afrique,1982, graphite, papiers collés, photo,
oeillets, calque, cuir, 83×148, coll. FRAC Aquitaine

Hervé Télémaque développe une oeuvre fortement imprégnée des lieux où il a vécu : d’origine haïtienne et parlant en français, il séjourne à New York où il rencontre les maîtres de l’expressionnisme abstrait (De Kooning, Pollock, Rothko…) et subit l’influence de Rauschenberg :

  Hervé Télémaque My Darling Clementine

 

 

> il en résulte par exemple cette huile d’influence américaine à la sauce française : elle sort du cadre du tableau, se voit ajouter une moqueuse boîte avec un petit nègre qui mange une banane (cf Banania), des pubs pour le décrêpage des cheveux, le titre du film de John Ford et le langage des comics... en fait c’est un classique Newyorkais avec les prémisses du style personnel de l’artiste.

 

 

My Darling Clementine, 1963,
Coll. Centre Pompidou

Télémaque débarque en 1961 dans le bouillonnement culturel parisien et s’intéresse à la narration ; mais "fatigué de l’académisme parisien après celui de New York" [DP] ; il organise avec Bernard Rancillac la fameuse exposition Mythologies Quotidiennes, fondement de la Figuration Narrative qui s’oppose à l’omniprésence du pop américain

 

 

> ce dyptique est typique de ce courant narratif qui conte la vie quotidienne : cette conversation téléphonique (qui aurait pu s’appeler "de vous à moi" selon le texte qui y figure) oppose les deux interlocuteurs mais celui qui est lointain est visuellement absent
(PS : si, le tableau est dans le bon sens !) >>

 

Fil, 1989, Coll Frac Paca
  Hervé Télémaque Fil

 

 

HT : en 1960 "à Paris, on trouve en même temps le surréalisme finissant, le situationnisme et le communisme ; à l’époque il y a une richesse idéologique et culturelle puissante : comment faire de la peinture en ne tenant pas compte de tout ce bagage intellectuel ?"
[interview par Christian Briend, Conservateur au MNAM] 

 

  Hervé Télémaque catalogue exposition pompidou

 

 

Plus récemment, Télémaque explore de nouvelles formes picturales, avec des sculptures murales faites d’objets de récupération, de magnifiques grands dessins au fusain, des reliefs en bois recouverts de marc de café, des acryliques de grande dimension qui restent dans ses couleurs privilégiées.

 

 

<< l’indispensable catalogue de l’exposition, 35€

avec en couverture : "Le petit célibataire un peu nègre et assez joyeux"
1965, Huile, 80x80, Coll. Centre Pompidou

 

exceptionnelle exposition et vente :
à cette occasion, la maison Cornette de Saint Cyr (désormais au 6 av Hoche) met aux enchères des oeuvres des protagonistes majeurs de la Figuration Narrative : 5 jours d’exposition (25 au 30 mars), vente lundi 30 mars 20:00
Téléchargez ici le catalogue (durée : quelque 15sec), un beau document pédagogique : entretien avec Anne Dary (qui, à la tête du Musée des beaux-arts de Dôle, a promu avant les autres la Figuration Narrative), article sur Gérald Gassiot-Talabot (qui en inventa le terme), 65 oeuvres, bios, photos de tous les artistes

commentaires :
le Centre Pompidou offre, enfin, une rétrospective (limitée à 2 mois...) à l’un des deux fondateurs de la célèbre Figuration Narrative : Hervé Télémaque, l’autre étant Bernard Rancillac qui n’a eu droit qu’à celle conjointe des Musées des Beaux-Arts de Dole et d’Art Moderne de Saint-Etienne en 2003 ; pourquoi cette défaillance au soutien de nos héros par les institutions parisiennes ? Si cette rétrospective (complétée d’une autre en 2016 de Gérard Fromanger) répare la situation, c’est bien tardif : les américains ont compris depuis 50 ans que la diffusion de leur culture est un vecteur social et économique prépondérant.
Mais... il faut savoir aussi que les artistes de 2ème génération (donc pas les fondateurs) des mouvements Figuration Narrative et Nouveaux Réalistes, très politisés, se sont vus en 1972 proposer une grande exposition institutionelle par Georges Pompidou lui-même, et... l’ont boycotée car initiée par des "bourgeois" ! tout cela est bien français... et le pop américain a eu champ libre.

 

 

 

 

plus d’infos :

> l’exposition Hervé Télémaque au Centre Pompidou
> qu’est-ce que la Figuration Narrative
> un interview de Gérard Fromanger

> nos archives des grandes expos que vous avez aimées ou ratées

 

 

 


 

 

connaissez-vous ces artistes...

...parmi cette quinzaine de portraits et auto-portraits d’artistes connus ou moins ?
Celui-ci est Félix Labisse, un Petit Maître surréaliste

à voir dans l’exposition virtuelle des Atamanes

 


jouez ! ... gagnez ?

 

participez au jeu-concours
Le Géant des Beaux-Arts en partenariat avec Almanart :

des chèques, des cadeaux !



du 3 au 15 mars 2015

 

Double S et Almanart...

...sont devenus partenaires

"Double S" ? 
drôle de nom...
qui est Double-S ?

 

 


 

Tintin débarque à Paris !

 

mais où donc ?
au Musée en Herbe,
pour les 40 ans du lieu
 

jusqu’au 31 août


 

une des nouveautés d’Envie d’Art

Madhu Basu, Artless1, 2014, pigments et acrylique
extrait d’un quadriptique de
65x216

à voir ici

 

 

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