autour de la féminité

 

la feminité contemporaine

la femme et la parité sont au centre des débats, qu’en est-il dans l’art plastique actuel ?

> l’accrochage de Elles@centrepompidou en 2012 nous avait choqué par sa ségrégation militante, donc nous en n’avions pas parlé

> puis est venue en 2014 l’excellente exposition La Femme d’à Côté à la Galerie Les Filles-du-Calvaire (qui ne pouvait pas faire moins !) ; ce thème primordial en art y était traité avec tact et intelligence... par des artistes et commissaires femmes ; un événement entre filles, certes, mais pour tous !

> depuis cette page thématique s’enrichit en fil de l’eau (en évitant tout militantisme radical)

 


 

 

 

Fatih Wilding, 1972,
Environnememt-au-crochet
(courtoisie Musée de la Monnaie)
clic=zoom
 

la féminité illustrée par une exposition :

> dès l’entrée l’enfermement féministe est posé : voici la femme réduite à son sexe et à la couture, par cette superbe pièce genre toile d’araignée, faite au crochet par Faith Wilding en pleine décennie de lutte pour l’émancipation féminine
> cette oeuvre est aussi un pénétrable (pardon...) : l’artiste y fait aussi "écho aux espaces anti-institutionnels qui ont ponctué le mouvement féministe des 70’s" [DP]
> et à propos de toile, une autre énorme araignée occupe le grand salon, mais elle est pacifique
> en parcourant cette exposition, vous aurez aussi la joie et la curiosité de redécouvrir l’Hôtel de la Monnaie magnifiquement rénové et ouvert (y compris son joli café et son magasin donnant sur la rue Guénégaud) ; une réussite

Faith Wilding
 

> accueil d’Almanart

> sommaire thèmes

focus : la féminité dans l’art contemporain, féminisme, érotisme, femmes artistes, l’art par les femmes
images "Femme d’à Côté" Courtoisie Gal. Les Filles du Calvaire Paris / clic=zoom

 

la féminité existe encore !

à force d’ériger l’égalité en dogme, on se demande si la féminité est un gros mot et peut encore exister ; heureusement des femmes nous rassurent : elles sont galeristes, commissaires et artistes ; que disent-elles sur elles-mêmes et sur leurs soeurs ?
Lors de l’exposition La Femme d’à Côté à la Galerie Les Filles-du-Calvaire : "de la mise en scène aux personnages, tous les rôles sont tenus par des femmes ... ici, les héroïnes ne succombent pas à la passion qui dévore Mathilde, la femme du film de Truffaut ; le souffle qui les anime est celui des artistes ... chaque oeuvre ou ensemble propose le portrait d’une femme particulière" :

> Ophélie, le personnage de la tragédie Hamlet de Shakespeare semble paisiblement endormie au clair de Lune, chevelure et robe étalées sur l’onde fleurie ; belle et éternelle comme en témoigne cette grande photo d’Ellen Kooi ; c’est une illusion car seule la chevelure de la noyée restera

les photographies d’Ellen Kooi évoquent la symbiose possible
du paysage et de ceux qui le traversent [Emiel van der Pol, 2012]
Ellen Kooi, Almere-Ophelia, 2006, photo
  Ellen Kooi

 

La féminité est l’ensemble des caractères anatomiques et physiologiques propres à la femme, précise froidement le Larousse ; comment la représenter ?

Anni Leppälä

 

> par exemple par cette main d’Anni Leppälä, douce, frêle, abandonnée délicatement sur le sable, dans une position permettant d’imaginer une scène : "difficile de tracer la ligne qui sépare le réel du fictionnel" remarque l’artiste [DP]

 

 

Anni Leppälä, Hand, 2013, photographie

 

 

 

femme et société

dans le thème de la féminité, la critique sociétale est au centre ; ainsi par exemple Karen Knorr en a fait une série entre 1979 et 1980, qui était précisément l’époque de la 2è vague féministe allemande :

> un alignement de photos tourne en une dérision sophistiquée les fameux "3 K" : Kinder, Küche, Kirche -enfants, cuisine, église- où la femme était (était ?) censée être confinée à cette époque en Allemagne :

cette femme senior est apparemment très satisfaite de sa vie consacrée à sa famille (maintenant sans doute dispersée), comme en témoigne le texte sous l’image : "une bonne mère place sa famille devant sa carrière"

 

Karen Knorr, Good Mother,
série Belgravia, 1979-1980, photo
  Karen Knorr

Llach-Elisabeth

 

 

Le féminisme n’est pas toujours dépourvu de dureté, soit envers la société, soit envers lui-même :

> comme l’agressivité sourd de la série de tableaux Ne t’inquiète pas d’Elisabeth Llach, qui dégrade son modèle, "un véritable travail de dégradation, de corruption pour mettre en évidence un monde emprunt d’une forte charge psychologique" [DP] ; une perception assez sordide de la société qui entoure l’artiste, pourtant suisse...

 

Llach-Elisabeth,
Ne t’inquiète pas #216, 2009

 


 publi-information partenaire : les Atamanes chineuses

   

> les Atamanes découvrent un tableau de Lily Steiner de 1955 et aujourd’hui vous racontent l’histoire de cette femme artiste qui lutta contre les préjugés viennois
> appréciée des artistes sécessionnistes, sans cette mention la peintre Lily Steiner ne figurerait même pas sur internet, bien qu’elle soit cotée sur le marché

 ? qui sont les Atamanes ?

Lilly Steiner, Composition baroque, 1938
(courtoisie Österreichische Galerie Belvedere)

 

 

et l’érotisme ?

il est heureusement présent, mais souvent discret ; érotisme et féminité sont associés dans les mentalités, particulièrement dans les arts plastiques, mais l’on apprécie qu’il soit interprété d’une manière moins sexuelle que sensuelle :

> Claudia Huidobro était autrefois icône de la mode (notamment chez Jean Paul Gaultier), puis elle est devenue plasticienne ; elle décrypte les corps dans des vidéos ou des collages de style surréaliste : décomposés, griffés d’épingles, ils émanent un érotisme fantasmé

 

 

 

Claudia Huidobro, série Quoi de plus douce ?
Technique .mixte, 2008
  Claudia Huidobro

avec humour ?

le militantisme aveugle pousse aux excès, il réussit surtout à provoquer l’effet inverse qu’escompté et essuye les sourires par son ridicule.

Des artistes femmes ont eu une bien meilleure influence en usant de l’humour, ce langage universel

> ainsi Meret Oppenheim : si peu de femmes ont adhéré au mouvement surréaliste des années 30, cette artiste germano-suisse domiciliée à Paris, en faisait partie
> cette oeuvre critique et humoristique, Ma gouvernante, figure parmi les Objets Trouvés de l’exposition surréaliste au Centre Pompidou en fin 2013

Meret Oppenheim, Ma gouvernante, 1936
(courtoisie Moderna Museer Stockholm)
  Meret Oppenheim, Ma gouvernante

 

 



à vos petits écrans !

  > le blog d'almanart : curiosité, humour, people, sexy...
 

 

annonces d'événements :


 

redécouverte d’un bel artiste disparu

Jacques Reverchon maître en gravures et aquarelles, disparu a 40 ans... son magnifique travail dormait...

découvrez-le a la galerie du Vert-Galant du 1er au 16 décembre ; prix très abordables

téléchargez le communiqué


 

hé oh hissez haut !

> cette expression marine vous sort de la bouche en voyant l’exposition virtuelle des Atamanes sur la peinture marine !

 

 ? qui sont Les Atamanes ?

 




 

suivez nous  :  petits écrans :

 

 

Plans et itinéraires du Grand Paris :
Où sont les quartiers d'art ?

 

 

 

Le "Petit Mot" : 10 micro-newsletter/an, gratuites

abonnez-vous, entrez ici votre ad mel :

aucune autre information n'est demandée

 

 

 

 

Mesure d'audience par :

 

 

 

 

 

Le "Petit Mot"
Abonnez-vous, ici
entrez votre mail :

10 newsletter/an, gratuit

 

 

 

 

 

 

nos partenaires :

 

 

 

nos amis en art et design :