autour de la féminité

 

la feminité contemporaine

la femme et la parité sont au centre des débats, qu’en est-il dans l’art plastique actuel ?

> l’accrochage de Elles@centrepompidou en 2012 nous avait choqué par sa ségrégation militante, donc nous en n’avions pas parlé

> puis est venue en 2014 l’excellente exposition La Femme d’à Côté à la Galerie Les Filles-du-Calvaire (qui ne pouvait pas faire moins !) ; ce thème primordial en art y était traité avec tact et intelligence... par des artistes et commissaires femmes ; un événement entre filles, certes, mais pour tous !

> depuis cette page thématique s’enrichit en fil de l’eau (en évitant tout militantisme radical)

 


 

 

 

 

 

Lilly Steiner, Composition baroque, 1938
(courtoisie Österreichische
Galerie Belvedere)
 

la féminité illustrée par une histoire :

> une historienne de l’art découvre un tableau de Lily Steiner de 1955 et, en janvier 2017 vous raconte l’histoire de cette femme artiste qui lutta contre les préjugés viennois
> à voir ici en ligne
> contemporaine appréciée des artistes Sécessionnistes, sans cette mention elle ne figurerait même pas sur internet ! (heureusement elle est tout de même cotée sur Artprice)

Lilly Steiner, artiste peintre cecession

 

> accueil d’Almanart

> sommaire thèmes

focus : la féminité dans l’art contemporain, féminisme, érotisme, femmes artistes, l’art par les femmes
images "Femme d’à Côté" Courtoisie Gal. Les Filles du Calvaire Paris ... clic=zoom

 

la féminité existe encore !

à force d’ériger l’égalité en dogme, on se demande si la féminité est un gros mot et peut encore exister ; heureusement des femmes nous rassurent : elles sont galeristes, commissaires et artistes ; que disent-elles sur elles-mêmes et sur leurs soeurs ?
Lors de l’exposition La Femme d’à Côté à la Galerie Les Filles-du-Calvaire : "de la mise en scène aux personnages, tous les rôles sont tenus par des femmes ... ici, les héroïnes ne succombent pas à la passion qui dévore Mathilde, la femme du film de Truffaut ; le souffle qui les anime est celui des artistes ... chaque oeuvre ou ensemble propose le portrait d’une femme particulière" :

> comme celui d’Ophélie, le personnage de la tragédie Hamlet de Shakespeare qui survit par une illusion : si seule la chevelure de la noyée restera, dans le mythe Ophélie semble paisiblement endormie au clair de Lune, chevelure et robe étalées sur l’onde fleurie ; belle et éternelle comme en témoigne cette grande photo d’Ellen Kooi

les photographies d’Ellen Kooi évoquent la symbiose possible
du paysage et de ceux qui le traversent [Emiel van der Pol, 2012]
Ellen Kooi, Almere-Ophelia, 2006, photo
  Ellen Kooi

 

La féminité est l’ensemble des caractères anatomiques et physiologiques propres à la femme, précise froidement le Larousse ; comment la représenter ?

Anni Leppälä

 

> par exemple par cette main d’Anni Leppälä, douce, frêle, abandonnée délicatement sur le sable, dans une position permettant d’imaginer une scène : "difficile de tracer la ligne qui sépare le réel du fictionnel" remarque l’artiste [DP]

 

 

Anni Leppälä, Hand, 2013, photographie

 

 

 

femme et société

dans le thème de la féminité, la critique sociétale est au centre ; ainsi par exemple Karen Knorr en a fait une série entre 1979 et 1980, qui était précisément l’époque de la 2è vague féministe allemande :

> un alignement de photos tourne en une dérision sophistiquée les fameux "3 K" : Kinder, Küche, Kirche -enfants, cuisine, église- où la femme était (était ?) censée être confinée à cette époque en Allemagne :
cette femme senior est apparemment très satisfaite de sa vie consacrée à sa famille (maintenant sans doute dispersée), comme en témoigne le texte sous l’image : "une bonne mère place sa famille devant sa carrière"

 

 

Karen Knorr, Good Mother,
série Belgravia, 1979-1980, photo
  Karen Knorr

Llach-Elisabeth

 

 

Le féminisme n’est pas toujours dépourvu de dureté, soit envers la société, soit envers lui-même :

> comme l’agressivité sourd de la série de tableaux Ne t’inquiète pas d’Elisabeth Llach, qui dégrade son modèle, "un véritable travail de dégradation, de corruption pour mettre en évidence un monde emprunt d’une forte charge psychologique" [DP] ; une perception assez sordide de la société qui entoure l’artiste, pourtant suisse...

 

Llach-Elisabeth,
Ne t’inquiète pas #216, 2009

 

et l’érotisme ?

il est heureusement présent, mais souvent discret ; érotisme et féminité sont associés dans les mentalités, particulièrement dans les arts plastiques, mais l’on apprécie qu’il soit interprété d’une manière moins sexuelle que sensuelle :

> Claudia Huidobro était autrefois icône de la mode (notamment chez Jean Paul Gaultier), puis elle est devenue plasticienne ; elle décrypte les corps dans des vidéos ou des collages de style surréaliste : décomposés, griffés d’épingles, ils émanent un érotisme fantasmé

 

 

 

Claudia Huidobro, série Quoi de plus douce ?
Technique .mixte, 2008
  Claudia Huidobro

avec humour ?

le militantisme aveugle pousse aux excès, comme l’a montré l’accrochage des collections permanentes Elles@centrepompidou en 2012 ; il réussit à provoquer l’effet inverse qu’escompté et essuye les sourires par son ridicule.

Mais des artistes femmes ont eu une bien meilleurs influence en usant de l’humour, ce langage universel

> ainsi Meret Oppenheim : si peu de femmes ont adhéré au mouvement surréaliste des années 30, cette artiste germano-suisse domiciliée à Paris, en faisait partie
> cette oeuvre critique et humoristique, Ma gouvernante, figure parmi les Objets Trouvés de l’exposition surréaliste au Centre Pompidou en fin 2013

Meret Oppenheim, Ma gouvernante, 1936
(courtoisie Moderna Museer Stockholm)
  Meret Oppenheim, Ma gouvernante

 

 



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