la collection Pinault s’enferme à la Conciergerie

 

Ceci est une archive d’une exposition exceptionnelle

 
Note sur les visuels : si les droits liés à l’expo sont échus, ne restent que des imagettes de faible définition à titre de mémoire, sans agrandissement possible ; celles agrandissables ont obtenu un accord ou sont libres ; en cas d’erreur svp nous en faire part et, suite vérification, le visuel sera retiré ou mis en imagette-mémoire ; merci !

 

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A triple tour, la collection Pinault s’enferme...
> à la Conciergerie, jusqu’au 6 janvier 2014

quel meilleur lieu que la Conciergerie, surréaliste prison sous la Terreur, pour discourir de l’enfermement ?
Avec un parcours artistique impressionnant :

à retenir :

> l’enfermement physique, politique, mental, manipulé
> un sujet qui stimule l’imagination des artistes
> la collection Pinault capable de traiter seule un tel sujet

 

> dès l’entrée vous voilà enfermés A Triple Tour, contraint par une grille et un jeu de miroirs de Pistoletto issus de la collection de François Pinault
> une fois la grille franchie, une sorte de couloir de la mort vous oblige à longer des cellules où les visages baillonnés projetés par Bill Viola murmurent des borborygmes :

 

Bill Viola, Hall of Whispers

 
Bill Viola, Hall of Whispers, 1995, vidéo 10 chaïnes, son, 30min, 430x460x760 (courtoisie Artium ofAlava)

> enfin, vous entrez dans les majestueuses (sans ironie*) et gothiques salles des Gardes et des Gens d’Armes, bénéficiant d’une scénographie qui sublime les pièces : sculptures, tableaux, photos, vidéos scrutent en cohérence toutes les facettes de la privation de liberté, qu’elle vienne de facteurs exogènes (crises politiques, économiques, violences religieuses ou judiciaires...) ou conséquence d’enfermements par l’homme lui-même (destin, atavisme, ou psychologique).

* : les rois y demeuraient au Moyen-Age et le femme du dernier y fut enfermée (Marie Antoinette)

 

Le sujet est large : parler d’enfermement c’est naturellement parler de liberté, mais aussi de protection ; question de contexte : ainsi Tetsumi Kudo pose la question de savoir si c’est vous le monstre enfermeur, ou bien l’enfermé par votre cerveau ainsi emprisonné ; il montre aussi que l’enfermement peut conserver la vie.

 

Tetsumi Kudo, Votre portrait, 1975, 21x42x30
  Tetsumi Kudo

 

L’ensemble n’est ni triste ni étouffant, il est impressionnant de justesse, d’acuité et de beauté : l’art actuel sait traiter de cette mort sans tomber forcément dans les ténèbres : "chez l’artiste cela permet la création d’une oeuvre" note la commissaire Caroline Bourgeois ; en effet certains artistes opèrent avec distance, avec humour, d’autres montrent le tragique avec poésie.

  Sung Yen et Peng Yu  

Une partie de l’exposition se concentre sur l’individu et ses angoisses, la première étant la vieillesse ; fascination du spectacle de ces fauteuils roulants qui se baladent, ultime habitation de dictateurs grabataires ; Sung Yen et Peng Yu ont créé ces mannequins hyperréalistes qui tournent inlassablement dans vos pieds, garnis des attributs et richesses (médailles, montres de luxe...), témoins risibles de leurs gloires passées.

 

Sung Yen & Peng Yu, Old persons home, 2007, 13 sculptures sur fauteuils roulants
(courtoisie Galleria Continua)

 

  Raphaelle Ricol  

L’exposition est d’une grande cohérence malgré des pièces très hétérogènes par leur genre, technique, dimensions... Avec des surprises, telle cette peinture de Raphaelle Ricol qui semble quelconque (couleurs ordinaires, façon à la limite bâclée) mais transmet de manière très simple ce message fort : capuches islamique ou du ku-klux-klan ne sont pas si éloignées : génial

 

Raphaelle Ricol, Malgré la difference, 2009, arcylique, 97x130

 

La puissance et la qualité de la collection Pinault sont ici démontrées : alors que les musées font, pour une telle exposition, appel aux prêts d’institutions et collections privées internationales, ici il a suffi d’un choix bien ciblé de 50 oeuvres, dont certaines jamais vues sur les 2500 que compterait la collection.

Autres raisons d’y aller : c’est la première fois que François Pinault montre sa collection à Paris et, si vous n’êtes jamais allés à la Conciergerie, vous réparerez cette bien regrettable omission !

 

 

 



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