Zoom sur la tempera :

le liant utilisé était une émulsion aqueuse et huileuse à base d’œuf (jusqu’au XVIe siècle) ou de lait de figue ; au XIXe siècle, on s’est servi d’émulsions artificielles : huile de gomme ou de colle ; avantage : son pouvoir couvrant permet de pratiquer des glacis, mais si elle se conserve parfaitement dans une atmosphère sèche, elle est très fragile à l’humidité.

D’une pratique peu commode elle sera peu à peu abandonnée à partir du XVe siècle sauf par les peintres qui l’utilisèrent conjointement à l’huile pour les sous-couches.
Actuellement certains peintres la préfère à l’huile ou l’acrylique car seule la tempera permet ces tons sobres, assez mystérieux, mats, un peu sombres : contrairement à l’acrylique qui permet une peinture rayonnante, la tempera donne une peinture absorbante ; elle inverse le flux, elle apaise, reste discrète.

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