Zoom sur la laque :

La terme "la laque" désigne la matière, que le langage courant a étendu aux objets ; née en Chine il y plusieurs millénaires, cette technique s’est développée dans tout le continent asiatique, notamment au Japon vers le VIIe siècle avec une apogée à l’époque Edo du XVIII siècle ;
ses variantes modernes s’utilisent de la même manière : sur un enduit, plusieurs couches de laques poncées sont appliquées (plusieurs dizaines de fois pour les objets les plus fins), suivi d’un polissage délicat ; avant finition on peut incruster des matières (or, nacres, métaux, pierres...), dessiner, graver, ce qui laisse à l’artiste une grande liberté sous condition de maîtrise de ces techniques complexes et laborieuses.

> La laque de sumac, d’origine, est végétale ; elle est collectée comme le caoutchouc, raffinée par filtrage, séchée par évaporation ou chauffage avec malaxage ; sa couleur est d’ambre, mais on peut y adjoindre des pigments

> Le vernis gras a été inventé en occident, après que les échanges avec l’orient au XVIIIe siècle aient découvert la laque ; cette variante est plus facile à obtenir et à travailler ; elle a des propriétés voisines de la laque végétale, elle perdure encore

> Les laques de synthèse viennent de l’industrie, notamment les cellulosiques, puis glycérophtaliques et polyuréthanes, dont l’avantage est d’être livrées prêtes à l’emploi avec un choix de couleurs.

L’artiste ou l’amateur pourra aussi consulter l’Association LAC.

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