Zoom sur l’estampe :

Il faut distinguer deux utilisations de l’estampe :
> un moyen de diffusion meilleur marché d’oeuvres uniques déjà existantes (tableaux, dessins...)
> un genre spécifique qui nécessite de l’artiste une démarche et une création originale ; c’est cette nécessité de distinction qui pousse le syndicat de l’estampe a dénommer "estampe originale" des oeuvres qui, sur le plan juridique, ne sont pas forcément originales ; le grand public doit savoir distinguer ces deux usages qui sont fondamentalement différents et devraient se situer à des niveaux de prix différents.

Le succès auprès des artistes comme auprès des amateurs ne s’est jamais tari ; des premiers bois gravés du XIVe siècle aux estampes modernes, les moyens de reproduction et la maîtrise des couleurs n’ont cessé de se perfectionner, notamment grâce aux procédés informatiques.

L‘art d’imprimer des estampes existait en Extrème-Orient dès le Xe siècle. E ; en Europe, la gravure liée à l’histoire du livre est apparue vers 1350, où la gravure dite de reproduction ou d’interprétation a servi la diffusion internationale de l’art ; à la fin du XIXe siècle, face à la déferlante de la photographie, les artistes ont réagi en produisant des estampes dites originales à tirage limité, considérées comme œuvres d’art à part entière.

On peut classer les estampes en trois catégories principales :

- la gravure en relief ou taille d’épargne

- la gravure en creux ou taille douce

- les procédés à plat (voir sous "impression à plat") comme la lithographie.

> accueil d'Almanart