Victor Hugo : Eros, entre Pudeur et Excès

 

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Victor Hugo : Eros, entre Pudeur et Excès
> à la Maison de Victor Hugo, jusqu’au 21 février 2016

 

Victor Hugo est un Janus de l’amour ; "la femme occupe une place centrale dans la vie et l’oeuvre de Victor Hugo (1802-1885), à la fois Eve et bacchante, pudique et tentatrice, l’esprit et la chair" [DP]. L’exposition à la Maison de Victor Hugo montre bien cette double face dans sa vie et dans son œuvre, et reflète bien l’ambiguïté d’un Second Empire à la fois corseté et débridé

 

 

Elles viennent, vous embrassent,
Vous éblouissent et passent,
Souriant, pleurant, rêvant,
Vous consolent, vous désolent,
Et que de choses s’envolent
Dans ces visites du vent !

 
Océans, vers posthumes

Victor Hugo fut un fin dessinateur
Silhouette de femme, encre
(courtoisie BnF)
 

 

une exposition érotique

les dessins de Victor Hugo sont célèbres et sont visibles en permanence dans sa merveilleuse Maison ; mais ce focus sur Eros est un révélateur de sa vie et de son oeuvre. Victor Hugo fut "une nature" comme l’on disait autrefois, un boulimique de femmes sous tous les aspects : spirituel, amoureux, sexuel ; cela se traduit par une vie concrète tumultueuse, parfois scandaleuse, et une vie littéraire au contraire sage, sensuelle certes, mais dépourvue d’érotisme. Ce contraste est bien mis en évidence dans l’exposition par l’opposition de ses propres dessins et récits aux oeuvres témoins des moeurs de l’époque.

 

 

 

La sexualité frénétique de Hugo "touche à l’une des principales qualités de son œuvre littéraire : la puissance, la générosité, le lyrisme..." mais "tous ses récits s’arrêtent à la porte de la chambre" [Vincent Gille, commissaire ] ; ils sont plutôt pudiques : la plupart des héros de ses romans sont vierges ou chastes

> son admirateur contemporain le sculpteur Auguste Rodin suivit une "carrière" semblable, tant sur ce plan que celui de la notoriété ; seuls ses dessins non publiés de son vivant se révèlent explicitement érotiques, pas ses scultptures

Auguste Rodin, Femme nue sur le dos les jambes levées
crayon (courtoisie Musée Rodin)

 

démon-stration

pour expliquer le contexte de l’époque, l’exposition cite des extraits de poèmes et récits de Victor Hugo en regard d’oeuvres signées de grands noms : Corot, Rops, Chasseriau, Courbet, Ingres, Rodin et appuie son propos par des "ensembles miroirs" : le roman noir, l’orientalisme, les courtisanes, la prostitution, les bacchantes et satyres, et risque même des oeuvres anonymes à la limite du porno (le marketing n’est pas loin)

 

"Toi, tu la contemplais n’osant approcher d’elle,
car le baril de poudre a peur de l’étincelle"

signé à OL, mai 1837, Les Voix Intérieures, XII

> cette interprétation de l’inévitable Satyre et Bacchante a la particularité de bien montrer "l’enthousiasme débridé" du satyre, une protubérance toujours dissimulée dans l’oeuvre originale de Pradier !

 

 

anonyme, d’après Pradier, Satyre et Bacchante, terre cuite
Collection Mony Vibescu (courtoisie)
 

 

L’érotisme au 19è siècle était exacerbé, officialisé (par les maisons closes), régulé (par le biais de thèmes artistiques historiques ou mythologiques) ; dans l’exposition les dessins et sculptures qu’on qualifierait aujourd’hui de pornographiques sont tous anonymes (sauf ceux de Rodin). Simultanément, l’ambiance de prostitution au Second Empire est parfaitement illustrée par l’exposition Splendeurs et misères au Musée d’Orsay.

La démonstration d’Entre Pudeur et Excès (titre de l’événement) est remarquablement illustrée par ce rapprochement du texte des Travailleurs de la Mer et de cette gravure érotique japonaise ("must" de l’époque) :

> "le combat de Gilliatt et de la pieuvre dans Les Travailleurs de la mer, tout en baisers, en enlacements, en succions, peut aussi se lire comme une étreinte amoureuse" [DP]

 

Katsushika Hokusai, Rêve de la femme du pêcheur, 1814, estampe
(Les Erotiques Japonais, François Poncetton, Ed. du Siècle, 1925)
Collection Mony Vibescu (courtoisie)
 

 

 

 

 

plus d’infos :

> l’exposition à la Maison de Victor Hugo
> Rodin et Victor Hugo
> le Second Empire
> l’art plastique au Second Empire
> l’exposition Splendeurs et misères au Musée d’Orsay

 



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