salon de Montrouge : l’art futur

 

l’avenir au Salon de Montrouge

 

"ce Salon permet aux amateurs de découvrir des talents peu connus et de tisser des liens avec eux ; les professionnels y trouvent un vivier d’artistes qu’ils peuvent intégrer dans leurs programmes"
[Stéphane Corréard, commissaire artistique jusqu’en 2015]
"la Ville de Montrouge (ndlr : Grand Paris sud) a su se forger par ce salon une place de choix dans la cartographie de l’émergence, avec une notoriété certaine" [Ami Barak et Marie Gautier, directeurs artistiques en 2016]

 
  > accueil d’Almanart à 92- Montrouge > autres lieux inattendus

focus : salon d’art contemporain de Montrouge, salon de Montrouge, jeune création artistes émergents à Montrouge
toutes images courtoisie Salon de Montrouge, clic=zoom

 

Le salon se tient dans le Beffroi, majestueux témoin de l’architecture des années 30 construit par Henri Decaux ; en sortie directe du métro Montrouge et d’un parking :

> admirez au 3ème étage (lorsque l’administration a l’idée de laisser les portes ouvertes...), cette splendide fresque du Montrougien Moebius (alias Jean Giraud), douce et animée, panorama des héros de sa série Arzach Rhapsodie

 

 

vers le crépuscule du Salon de Montrouge ?

Almanart suit le Salon de Montrouge presque depuis son début ; le salon s’est affirmé par sa qualité et sa faculté à répondre à un besoin : montrer des artistes encore inconnus (ou peu) et leur proposer un tremplin.

Déclin de 2016 à 2014 : sa version 2014 aura été parmi les meilleures ; puis un léger doute nous est apparu en 2015 sur les choix et l’exiguïté des lieux face à l’ambition de l’événement. "60 ans, la retraite ?" ce titre était-il prémonitoire ? car 2016 accentue cette impression de baisse ; fausse impression ? espérons-le pour les jeunes artistes car aucun évènement de cette nature ne remplace le Salon de Montrouge

 

bonne cuvée en 2015 : François Malingrëy, Les Veilleurs
au Salon de 2015 François Malingrëy a eu
le Prix du Conseil des Hauts-de-Seine, pour
son oeuvre inspirée de Lucian Freud
 

nos interrogations :

> cette commémoration devrait être au top de la qualité : avec 60 artistes choisis sur près de 3000 candidats (2%), vous ne devriez y voir que des choses passionnantes... las, seules 15% des oeuvres nous paraissent ou véritablement intéressantes ou novatrices, pas mieux qu’une exposition ordinaire d’avant-garde
> encore trop d’installations invendables à l’heure où nombre de galeries ferment faute de vente
> la grande dimension du lieu est mal exploitée, les oeuvres sont compressées les unes sur les autres
> 2016 réduit à presque rien les explications sur les oeuvres et les artistes, tant sur le site web devenu creux que sur place où ne subsistent que des micro-cartels ridicules, minuscules et lisibles qu’assis par terre
> cette édition abandonne l’idée d’aide et de suivi des artistes, la grande idée des précédentes sessions ; même la partie "après-salon" du site est vide...
> on se demande pourquoi figure parmi les émergents supposés peu connus, Mathieu Dufois (par exemple), un excellent artiste déja en galerie avec un bon palmares, notamment à la grande Galerie Particulière à Paris : lobby ?

Voici nos reportages sur les Salon de Montrouge 2016 (ci-dessous), 2015 à son 60è anniversaire, et 2014, histoire de comparer

 

 

2016 : un Salon de Montrouge nouvelle version

une Direction renouvelée (avec en arrière scène des querelles violentes), une forme orientée vers une présentation thématique et, semble-t-il, un budget plus restreint ; au-dela des reproches nous y avons trouvé évidemment quelques artistes très intéressants, c’est le plus important : voici quatre oeuvres particulièrement significatives d’un futur positif
 

nos coups de coeur :

> parmi les artistes qui nous ont séduit, l’extraordinaire démarche de Guillaume Barth ;
il a, pendant une semaine dans le désert de sel de Bolivie, construit cette demi-sphère en sel, devenue par reflet dans l’eau une planète ; puis il a filmé sa décomposition sous la pluie ; il en fait des photos et une splendide vidéo montrant la dérive imaginaire de cette "planète" sur un fond situé entre rêve et réalité (plus d’explications sur son site)

Guillaume Barth, Elina 1, 2015, vidéo
(courtoisie Salon de Montrouge)

 

 

   

> Lise Stoufflet (1989, travaille à Clichy)

cet instantanné de la gestuelle de natation synchronisée fascine par son style "années 30", par cette communion trop parfaite entre nageuses, qui vont même à se ressembler ; en fait il s’agit d’un rituel révélé mystique par le masque d’une des nageuses et par les débris d’autres masques qui jonchent le sol sous le tableau, supposés abandonnés par les autres ;
cette peinture dépasse manifestement le sujet de la simple natation

Lise Stoufflet, Syncronisation, 2015
130x162, acrylique huile masques terre résine

 

> Raphaël Tiberghien (1988, travaille à Paris)

comme des acteurs, ces sculptures récitent (par la bouche de leurs têtes manquantes) une pièce de théâtre, dont le texte écrit est disponible ; par cette mise en scène curieuse et un peu dérangeante, l’artiste parle de la fragilité du discours et de la relation entre langage et plastique.

A noter : Raphaël Tiberghien et Lise Stoufflet ont réalisé ensemble un livre d’artiste : Danoisie

 

Raphaël Tiberghien, Velat, 2016, tissu,
carton, plâtre, installation sonore ; 5 pièces
 

 

   

> Charlie Boisson (1980, travaille à Paris)

ses oeuvres simples mais sophistiquées s’inscrivent dans un certain retour à l’art contruit, auquel l’artiste ajoute un regard et une manière contemporains
il aboutit à une confrontation esthétique très réussie de matériaux nobles patinés par l’âge et d’éléments hight-tech ;
ces assemblages néo-Stijl se placent à la frontière de l’art et du design artistique, une tendance tout aussi actuelle

 

Charlie Boisson, Tourette, 2015.
bois, résine synthétique, écran lcd

 

 

 

2015 : les 60 ans du Salon de Montrouge

pour ses 60 ans l’on s’attendait à un sommet ! mais... trop d’oeuvres peu imaginatives ou prétentieuses, dessins infantiles, photos banales...

Heureusement pas mal de belles surprises rayon peinture (comme celle-ci >> de Filip Mirazovic) et quelques dessins qui rehaussent l’ensemble.

Cinq prix attribués sur six confirment nos doutes : le jury a t-il été noyé sous la masse ou influencé par des parrains trop influents ? une sorte de dérive vers le conceptuel et l’exagération réthorique ; on souhaite un peu de simplicité

Filip Mirazovic, Persistant dream, 2015, huile
 

 

nos coups de coeur :

quelques oeuvres passionnantes dans ces nouvelles tendances révélées par le caractère prospectif du Salon :

   

> Nayel Zeaiter et les Editions Comprendre :

ce dessin vectoriel collé sur panneau métallique vous semble-t-il peut-être familier ? il ressemble aux annonces patrimoniales le long de nos autoroutes, celle d’Alesia en l’occurence : mêmes couleurs, apparence, graphisme... sauf que, bizarre, une retoucheuse s’y est immiscée...

L’art de Nayel Zeaiter oscille entre documentaire et fiction, par petites touches ; "j’ai beaucoup fréquenté dans mon enfance les encyclopédies en images, les manuels d’histoire pieusement illustrés..." explique l’artiste.

Intéressant, car l’art "documentaire" semble être une tendance nouvelle, encore timide

 

Nayel Zeaiter aux Editions Comprendre,
Lambert interprète Vercingétorix, 2015,
dessin vectoriel sur plaque métallique

 

> Benjamin Renoux :

des vidéos miniatures (un écran de smartphone dissimulé) encadrées comme des photos anciennes au mur : la forme comme le contenu des oeuvres récentes de Benjamin Renoux forment des allers-retours entre souvenirs et réalité, entre présent et mémoire ; il faut patienter un peu (pas trop) pour voir ces changements subtils qui révèlent la vidéo derrière la photo, un procédé simple pourtant très sophistiqué

Un témoin d’une tendance mature du média vidéo

Benjamin Renoux, Us, 2014, vidéo encadrée
  22:02 30/09/2011

 

  22:02 30/09/2011
comment électrocuter des souris :
Nieto, Piano Muridae, installation interactive, 2015
 

> Nieto :

dérangeant, limite glauque... bienvenue dans le mouvement avant-gardiste artistique latino-américain : le Perfectionnisme ; à base de pratiques barbares influencées par les théories sphinctériennes (merci bien...) du philosophe (!) uruguayen Francisco Flores ; il parait que Nieto en serait un membre modéré...
Ici il s’inspire d’expériences animalières de laboratoire pour les dénoncer ; son traitement est intéressant, atténuant le propos sordide sous une forme burlesque, faisant intervenir le spectateur qui devient lui-même tortionnaire virtuel... efficace !

Grâce au numérique et à l’informatique, l’interactivité est une des promesses de l’art

 

le processus de sélection et d’appui

Stéphane Corréard, commissaire artistique depuis 2009, a mis au point une remarquable méthode de soutien des artistes : un Collège critique de professionnels de tous bords effectue la sélection puis chacun d’entr’eux est choisit 2 ou 3 artistes pour les accompagner dans leur démarche pratique et scénographique (choix des oeuvres, préparation, accrochage, textes de commentaires...)
Puis, quelques semaines après l’exposition, les oeuvres présentées sont mises aux enchères, pour aider les artistes et, peut-être, vous permettre de faire "un bon coup" de collectionneur !

 

 

 

 

pour mémoire, le Salon de Montrouge 2014 :

 
l’année passée voici 3 coups de coeur d’Almanart, parmi d’autres ; que sont-ils devenus ? clic = leurs "news" :
 

   

> Dominique Cozette :

en plus de la pub, elle crée de tout : sketches, chant, théâtre, sculpture, peinture (assez naïve, avec des textes) ; car le texte pour elle est important, porteur d’un humour caustique ajusté.
Cette installation de 80 petites pièces juxtaposant une photo d’une oeuvre connue avec un texte à contre-pied, comme une interprétation de la propre vie de l’artiste ; dans cet extrait : cette mère de Ron Mueck semble décontenancée par son nouveau-né... l’inverse de ce que ressent l’artiste pour sa propre fille, selon son langage parlé (clic=zoom). La forme est un peu brute mais l’essentiel est son regard goguenard, percutant comme au théâtre

 

> Inès Kubler :

l’idée et la réalisation de livres figés par la cire n’est pas nouvelle, mais celle de leur donner de la vie l’est : une très belle réalisation qui montre ce volume abandonné, froissé, sali qui reprend une autre vie par des pousses imaginaires issues de ce mini-magma ; sont-elles en relation avec le contenu du livre ? à vous d’imaginer !

 

 

 

 

> Clémentine Despocq :

la bijouterie rejoint l’art plastique, c’est rare et la présence de cet artiste délicate est une conséquence de l’esprit d’ouverture du Salon.
Pour le (son) bon usage, on ne montre son sein qu’en privé ; voici la possibilité de le faire joliment en public, avec humour et une préciosité qui convient à cette délicate partie féminine, dans "une complicité entre le corps et ses désirs", avec une parure, mot que préfère cette artiste "bijoutière-plasticienne" imaginative et un brin surréaliste

 

 

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