ré-ouverture du Palais de Tokyo et la Triennale

 

Ceci est une archive d’une exposition exceptionnelle

Note sur les visuels : si les droits liés à l’expo sont échus, ne restent que des imagettes de faible définition à titre de mémoire, sans agrandissement possible ; celles agrandissables ont obtenu un accord ou sont libres ; en cas d’erreur, les vues générales sont libres ; svp nous en faire part et, suite vérification, le visuel sera retiré ou mis en imagette-mémoire ; merci !
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Toutes images : courtoisie PdT sauf mention spécifique ; clic=zoom

 

méga ouverture et Triennale
> au Palais de Tokyo, 20 avril au 25 août 2012

la fusée grand-porteuse Palais de Tokyo a décollé dans les trépidations d’une inauguration improvisée dans les travaux, donnant le ton : ce nouveau Palais de Tokyo est une plateforme d’art dynamique et en mouvement perpétuel ! C’est le premier outil de cette envergure depuis le Centre Pompidou : "que les étrangers qui vont à Kassel viennent d’abord à Paris" lance (Jean de Loisy, son Président.

 

  Ulla Von Brandenburg  

La fête du Palais de Tokyo a attiré 35’000 personnes pendant ses 30 heures non-stop d’événements.

L’ouverture du 20 avril découvre les oeuvres déjà en place pour 18 mois de jeunes plasticiens, ainsi et la Triennale (la Force de l’Art ainsi rebaptisée...)

> voir en bas la Triennale

 

Ulla Von Brandenburg a installé dans l’Agora une double piste de skate (curieusement nommée Death-of-a-King), qui sera parait-il opérationnelle !

 

une vocation, deux missions :

> l’avant-garde : le Palais de Tokyo est "un laboratoire où l’on travaille non sur l’art mais avec l’art" (Jean de Loisy)

> défendre des artistes vivant en France ! "le passeur de nos artistes sur la scène internationale" [édito de Frédéric Mitterrand] ; c’était l’idée forte dès le départ ; Jean de Loisy précise à Almanart : "qu’il y aura 50% d’artistes français"

> soutenir les audaces du réseau des Fracs et Ecoles d’art, aider les nouveaux professionnels : "l’art a aujourd’ui une nouvelle responsabilité civique" (Jean de Loisy)

 

visitez le Palais de Tokyo

faites le tour en profondeur et en arrière-plan du Palais de Tokyo, dans l’ambiance de son rebnouveau (clic=zoom) :

  palais de tokyo  Julien Salaud Cécile Beau palais de tokyo Mr Smith Studio
  palais de tokyo palais de tokyo  Franck Scurti Reflets palais de tokyo artistes en résidence palais de tokyo
  toît du Palais de tokyo  Benoît Pype restaurant palais de tokyo  Jean-Michel Alberola

dans l’ordre de lecture :

 
> la buvette mobile (ici en montage) qui fera appel à un cultivateur local bio, décorée par les étudiants d’Arts Déco (merci Geoffroy Pithon, Carmen Bouyer et Olivier Guigne)
> l’extraordinaire plafond de Julien Salaud, Grotte Stellaire (courtoisie l’artiste), dans la petite salle de projection Alice Guy ; une installation faite de fils tendus et éclairés en ultraviolet, selon des photos de la grotte de Lascaut, où les animaux se perdent dans les étoiles, dans un ciel tissé par une araignée.. une évocation de la transformation
> les véritables stalagmites et stalactites de Cécile Beau, Subfaciem
> un couloir extérieur du Palais
> à titre de mécène, l’Italien Calligaris (designers "Mr Smith Studio") équipe tout le Palais de mobiliers solides, simples et beaux ; à voir aussi dans sa galerie au 45 r du Bac
> un sous-sol brut et vertigineux
> la salle de projection et de scène 37 a été découverte par hasard lors des travaux, elle avait été murée ...en 1937 !
> la librairie encagée s’étend, sous l’enseigne Enseigne Presse floutée de Franck Scurti (série des Reflets), 2004
> la mezzanine du dernier étage reste identique
> les locaux internes qui accueillent les artistes en résidence
> Jean-Michel Alberola a créé ces splendides murs-affiches dans la Chambre des Instructions, salles de réunion et d’événements
> sur le toît du Palais, la verdure
> la Fabrique du résiduel de Benoît Pype, la miniature est rare, en art contemporain !
> bien sûr, le restaurant est bourré : tous des amateurs d’art, vraiment ?
> mais où est donc cette salle ? vous voici piégé, elle est en face, au Mamvp, où Jean-Michel Alberola a peint les escaliers en miroir avec le Palais de Tokyo

 

jouez au labyrinthe !

 

le Palais de Tokyo est un incroyable et génial labyrinthe sur 4 niveaux, avec des escaliers, des rampes, des passages dans tous les recoins, des dégagements immenses... le tout visuellement ouvert, vous donnant l’envie d’explorer comme un gamin courant dans tous les sens... un sentiment rare de liberté et de découverte, à l’opposé des musées traditionnels dont les parcours sont fléchés.

 

le nouvelle et immense étage inférieur sera ouvert le 20 avril
  Palais de Tokyo

 

 

  Palais de Tokyo  

La structure brute "en travaux" le restera, contrairement à la précédente version du Palais devenue proprette ; ceci pour respecter un budget serré mais aussi par souhait de conserver cet esprit "work in progress" (monde en marche). 

les étages inférieurs du Palais de Tokyo, lors de la pré-ouverture
  Palais de Tokyo

 

 

des plasticiens audacieux et alarmistes

les artistes se sont visiblement inspirés du thème de la renaissance, de la reconstruction. Mais la plupart de leurs oeuvres traduisent aussi une impression du désarroi propre à notre époque : pessimisme, destructuration, chaos dominent ces productions... Peu de ces artistes expriment de l’espoir ou de la poésie, ainsi cette exposition est-elle spectaculaire, énergique et surtout chaotique... Faisons ensemble un petit tour des événements éphèmères et des oeuvres en place pour 18 mois (indépendamment de la Triennale) :

 

> surprise ! dès l’entrée vous êtes capté par cette extraordinaire, comment dire... sculpture, installation, "désarchitecture" de Peter Buggenhout : l’Aveugle conduisant l’aveugle (le titre) mène au désastre ; notez la pertinence prémonitoire en cette nullisime campagne présidentielle...

  Peter Buggenhout  

cette oeuvre est en fait un jeu de construction-déconstruction, qui s’immisce à merveille dans ce chantier en cours, semblant même en faire partie

<< Peter Buggenhout, The Blind Leading the Blind (l’Aveugle conduisant l’aveugle) ; cet artiste vit à Gand et est représenté par la Galerie Laurent Godin à Paris

 

 

> les Seven Windows de Christian Marclay ornent toutes les fenêtres côté avenue Wilson ; belles mais fortement guerrières ou catastrophiques ; aucun son n’est semble-t-il harmonieux à ses oreilles...

Christian Marclay vit à Londres ; il s’intéresse aux liens entre sons et images, d’où ces onomatopées issues de bandes dessinées d’origines diverses >>
 

 

 

  Jacques Lizène  

> Jacques Lizène (pas de site, mais cette analyse) joue aussi par cette installation au jeu de la destruction et la construction : un tas de déchets devant un écran déglingué montrant des tableaux en train de tomber... devant un autre écran -droit celui-là- montrant l’artiste en action créatrice

 

<< les déchets sont ceux justement du chantier du Palais de Tokyo, décrétés "oeuvre d’art" par Jacques Lizène, à la mode de Duchamp ; pour éviter toute erreur, un écriteau préserve l’intégrité de l’oeuvre ! >>
  Jacques Lizène,

 

 

> voici un travail sur la fragilité du construit qui trouve bien sa place ici, aujourd’hui ; au nouvel étage en rez de chaussée, Claude Cattelain installait pour l’inauguration du Palais une de ses Armatures Variables, subtil échaffaudage de planches ne tenant que par l’extrême adresse de leur composition ; l’installation est par nature éphèmère car un souffle la ferait s’écrouler bruyamment... ce qui n’a pas manqué, avant même que l’artiste ait terminé (dur métier !) ; "reconstruire quoi qu’il arrive" dit l’artiste. Cinématique :

  Claude Cattelain   Claude Cattelain   Claude Cattelain

 

Claude Cattelain est un artiste performeur qui travaille à Valenciennes

 

  Maxime Rossi  

> enfin, saluons cette création de Maxime Rossi, qui se détache de l’ambiance violente : aérée, spirituelle, mélancolique mais mélodieuse car elle vient de la tombe de Frédéric Chopin au Père Lachaise ; des crayons-feutres fixés sur les branches d’arbres la surplombant ont maculé ces partitions au gré des vents...
Ici, le tissu qui la protège crée une relation avec une oeuvre voisine, aussi de Rossi, où un mainate émet des sons ; et l’on sait qu’il suffit d’un voile sur la cage pour qu’il reste silencieux comme... une tombe (aïe, voici qu’on y revient !).

 

<< Maxime Rossi devant un des panneaux de Père Lachaise, 2010,
vue partielle de l’installation (courtoisie l’artiste) ; Maxime Rossi vit à Paris

 

Mais nous nous inquiétons de l’installation d’un grand jeu (opérationnel) d’autos télécommandées ; très bien fait mais rappelant le souvenir mitigé de l’inauguration de l’ère Wahler avec ses motos pétaradantes : va-t-on encore sortir de l’art pour glisser vers le cirque ?

 

la Triennale

outre les artistes déjà en place pour son ouverture, le Palais de Tokyo héberge la Triennale, une méga-exposition à caractère international qui succède à la Force de l’art qui était mal placée sur le calendrier et trop franco-française

Frédéric Mitterrand l’a réorientée de "la scène française au monde multipolaire et diversifié" et le commissaire Okwui Enwezor (Haus der Kunst, Munich) l’a titré Intense Proximité, ...

 

...car si la mondialisation révèle de nouveaux artistes, elle est "à la fois génératrice d’espoirs et de craintes, avec le spectre du repli identitaire". Ainsi la Triennale s’inspire de l’ethnographie du XXè siècle : elle est une "exploration des espaces où l’art et l’ethnographie convergent vers une fascination pour le lointain".

 

 

Nicholas Hlobo, Imnkile, 2012, Collection Zeitz ;
une oeuvre non pas peinte mais faite de matériaux cousus,
rappelant la tradition de son pays, l’Afrique du Sud
  Nicholas Hlobo

 

> effectivement les oeuvres que vous découvrez correspondent bien au thème. En entrant imaginez une sorte de Fiac où le choix des artistes est mondial mais, ici, libéré du marché de l’art et des influences de ses 3 grands, USA, Chine et UK : il résulte un nouveau et passionnant panorama de l’état de l’art !
Avec quelques petits bémols : alors que jamais les artistes n’ont été si nombreux, certains artistes sont trop présents ; et l’on tombe parfois dans l’ethnologie... Mais c’est une manifestation indispensable à voir

 

 

> ce film de Peter Friedl revisite magistralement des oeuvres célèbres ; cette scène provient du tableau "Henry IV recevant l’ambassadeur d’Espagne" (1817) de Ingres ; vous êtes immergé dans le tableau et ses acteurs parfaitement figés : Henry magnanime, l’ambassadeur suppliant à ses pieds... mais les enfants, incapables de se tenir en place, troublent la sérénité de l’instant et vous rappellent que vous êtes dans le théâtre, pas dans l’oeuvre d’Ingres !

> c’est précisément ce qu’il veut montrer : le risque de confondre la production d’images et la réalité

  22:02 30/09/2011
Peter Friedl, Bilbao Song, 2010, pièce vidéo et interprétation musicale live

 

 

 

> le titre de cette belle installation de Camille Henrot : Est-il possible d’être révolutionnaire et d’aimer les fleurs ?

> chaque composition se réfère à un ouvrage célèbre et traite de cette manière du renouvellement

> elle apparaît comme un vrai jardin du bonheur... quoique... regardez bien : chaque composition florale voit une jeune plante succéder à une autre, fanée ; comme celle-ci (clic sur l’image = zoom) nommée Histoire le la Révolution, d’après Michelet : le rouge éclate au firmament, dominant des oeillets bleus à terre

Camille Henrot

 
Camille Henrot, 2012 (courtoisie l’artiste et Galerie Kamel Mennour)
clic= zoom sur l’ Histoire de la Révolution, d’après Michelet

 

 

 

 

plus d’infos :

> les artistes exposants sont décrits ici et la programmation là

> adresse et horaires

 



à vos petits écrans !

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annonces d'événements :

 

Foto Doc’ Collection c’est à Arles

 
voici la première exposition fotofever à Arles, autour de la photographie documentaire, en collaboration avec 10 galeries partenaires

> du 03 juillet au 24 septembre 2017
entrée libre à la Fondation Manuel Rivera-Ortiz

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ne partez pas sans eux !

pas sans vos mots-croisés !

surtout pas sans les 80 grilles du journal Le Monde, par le célèbre Philippe Dupuis

avec les solutions en fin d’ouvrage

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en week-end près de Rouen ?

 

 au château de Saint-Crespin (ancien atelier de Bernard Buffet) : exposition des belles oeuvres lyriques de Brigitte Camus

vernissage le 14 juillet - entrée libre

 



 

les Mouvements dans la peinture

de la Renaissance à nos jours : analyse, illustration, histoire...
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a un petit prix
 

les Mouvements dans la peinture

 

(les mouvements sur Almanart)


 

un artiste crée la tombe de Gauguin !
 

quelle histoire !

un peintre, Pierre Bompard (1890-1962), a créé la tombe de Paul Gauguin aux Marquises...
racontée par Les Atamanes


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