le street art aujourd’hui

 

que devient l’art des rues ?

il y a un double mouvement :

> les "anciens" venus des rues n’y sont plus forcément : leur street art est devenu un style parmi d’autres dans les galeries
> les rues voient des jeunes qui renouvellent le genre tous azimuts, avec de nouveaux outils
et procédés

Le point sur l’évolution du street art ces années 2012-2017 :

 
 

le néo-street art illustré :

> Fyrzé a réalisé puis photographié ce graff réalisé sur la neige l’hiver 2016-17 : une oeuvre éphémère donc, et une splendeur d’opposition des couleurs
> autrefois connu sous Zéphyr, ce précurseur du lettrisme de Corbeil (sud du Grand Paris) est revenu en 2000 sous son pseudo inversé Fyrzé (pas de site)

Fyrzé artiste graffeur street art

> accueil d’Almanart

> menu du street art 
(histoire, styles, comprendre, actus...)

focus : nouveautés du street art actualité, art de la rue ou art des rues actualités / toutes images : clic=zoom

 

 

le digital street art, l’art des rues participatif :

le partage n’est pas l’apanage du tout virtuel, des formes mixtes virtuelles/concrètes se développent :

> le Selfie assisté débarque ! un miroir est collé sur un mur, reprenant la forme de photos postées sur Instagram (avec une petite pub pour Obama en passant...) ;
à vous de vous photographier devant et de poster ! mode d’emploi sur fastncurious

rue de Ponthieu, été 2014
l’oeuvre et une interprétation
amusante du Selfie
Selfie   fastncurious

> depuis 2012 Elyx (Yacine Ait Kaci) dissémine ses petits bonhommes dans les rues ; depuis il en a fait le jeu de partage Realytix : vous prenez un de ses petits dessins sur carton (gratuits) et les photographiez sur vos lieux de passage, comme un petit compagnon, puis placez le tout sur internet

> le graffitiste Jean-Marie Georgelin (alias JMG) a déjà créé Everywhere en 2011 : vous prenez un petit bandeau annonce, le photographiez en situation où vous voulez et placez le tout sur internet ; cette démarche a été saluée par le prestigieux Salon de Montrouge 2014 où des photos polaroïdes par des tiers ont été exposées en une installation :

jeu d'Elyx
le jeu d’Elyx en
avril 2014
dans le Marais
Jean-Marie Georgelin
alias JMG, Everywhere
2014 Salon Montrouge
Jean-Marie Georgelin JMG

 

 

 

 

tout pour se faire remarquer :

le succès du street art provoque une massification des interventions dans les rues, une sorte de résurgence des tags qui eux, se font plus rares :

> les collages de sérigraphies se généralisent, parfois de très grande taille pour se faire voir, sans forcément qu’elles soient intéressantes ou novatrices
> certains actes sont moins artistiques qu’humoristiques ou de communication : à vous de faire la différence...

  Ride in Peace   new street art   new street art
si vous ne retrouvez plus
votre vélo massacré,
adressez-vous à Ride in Peace
 
> une nouvelle technique
olympique : le lancer
de sacs de peinture !
 
le lancé de godasse n’est pas
nouveau, mais maintenant
il s’annonce par affichettes

 

 

> Liu Bolin, lui, fait exactement l’inverse : tout pour se rendre invisible ; le voyez-vous, non ? cliquez dessus !
il s’est fait photographié dans la rue, mais cette image est un print pour galerie ; il est déja célèbre ; on peut considérer qu’il est une sorte d’artiste urbain, car ses camoufflages suivent toujours le même protocole : il s’insère dans n’importe quel milieu qu’il trouve dehors en se peignant comme un caméléon

 

Liu Bolin, série Hidingin Paris, n°7, 2011
(courtoisie gal. Paris-Beijing)
Liu Bolin

 

 

l’irrésistible expansion du street art

l’art des rues est entré dans une démultiplicité et donc de normalité.
Devenu mature entre 2008 et 2011, ses artistes historiques sont dans de grandes galeries, foires et musées, ventes d’art contemporain (et non plus ventes spécifiques de street) : autant d’indices de banalisation ; mais ce genre a donné aussi une cohorte de suiveurs et, désormais, tout le monde s’y met avec le risque que dans les rues, "trop de street art tue le street art" : le grand public n’y porte plus d’attention particulière...

> pourquoi ? le choc de l’inédit est digéré, les interdits sont tombés (les mairies proposent même des espaces à graffiter), le collectionneur désormais choisit une oeuvre non pas parce qu’elle vient de la rue, mais par sa qualité, son originalité et... son prix puisque l’art venant "des rues" est devenu aussi cher que les autres ; ce qui à terme pose la question de la pérennité des galeries spécialisées.

de qui est cette charmante scène,
vue au 96 r de Belleville, 2012 ?
new street art

Pourtant cette intégration du genre dans l’art s’accompagne d’une logorrhée d’interventions dans les rues, pour plusieurs raisons :
 - les générations le font évoluer car dans notre société le désir de s’exprimer est fort chez les jeunes
 - le partage avec le plus grand nombre nécessite un territoire vaste qui s’oppose à l’acquisition privée
 - c’est devenu une façon de se faire connaître, comme les réseaux sociaux cest l’inverse de la clandestinité

  gregos

> connu pour ses masques (lui-même) qu’il déploie dans Paris (entre autres), Gregos a aussi fait cette superbe fresque qui honore les femmes

> interview de Gregos

 

masque de son propre visage et
fresque composées de ses petits multiples, en 2014
 

gregos

> belle installation du TSF Crew, en fait Papy et Milouz, qui utilise l’anamorphose comme le fait Bernard Pras ou Felice Varini, avec des éléments dessinés.
Bien que venant d’artistes opérant aussi dans les rues, cette installation ne peut vivre qu’en expositions ou festivals

 

TSF Crew, installation,
Salon Artaq Paris 2012
TSF Crew Papy et Milouz TSF Crew Papy et Milouz

> tous les moyens semblent avoir été utilisés,
pourtant certains innovent encore par l’originalité de leur support :

  Francisco de Pajaro Art is tra$h  
Francisco de Pajaro
(Art is tra$h)
à Londres en 2013
 
un gros travail d’origami
pour beaucoup de risques
bravo Mademoiselle Maurice
 

Mademoiselle Maurice

> d’autres se distinguent par la qualité artistique du geste sur un support plus banal :

  Levalet  
Levalet rue de Thorigny à Paris
en 2013 : le chiffon de la dispute
est un vrai tissu
 
de qui est cet Overdose
de code-barre, posé
à Lyon en fin 2013 ?
 

 

 

les petites organisations relayent

la relative banalisation du street art s’est traduite 2 ans durant (2011-12) par un relatif silence, après que le Grand Palais et Cartier l’aient institutionnalisé ; puis dès 2013 le relais vient de différentes institutions moins prestigieuses mais mieux réparties sur le territoire :

les stars sont à bonne Adresse

> une adresse bien branché : l’Adresse (ex Musée de la Poste à Montparnasse), a déjà présenté les pionniers du street et donné à décorer ses boîtes aux lettres ; en 2012-13, elle a choisi une dizaines d’artistes reconnus, un choix un peu restreint mais, tour de force, elle a fait venir Banksy :

  Caledonia Curry Swoon  
Caledonia Curry, alias Swoon, grave des portraits issus de photos sur linoléum et les imprime sur Mylar qu’elle colle en grandeur nature ;
elle est représentée par la Galerie LJ à Paris qui détaille ici son travail
 
on ne présente plus Banksy dont l’humour est typically british (il l’est) ; humour ici traduit par cette injonction (c’est lui, le patron ?) et peut-être involontairement par ce cadre sophistiqué d’un mauvais goût à faire grincer des dents les puristes : ah, vous n’êtes plus du tout dans la rue !
DJ Dangermouse-laugh-now, sérig-sur-pochette, 2011

Banksy DJ Dangermouse-laugh-now

 

Artaq à l’attaque !

> l’association ARTAQ veut promouvoir l’art des rues en France et a l’étranger ; à l’Espace Pierre Cardin à Paris en 2012 elle a présenté la nouvelle vague du street art, dont environ la moitié créent des oeuvres directement accrochables, signe des temps... ; puis en2013 à Angers...
> elle a crée un des premiers Prix pour le street art : l’Artaq Awards 

YZ (prononcez Eyes) et ses femmes fatales, 2012 (courtoisie Arttaq)

YZ  Eyes

 

Nicolas Laugero Lasserre diffuse sa collection

> l’habitude est prise désormais de voir des collections dans divers lieux publics et privés un peu partout ; citons notamment la grande collection de street art de Nicolas Laugero Lasserre qui évolue régulièrement en intégrant de jeunes artistes de style street, présentée souvent (notamment ci-dessus à ARTAQ et l’Espace Pierre Cardin) mais aussi à Lille, Angers, Bordeaux, etc

 

 

 

 

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(histoire, styles, comprendre, actus...)

 

 

 



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> cette expression marine vous sort de la bouche en voyant l’exposition virtuelle des Atamanes sur la peinture marine !

 

 ? qui sont Les Atamanes ?

 




 

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entrée gratuite à télécharger ici !
au Bastille Design Center, 74 bd Richard-Lenoir, 75011

 


 

les formes et les couleurs novatrices

de Paul Gauguin sont expliquées avec un oeil nouveau dans un livre très illustré mais abordable :
 

le Paul Gauguin de Laure-Caroline Semmer

 

(les couleurs sur Almanart)


 

Barnebys estime vos oeuvres !

nouveau  : Barnebys.fr vous offre une estimation facile d’utilisation pour 15€, certificat sous 48h

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Barnebys découvre un dessin de Donald Trump
 


 

fotofever au Carrousel du Louvre

 
"la" foire de la photo contemporaine
sera au Carrousel du Louvre
du 10 au 12 novembre

un succès annoncé : déjà 70 % de galeries fidèles, 30% de nouvelles et 60 % de galeries étrangères

 ? qui est fotofever  ?


 

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