les masques de Marie Hudelot

 

 

D’abord des études de cinéma puis de photographie et multimédia ; depuis une dizaine d’années Marie Hudelot se met volontiers en scène dans des performances et des photographies portant sur des notions d’identité culturelle et de la féminité

 

> plus d’info 

 

Marie Hudelot
images : courtoisie l’artiste
  Marie Hudelot  

 

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haut les masques !

en art il y a plusieurs façons d’interpréter les personnages qui cachent leur visage (donc leur identité) derrière un objet : l’assimilation à cet objet, le camouflage pour tromper ou dissimuler (mascarade...), le désir d’anonymat, la possession de l’objet ou la possession par l’objet et ce qu’il représente (rituels mortuaires, etc), la dérision...

Une telle utilisation d’un objet a commencé avec les masques (référence : l’exposition "de Carpeaux à Picasso" à Orsay en 2009) ; les artistes symboliques l’ont utilisé pour leur évocation énigmatique ou onirique ; chez les modernes on pense d’abord aux Demoiselles d’Avignon, chez les contemporains à Basquiat, etc ; les artistes actuels évidemment utilisent aussi cette métamorphose, par exemple Chen Ydan ou Gregos (clic=zoom) :

  chen yidan   gregos
  la chinoise Chen Yidan entame avec ces photos une réflexion sur la solitude et le confus, la disparition et la transformation, en posant elle-même avec des masques banalisés qui expriment "l’unicité du visage de chacun" (courtoisie Galerie Double S)   comment se douer d’ubiquité ? le street artiste Gregos a la solution : il duplique son masque à tous les coins de rues en tirant une langue moqueuse

 

 

la série Héritage, de Marie Hudelot

est-ce pour ne pas se faire voler son visage, qu’elle se cache ainsi dans ses foulards multiples ?
> camouflée ou emprisonnée ? qui est-ce, quelle est l’identité de la porteuse de ces symboles de la féminité, qu’elle vêt d’une manière inhabituelle, voire symbolique ?
> c’est son héritage familial fait d’une double culture, occidentale et orientale, qui pousse l’auteure (une femme bien sûr) à se représenter elle-même ainsi, dans une série nommée Héritage ; Marie Hudelot précise dans sa Note d’intention : "chaque accessoire : bijou, plume, ... devient un objet de mémoire, symbole de combat, de séduction, de féminité, ... en jouant sur l’accumulation des objets jusqu’à l’exagération, mes sujets se transforment en natures mortes" ; et constituent aussi des tableaux superbes !

Camouflage aux foulards, 2013, photo 8ex, 74x90
(courtoisie Galerie Riviere-Faiveley) .... clic = zoom
  Marie Hudelot

 

Marie Hudelot a présenté cette série de photographies en mai 2014 à la Galerie Rivière / Faiveley, Paris, traitant non seulement de son héritage culturel mais aussi de sa transmission ; en dissimulant son visage derrière des objets-masques, elle se place dans la tradition du camouflage identitaire, mettant en regard ou en opposition dans une même oeuvre des éléments représentatifs de ses deux cultures.
Elle cerne ce thème sous trois angles complémentaires : la trace, les combats et la féminité, certains travaux mélangeant ces thèmes en une même image :

  Marie Hudelot Heritage   Hudelot-Marie_serie-heritage
  > dans ce Camouflage aux Plumes, Marie Hudelot est recouverte complètement comme par une burka mais ces plumes sont peu discrètes, plutôt sensuelles, très mode occidentale pour jouer la séduction ; s’y recouvrir de manière exagérée tourne au grotesque : deux cultures peuvent parfois mal cohabiter  

> dans cette oeuvre elle se drape dans les couleurs françaises, celle d’une partie de sa famille, mais porte aussi un voile et sur la tête comme un totem, un crâne sans doute de chèvre, traduisant l’appartenance algérienne de son autre famille.

 

 

  > plus d’infos  :

- sur Héritage de Marie Hudelot
- sur son exposition à la Galerie Rivière / Faiveley (expositions / passées)
- les masques à l’exposition "de Carpeaux à Picasso" au Musée d’Orsay

 

 



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