investir en art : les risques de base

 

 

En période normale, investir dans l’art contemporain : est-ce risqué, y a-t-il des pièges ? Comment interprêter les informations ? Quels sont les réflexes à avoir ?

 

 

 

les risques de base :

 

 

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où voir ce tableau presqu’abstrait, d’une scène urbaine nocturne, de Sophie Sigorel ?
(courtoisie gal. Mondapart)
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la cote est-elle une bonne référence ?

 

Oui, la cote vous permet d’évaluer le prix approximatif d’une oeuvre, mais dans certaines conditions seulement :

 

 

> contrairement à ce que l’on dit en langage courant, il s’agit de la cote d’une oeuvre et non pas celle d’un artiste ; car les oeuvres d’un même artiste peuvent varier (à critères techniques égaux) de +/- 30% !

> pour un même artiste les critères techniques interviennent de manière prépondérante, avec des différences de 1 à 1000 : voir notre échelle

Les conseils de Martin Guesnet,
Directeur de l’art contemporain chez Artcurial :


"collectionner l’art est un investissement total :
intellectuel, en temps, en argent !
"

voir son interview passionnant

 

Il existe des bases de données spécialisées en art moderne et contemporain, qui vous informent de la cote d’un artiste sur le marché à un moment donné ainsi que son évolution. La n°1 mondiale est ArtPice (société française s’il vous plait) qui est accessible à tout le monde en proposant des formules complètes pour les investisseurs institutionnels, mais aussi d’autres très accessibles au collectionneur particulier.

 

Si vous envisagez un achat, prenez un peu de temps de réflexion (c’est toujours possible avant une vente, en la préparant à partir du catalogue) vous pourriez mieux négocier une oeuvre en sachant sa cote et son évolution pour quelques dizaines d’Euros.

 

Rappel : la cote est un indicateur ne concernant que le second marché ! (explications)

 

Aucune base n’est gratuite, vu l’énorme recueil des données des ventes mondiales ; la n°1 mondiale est la française ArtPrice, la plus sûre et la plus complète. Elle comprend pour l’amateur occasionnel une formule à court terme bon marché.

 

la cote de l’art fait le yoyo

 

Le plus grand risque est lié à la nature du marché de l’art car les cotes des artistes se comportent comme les valeurs boursières : extrême sensibilité à la psychologie, à la mode, aux médias, au réseau du monde de l’art, au buzz et autres conseils plus ou moins avisés voire intéressés... avec aussi, évidemment, une forte liaison à l’économie en général (voir investir en crise économique). Illustrons par quelques exemples :

 

  > Banksy alias Robin Gunningham, le célèbre graffitiste anglais "découvert" par le marché en 2006 : cet aérosol sur toile (signé et de 2m sur 3, tout de même) s’est vendu plus de 1 M€ à New-York en 2008 (époque de crise de délire), le même qui était dupliqué sur les murs de Londres (il aurait mieux vallu acheter un mur) ; en 2010 (donc après la crise de délire puis la crise économique) le voici redescendu sur terre : l’aérosol de dimension normale (50x50cm) vaut autour de 30’000 € ; c’est quand même dix fois plus que ses copains qui, à la même époque, faisaient la même chose (à vrai dire avec bien moins de talent). Ils doivent se frotter les mains les petits malins qui se sont imprudemment engouffrés en position de suiveur, espérant profiter de l’aubaine...
Moralité : se méfier des modes et des découvertes artificielles, surtout celles lancées par les anglo-saxons
 
Bansky, sérigraphie et aérosol, Londres, 2010

 

> Gérard Fromanger est un des fondateurs de la Figuration Narrative, qui est dans les musées et exposistions de France voire d’Europe comme dans ses grandes ventes ; un style toujours renouvellé, une technique parfaite, un propos intellectuel ; il est coté depuis 1986 près de 2’000 € (50x70) et a modérément mais régulièrement monté pendant 25 ans pour s’établir vers 10’000 € ; si l’on exclu le pic de folie de 2008 suivi du creux de 2010 qui se rétablira bien (c’est le moment d’acheter !) , on comprend que l’on a affaire à une valeur sûre et un grand artiste, bien que très franco-français.
Moralité : connaître le travail d’un artiste et sa position dans l’histoire de l’art, suivre sa visibilité et sa progression sur le marché de l’art, savoir patienter avec confiance, est un bon comportement pour se constituer un patrimoine

 

  > Roland Cat (Roland Catineaud) est un merveilleux peintre naturaliste contemporain, très discret, tenant d’une technique exceptionnelle et rare ; soutenu par une seule galerie de la rue Matignon, connu d’un cercle de collectionneurs avisés, salué par quelques prestigieuses expositions : une oeuvre comme celle-ci (70x50cm) valait environ 8’000 € ans les années 80. Puis la galerie a fermé, la crise est venue, l’artiste s’est isolé et les collectionneurs ne revendent que très peu leurs trésors : alors une telle oeuvre n’est cotée actuellement que 1’000 € : le marché peut être aveugle et injuste...
Moralités : se méfier des artistes qui longtemps ne sont soutenus que par une seule galerie, ne pas se fier aux cotations d’oeuvres qui n’apparaissent que rarement sur le second marché (le seul coté) ; en réalité une oeuvre de Cat (un vrai bonheur dans une collection) pourrait se vendre bien plus chère dès lors qu’elle trouve son amoureux moins sensible aux modes qu’aux vraies valeurs.
 
Roland Cat, Bassin, 1994, peinture à la cire

 

le passionnel

 

> dans tout domaine d’investissement un risque élevé se manifeste dès lors que le passionnel prend le pas sur le rationnel ; or collectionner l’art est l’exemple même d’un mixe confus entre passion et raison (cela s’appelle aussi le plaisir, mais c’est un autre débat)

> c’est une des raisons qui fait qu’en salle de vente le prix est parfois plus élevé qu’en galerie.
Peut-être faut-il s’en réjouir !

Le point de vue de Laurent Godin,
galeriste à Paris :


"l’idée d’investissement est toujours omniprésente mais le devient trop, cela mène à des abus ; de toutes façons le retour est long (ce que l’époque n’admet pas bien) ; pour moi l’essentiel est plutôt le regard qu’on porte sur les oeuvres, et que les gens achètent les artistes en lesquels ils croient"

 

 
.

 

 

les frontières baladeuses de l’art

 

L’art moderne et contemporain est encore assez bien identifié aujourd’hui, mais demain et surtout après-demain qu’en sera-t-il, par rapport aux autres domaines de la culture ? Même la définition "art contemporain" devient floue ; est-ce un simple produit de luxe avec les mêmes réactions du marché ?

 

> la tendance artistique est de faire tomber les frontières entre art plastique, design, cinéma, architecture, danse (!) et certains artistes depuis Rauschenberg se font un plaisir de tout mélanger ("tout est art" dit Ben et Koons le maître du kitsch le démontre volontiers) : ne vont-ils pas finir par tuer la poule aux oeufs d’or ? Le collectionneur aime-t-il autant le désordre ?

> la progression de l’intérêt pour l’esthétique en tous domaines (mode, médias, habitat, art…) provoque une inflation d’acteurs intervenant sur le marché ; l’art pourrait y perdre sa particularité et s’y noyer : Yves Michaud parle d’une "dysneyisation de l’art contemporain" [l’Art à l’état gazeux, essai sur le triomphe de l’esthétique, Stock, 2003]

> la concurrence entre domaines d’art ou connexes (tableaux, photos, vidéos et aussi design, montres...) est un risque pour l’investisseur de dispersion, de difficulté de choix par exemple entre l’art et le design, qui lui ferait hésiter entre plusieurs collections ; cela existe aussi bien dans le haut de gamme que le bas avec la généralisation des "collectors" de n’importe quoi

> l’art est devenu un vecteur de l’industrie du tourisme : "les musées s’étendent, que va-t-on y mettre ? qu’importe…" [Alain Bois, historien, JdA 267] ; voyez ce spectaculaire musée d’art Guggenheim de Bilbao, presque vide mais qui attire les foules car il est un but touristique original : où est l’art ? Juste dans l’architecture ? La popularisation n’a jamais été un bon facteur de rareté

> la lente, malheureuse mais sûre perte du caractère unique de l’oeuvre d’art est le risque le plus élevé de nuisance à la rareté : autrefois l’éthique de l’artiste comme les procédés de duplication techniques (impression...) ou artistiques (lithographie...) limitaient naturellement les tirages ; ce n’est plus le cas des fichiers numériques, duplicables à l’infini sans la moindre altération et printables à haute qualité ; d’ailleurs la génération montante semble peu gênée par l’achat d’un exemplaire issu d’un tirage élevé.

 

Démonstration est faite en photo : des collectionneurs prudents s’attachent plus aux vintages qu’aux tirages contemporains, à l’opposé quelques imprudents paient une image dupliquée au prix d’un tableau unique, prenant un risque financier déraisonnable.

 

les bulles de l’art

 

Nous vous renvoyons aux deux types de bulles en art :

> celles extérieures à l’art, liées à l"économie

> celles internes à l’art, liée aux phénomènes de mode

 

 

   voir aussi :
 - les services proposés par Almanart
 - l’optimisation des investissements en art
(informations sous toutes réserves)

 

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Vous êtes amateur, collectionneur ?
Almanart peut vous guider et vous aider :
voyez nos services !
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les animaux d’André Margat

sont chez Les Atamanes

André Margat, artiste animalier reconnu dont le succès a débuté dans les années 30 ; en 1932 il expose avec Pompon chez l’ébéniste Ruhlmann

 ? qui sont les Atamanes ?

 


 

Sensual Paintings :

c’est le titre de la nouvelle exposition de 5 peintres de talent à la

Concorde Art Gallery, la galerie érotique de Paris

du 4 juin au 31 juillet

de 11 à 20 heures

   
 

 

l’Homme d’Ombre et de Lumière

 
 ? qui est
Double S ?

titre des dessins originaux et curieux au fusain du chinois Wu Xiaohai, avec parfois des saynètes sur des rouleaux de plusieurs mètres

vernissage public le 13 juillet

à la Galerie Double S, ouverte tout l’été
 


 

 

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le Graffiti Art est à Bordeaux

les tableaux de légende 1970-1990 de la fameuse collection Gallizia sont à
l’Institut Culturel Bernard Magrez

 

la collection Gallizia, qu’est-ce ?

 


 

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