Italia Nova le Futurisme

 

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Italia Nova, l’aventure redécouverte du Futurisme :
> Grand Palais, avril-juin 2006

toutes images : clic=zoom

 

Nous connaissons de Chirico : saurions citer ses compagnons ? Le Futurisme, se souvient-on qu’il est né en Italie ? Lui et le néo-classisisme, occultés par leur récupération fasciste, méritaient d’être mieux connus : ce que nous offre cette belle exposition didactique.

 

Voici réunie au Grand Palais toute une génération de peintres Italiens fondateurs ; car en Italie le passage du classicisme au modernisme s’opéra en un demi-siècle sur deux voies parallèles :
 - un art dynamique qui donna le Futurisme, influencé à l’origine par l’Impressionnisme et le Cubisme, et rayonna dans le monde occidental
 - un renouveau classique qui, s’appuyant sur l’apport du Primitivisme, passa par la Métaphysique pour déboucher vers le Novecento, et par le Réalisme Magique, mouvements limités à l’Italie.

 

> posant un repère, cette Elisa à la Porte (1904) ouvre l’exposition : moderne composition qui ressemble à une photo, cette peinture de Giacomo Balla reste impressionniste ; c’est à Paris en découvrant la chronophotographie qu’il fera ses expériences sur la décomposition d’une image obtenant des formes et des couleurs dont il s’inspirera pour ses oeuvres futures.

 

 

 

Elisa Sulla Porta, pastel & fusain, 1904
clic=zoom
  Elisa Sulla Porta

> le 11 avril 1910 le poète Marinetti entraîne les jeunes artistes Balla, Severini, Boccioni, Carrà et Russolo dans son projet de renouvellement culturel : ils signent ainsi le Manifeste qui définit le Futurisme (extrait ci-dessous), mouvement qui se développera jusqu’en 1940 en Europe.

Leurs oeuvres traduisent le monde moderne et ses nouveaux attributs : l’automobile, la vitesse, les usines et le monde du travail, la ville et ses désordres, le sport, la musique... ; il touche tous les arts : peinture, sculpture, architecture, graphisme, décoration.

 

 

Umberto Boccioni, Cheval, huile, 1909
... clic=zoom
 

Umberto Boccioni

 

  Giacomo  
Giacomo, la Mano del Violonista,
huile,1912 ... clic=zoom
 

 

Enrico Prampolini,
Forme-Forze nello pazio,
huile,1932
  Enrico Prampolini

 

 

"Nous voulons réaliser cette fusion totale afin de reconstruire l’univers en lui infusant de la joie (...) nous donnerons corps à l’invisible, à l’impalpable, à l’impondérable, à l’impercetible ; nous trouverons des équivalents abstraits pour toutes les formes et pour tous les éléments de l’univers, puis nous les combinerons entre eux selon les caprices de nos inspirations, pour former des complexes plastiques auxquels nous communiquerons le mouvement."

 

et Francis Combes note dans Aujourd’hui Poème, ce passage du Manifeste sur la beauté de la vitesse : "...une automobile rugissante qui a l’air de courir sur de la mitraille, est plus belle que la Victoire de Samothrace" ; il en conclut qu’on peut y "discerner les ambiguïtés qui mèneront (le futurisme) à sa perte : ...le culte du nouveau, de la vitesse, de la force et de la violence... pouvaient conduire ces acteurs à se lancer dans des aventures tout à fait opposées à l’art"...

 

Parallèlement, en 1915, des tendances de renouveau classique naissent :

> certains artistes retrouvent leurs maîtres et s’en inspirent, comme Gino Severini et sa Maternité : "notre contemplation s’abandonne au silence magique des formes de Giotto ; notre extase s’épanouit et gagne peu à peu"

> le Réalisme Magique né de l’art et du réalisme prend forme : "la vie quotidienne et ordinaire, nous voulons la voir comme un miracle, un danger constant et un effort continu pour y échapper (...) c’est ainsi que nous avons parlé de magie" (Bontempelli)

 

> en 1922, six artistes (Sironi, Funi, Guidi, Campigli, de Pisis, Marini) se regroupent pour former à Milano le "Novecento", mouvement inspiré des grands classiques et jouant sur les clairs-obscurs et des décors dépouillés, des sujets parfois empreints de nostalgie, de beauté froide et énigmatique.

 

 

 

Mario Sironi, il Ciclista,
1919
  Mario Sironi

 

 

de Chirico

de Chirico, partie de la Matinée Angoissante
(affiche de l’expo)
 

> mais alors, où se situe Giorgio de Chirico, qui fait l’affiche de l’exposition  ?

Dans la mouvance Metafisica qui est une des variantes du renouveau classique ; mais son influence personnelle est bien plus forte puisqu’il sera reconnu par Breton comme un surréaliste ; ayant plongé dans l’atmosphère incandescente de Paris dès 1911, il participe activement à de l’Ecole de Paris et son succès s’étend à tout l’occident, USA inclus.

Comment définir cette peinture métaphysique ?
"Par elle, la relation entre l’espace et les objets devient le lieu de la révélation de la vie cachée des choses" explique Gabriella Belli (commissaire de l’exposition) ; quant à de Chirico,"sa peinture est une transcription des rêves qui exprime la mélancolie pathétique de la fin d’une belle journée dans une ancienne ville italienne" (écrit joliment Ardengo Soffici en 1914) ; Jean Clair lui, salue "l’inquiétante étrangeté" de cette peinture.

 

Et quelques autres :

> Giorgio Morandi faisait partie des métaphysiciens, dans un style très personnel : toute sa vie il aura composé (au sens littéral) les mêmes natures mortes faites de pots  : c’est sa démarche qui est métaphysique ; l’exposition lui rend un hommage par une dizaines de toiles dans une salle isolée ; la dernière, peinte en 1960, d’une incroyable pureté esthétique, démontre la réussite de ce sacerdoce

> comme prolongement de ces mouvements novateurs italiens, sont présentés aussi les passionnants travaux de Lucio Fontana, Alberto Buri et Piero Manzoni dans les années 50, comme annonce des temps contemporains.

 
Avec l’aimable collaboration de Corinne Wichard :
  journaliste et documentaliste, spécialiste d’événements exceptionnels, elle est productrice de nombreux films documentaires ou historiques, notamment pour la TV.

 



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