Emil Nolde, expressionniste allemand

 

Ceci est une archive d’une exposition exceptionnelle

Note sur les visuels : si les droits liés à l’expo sont échus, ne restent que des imagettes de faible définition à titre de mémoire, sans agrandissement possible ; celles agrandissables ont obtenu un accord ou sont libres ; en cas d’erreur, les vues générales sont libres ; svp nous en faire part et, suite vérification, le visuel sera retiré ou mis en imagette-mémoire ; merci !
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Emil Hansen alias Nolde, un grand peintre expressionniste
> au Grand Palais, octobre à janvier 2009
> au musée Fabre de Montpellier, février à mai 2009

 

Occulté par les artistes vivant en France, Fauves etc, les expressionnistes allemands y furent tardivement reconnus alors qu’ils ont été tout aussi révolutionnaires ; après Beekman et Die Brücke, voici la 1ère rétrospective en France de l’un des plus grands artistes du début du XXè.

 

Né en 1867, Emil Hansen prit en 1902 le nom de son village natal Nolde.Très attaché à sa terre natale nord-allemande à la frontière danoise, il y achète en 1913 au sommet de son art, une ferme-atelier près de Seebüll. Il y reviendra toute sa vie. Elle abrite la fondation Ada et Emil Nolde Stiftung-Seebüll, qui a prêté la plus grande partie des oeuvres de l’exposition et sa dernière compagne y réside depuis sa mort en 1956.

 

une longue recherche

En 1884 il fréquente une école d’arts appliqués, apprenti dans cette voie puis enseignant dans différents pays d’Europe du nord-est, c’est un Nolde très démuni qui peint des grotesques puis des paysages jusqu’à la fin du siècle. Il cherche sa voie de liberté en France où il admire les impressionnistes, est très influencé par Van Gogh, étudie au Louvre puis part en Italie. De retour au Danemark, il doute.

 

Emil Hansen ou Nolde

Printemps dans la Pièce, huile, 1904
clic=zoom ... (court. Nolde Stiftung-Seebüll)
 

Emil Hansen ou Nolde

les Deux Diables, gravure, 1906
clic=zoom ... (court. Nolde Stiftung-Seebüll)

Pendant presque 10 ans c’est un style fort, peu stable, d’où sourdent les caractéristiques constantes de son oeuvre : libre désir de recherche, usage de couleurs fortes et " une acuité visuelle maximale" [ Angela Lampe, catalogue de l’expo.].Si les oeuvres ci-dessus ne sont pas encore à maturité, elles sont déjà très belles.

 

heurts avec Die Brücke et la Sécession :

Esprit très indépendant, Nolde a été appelé en 1906 par les relativement jeunes du mouvement " Die Brücke" qui ont reconnu l’un des leurs mais il n’y reste que 18 mois. en 1909 il entre en conflit avec la Sécession berlinoise ; il échoue à créer son propre groupe : c’est décidément un solitaire, comme beaucoup de génies.
Sa présence était naturelle dans ces groupes qui dénonçaient la société bourgeoise convenue et décadente de l’époque, trait caractéristique de l’expressionnisme allemand.

Les tableaux de cette période sont éclatants de lumières mais les visages sont blafards, les femmes rayonnent de couleur comme des cocottes, contrastant avec les tenues sombres des prédateurs de la nuit.

 

Emil Hansen ou Nolde

Spectateurs aux cabarets, huile, 1911
clic=zoom ... (courtoisie Nolde Stiftung-Seebüll)

 

une bombe religieuse

il aura fallu trois ans et quelques oeuvres religieuses pour que vienne ce chef d’oeuvre absolu de son art, début 1912 ; ce tryptique en forme de retable montre une liberté de représentation jamais vue. Inspirées de son appartenance protestante, Nolde peint ces icônes comme des personnages ordinaires (d’une manière presque naïve) et révèle la souffrance du Christ non pas de manière transcendée mais réelle. Ce qu’il obtient techniquement par la structure du tableau en cadrant le Christ en premier plan, sans aucune perspective ni décor, met le spectateur directement au contact de l’horreur.

Ce fut évidemment un scandale et l’oeuvre a été plusieurs fois refusée.

 

 

 

clic = zoom sur le panneau central
La Vie du Christ, huile, 220x580, 1911
prêt exceptionnel de la Nolde Stiftung Seebüll de Neukirchen, Allemagne (courtoisie)
  Emil Hansen ou Nolde


des styles parallèles

Pas facile d’être un expert d’Emil Nolde : il a travaillé des thèmes distincts dans des styles assez différents pendant de mêmes périodes, parfois courtes parfois longues ; par exemple entre 1909 et 1914 :

 

Emil Hansen ou Nolde

 

> la vie dissolue de la ville :
le Berlin trépidant, où il habite tous les hivers pendant presque 40 ans, lui inspire des tableaux proches de la caricature, très contrastés, de couleurs hurlantes

 

 

Jeune Couple, litho, 1913 ....
clic=zoom ... (courtoisie Nolde Stiftung-Seebüll)
 

Emil Hansen ou Nolde

 

> le monde exotique :
avide de curiosité comme le voulait l’époque, il découvre en fait un paradis en voie de perdition par la colonisation, lors d’une longue expédition en 1913 en Nouvelle-Guinée ; il en tire 19 tableaux et nombre d’esquisses, naturels et respectueux

 

 

Jeunes Indigène , aquarelle et encre, 1913
clic=zoom ... (courtoisie Nolde Stiftung-Seebüll)
 

Emil Hansen ou Nolde

 

> la mer :
l’été Nolde habite entouré d’eau, marais et mer ; une expérience de tempête en bateau l’a marqué au point qu’il a produit quelques tableaux d’un réalisme que seuls sont capables de réaliser ceux qui l’on vécue.
75 tableaux et nombre d’aquarelles splendides traduisent ses états d’esprit par l’état rugissant ou apaisant de la mer, ses incandescents couchers de soleil, les courts instants où le ciel plombé rejoint l’horizon sombre

 

la Mer III,huile, 1913
clic=zoom ... (courtoisie Nolde Stiftung-Seebüll)

 

dans la tourmente

Au sommet de son art en 1913, très curieusement, selon l’exposition, Nolde n’aurait plus rien produit pendant la guerre de 14-18 (il aurait même détruit 15 tableaux) alors que les expressionnistes allemands ont énergétiquement dénoncé ce cataclysme et ses effets postérieurs ; c’est un premier mystère occulté par l’exposition.

Ensuite : jusqu’à la guerre de 39-45, ses oeuvres sont essentiellement des paysages, des scènes, des oeuvres religieuses : Nolde était-il un artiste peu engagé ou les oeuvres ont-elles été perdues ? L’exposition n’éclaire en rien cette période.

C’est d’autant plus gênant que l’artiste a joui d’une certaine proximité avec les autorités nazies dans les années 30, mais dont il a peu profité de fait d’un retournement de situation : voici que Nolde figure dans l’exposition propagandiste des "artistes dégénérés" de 1937 !
S’il récupèrera certaines oeuvres, il en perdra des centaines dans l’autodafé. Interdit de peinture, il contourne l’obstacle en produisant 1300 aquarelles jusqu’en 1945.
Alors, quelles ont été les oeuvres des années 20 à 30 ? Aucun commentaire ne le précise

Femmes en Hiver,aquarelle, 1938-45
clic=zoom ... (courtoisie Nolde Stiftung-Seebüll)
Emil Hansen ou Nolde

Nolde est mort en 1956, l’artiste étant resté cloîtré depuis la guerre dans sa ferme de Seebüll.

 

et aussi :

Et aussi :
> catalogue de l’expo. 344 pages
> album, 48 pages
> le Petit Journal, 16 pages à lire AVANT la visite !
> DVD "les Couleurs d’Emmil Nolde ", 22 min
> conférences presque tous les mercredis au Grand Palais
> voir le site de l’exposition.

 

amusant !

Dès l’enfance Nolde est attiré par les monstres genre Halloween ! il a réparti plusieurs gravures dans des livres et divers documents.

Ce qui n’a pas échappé à Sylvain Amic (commissaire, conservateur au Musée Fabre de Montpellier où ira l’expo. après Paris) : l’esprit ludique, il a ponctué le parcours de graffs sur les murs, formant un lien entre la créativité d’avant-garde de Nolde et notre monde de la rue !

 

Sylvain Amic

graffs apposés sur le parcours
(courtoisie Sylvain Amic)

 

 



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